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mardi, 21 juin 2005

Chômage, déficit français : la faute au PS!


►Les dernières prévisions laissent entendre que le déficit du régime général de la Sécurité sociale sera plus important que prévu…
1) Pris dans leur globalité, les comptes du régime général de la sécurité sociale ne sont pas aussi bons que le laissait espérer les premières estimations en septembre 2004 : c’est essentiellement dû au contexte économique peu porteur que nous connaissons actuellement et au taux de chômage élevé, or 70% des recettes du régime général sont assises sur les salaires du secteur privé
2) Pour autant, quand on regarde les prévisions pour 2005 dans le détail, on constate des évolutions qui vont dans le bon sens :
 après 3 années consécutives de dérapages et de hausses, pour la première fois, la courbe s’inverse : le déficit recule en 2005 par rapport à 2004 (-3,5 Mds € en 2002 ; -10,2 Mds € en 2003 ; -11,9 Mds € en 2004 et une prévision de -11,6 Mds € en 2005)
 la branche maladie connaît un premier net recul de ses dépenses : on passerait d’un déficit de -11,6 milliards d’euros en 2004, à -8,3 milliards d’euros en 2005 ! C’est le signe que la réforme faite par le Gouvernement commence à porter ses fruits !
3) Il n’est pas question de lâcher. Il faut rester mobilisé et poursuivre les efforts : le déficit du régime général doit continuer de reculer et l’objectif voté doit être respecté.
4) Si, comme cela se dessine, la conjoncture s’améliore au 2ème semestre, notamment à travers un recul du chômage qui génèrera des recettes supplémentaires pour le régime général, nous devons pouvoir atteindre une baisse plus importante que prévue aujourd’hui.


► Sanctionner les chômeurs ?
1) Il n’y a aucune espèce de culpabilisation, mais tout simplement la recherche d’un juste équilibre entre les droits et les devoirs :
 tout le monde peut comprendre qu’il n’est pas acceptable qu’un chômeur qui bénéficie d’un accompagnement personnalisé, d’aides… refuse indéfiniment des offres d’emploi raisonnables.
 ce contrôle s’inscrit pleinement dans l’accompagnement vers la reprise d’activité.
2) Dans le même temps, il faut voir les choses en face : reprendre un travail, c’est parfois plus dur financièrement que de rester au chômage (perte des aides…).
C’est pour remédier à ce type de situation et pour encourager la reprise d’activité durable que le Gouvernement veut mettre en place une prime de 1000 euros pour toutes les personnes au chômage depuis plus d’un an et bénéficiant de minima sociaux qui reprendront un emploi stable
3) Notre objectif, c’est de renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi de façon à ce que la reprise d’activité soit la plus rapide possible. Cela passe aussi par la modernisation du service public de l’emploi.


► L’Insee a révélé que le pouvoir d’achat du salaire moyen par tête (du privé) n’avait pas augmenté depuis 2002…
-L’Insee a publié le vendredi 10 juin une étude sur « les salaires en France », indiquant que le pouvoir d’achat du salaire moyen par tête (salariés du privé) avait stagné depuis 2002 : +0,2% en 2002, -0,3% en 2003 et +0,4% en 2004.
- Si le pouvoir d’achat des salariés a si peu augmenté ces dernières années, c’est du côté des 35 heures qu’il faut se tourner. Ce sont les salariés qui ont « trinqué » !
- Le pouvoir d’achat global des ménages a quand même progressé plus que chez nos voisins en 2004 (+1,4% en 2004). Et cela va continuer (+2% en 2005).
- Pour accentuer encore la mobilisation du Gouvernement, Dominique de Villepin a pris des engagements forts qui se traduiront par plus de pouvoir d’achat pour tous les Français.

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