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mercredi, 06 juillet 2005
Sarkozy : 92, le bilan un an après
POLITIQUE. Un an après le lancement des états généraux des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy présentera ce matin au conseil général l’état d’avancement de ses engagements vis-à-vis des habitants du département. Tour d’horizon.
Juin 2004 : élu président du conseil général deux mois plus tôt, Nicolas Sarkozy lance, comme il s’y était engagé, une « vaste consultation des habitants, élus et décideurs du département ». « Les états généraux du département sont lancés. Après une série d’échanges et débats avec les élus, les entreprises et le monde associatif, un grand sondage de la population s’est déroulé en octobre 2004. Principal enseignement de cette consultation, selon Nicolas Sarkozy : dans tous les domaines, les Alto-Séquanais réclament plus d’autonomie. Fort de ces réponses des habitants, le président des Hauts-de-Seine formule alors, dès la fin de l’année, un certain nombre d’engagements pour améliorer la vie de ses concitoyens les cinq ans à venir. Le budget voté cette année, le premier de Sarkozy en tant que président, reprend un certain nombre de ces propositions. Propositions dont les premières mesures doivent être mises au vote aujourd’hui devant l’assemblée départementale. « Le Parisien » fait le point aujourd’hui sur quatre dossiers phares de la politique Sarkozy.
Florence Hubin et Marisa Faïon Le Parisien du vendredi 1er juillet 2005
INSERTION DES EREMISTES
■ L’engagement de Nicolas Sarkozy : « Tout allocataire du RMI qui trouvera un emploi ou un stage qualifiant se verra accorder une prime de 1 200 euros. » Et « chaque personne au RMI depuis plus de deux ans aura droit à un entretien particulier avec un bilan complet et une proposition d’activité. »
■ Où en est-on aujourd’hui ? L’autorisation du lancement de l’appel d’offres pour le prestataire de service chargé de la prime de1 200 euros doit être soumise ce matin aux élus.
La délibération concernant l’entretien individualisé est également soumise ce matin aux élus. Pour l’accompagnement individualisé, le prestataire extérieur qui s’en chargera sera choisi en octobre 2005.
COLLEGES : LES « ORPHELINS DE 16 HEURES »
■ L’engagement de Nicolas Sarkozy : « Aux enfants qui sortent du collège et restent sans surveillance jusqu’au retour des parents le soir, les orphelins de 16 heures, nous allons proposer un accueil chaque jour entre 16 heures et 18 heures, autour d’une activité scolaire ou périscolaire. Nous proposerons l’encadrement de ces activités d’abord sur la base du volontariat. »
■ Où en est-on aujourd’hui ? 88 collèges publics (sur 92) et 28 collèges privés (sur 36) ont rendu leurs projets. Les trois quarts de ces établissements ont déposé des demandes concernant les études dirigées. Des projets en cours de dépouillement. Reste à convaincre les enseignants, ce qui ne serait pas gagné selon les syndicats. Un collège aurait pour l’instant réussi à monter un projet en mobilisant essentiellement des enseignants. Parallèlement, le département lance pour la rentrée le Ps92 pour les élèves de 5e : un carnet de trois chèques à déduire des frais d’inscription pour des activités périscolaires auprès d’associations agrées.
PETITE ENFANCE
■ L’engagement de Nicolas Sarkozy : « Nous poursuivrons nos efforts pour équiper le département en crèches publiques et privées. Mais nous voulons faire davantage en proposant la création d’une allocation de 100 euros par mois destinée aux familles qui ont un emploi à domicile. »
■ Où en est-on aujourd’hui ? L’allocation mensuelle de 100 euros pour l’emploi d’une garde à domicile sera opérationnelle à partir du 1er septembre 2005. A la demande du PC, elle a été étendue à l’emploi d’une assistante maternelle agréée. La délibération fixant les critères d’attribution de cette allocation sera soumise aux élus du conseil général ce matin. Depuis 2004, le département finance six crèches privées. Une septième sera ouverte d’ici à la fin de l’année. Parallèlement, le département a participé en 2004 au financement de 18 167 places de crèches publiques.
VENTES DE LOGEMENTS SOCIAUX
■ L’engagement de Nicolas Sarkozy : « Quatre mille logements HLM seront mis en vente auprès de leurs locataires dans les cinq prochaines années. Nous soutiendrons financièrement ceux qui souhaiteront les acquérir. »
■ Où en est-on aujourd’hui ? Cette opération va s’étaler sur cinq années et le processus avance doucement. Les appartements destinés à la vente ont tous été identifiés : il se trouvent dans la Cité-Jardin de Suresnes et près du centre-ville du Plessis-Robinson. Pour l’heure, le conseil général a reçu les premières lettres de locataires intéressés et les services fiscaux doivent procéder à l’estimation des biens. 242 appartements ont déjà été évalués à Suresnes et 45 au Plessis-Robinson. « Les premières propositions seront adressées aux candidats à l’achat de leur logement d’ici à la mi-juillet, assure-t-on au conseil général. Et les premières ventes d’appartements auront lieu d’ici à la fin de l’année 2005. »
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Commentaires
La victoire de Londres n’est pas le fruit du hasard ou de la chance. Même si le dossier français était sans doute aussi bon que celui des Britanniques, le Comité international olympique a préféré confier l’organisation des JO de 2012 au pays qui leur a inspiré le plus confiance. Le dynamisme du Royaume-Uni de BLAIR plutôt que la France de CHIRAC qui doute.
Comment de ne pas voir dans l’attribution des JO de 2012 à Londres une nouvelle victoire personnelle de Tony BLAIR ? Les membres du CIO, qui ont dû trancher entre deux excellents dossiers, ont préféré confier l’organisation des Jeux au pays qui leur a inspiré le plus confiance. Le dynamisme du Royaume-Uni plutôt que la France qui doute... Une France qui doute sur ses positions européennes notamment après le résultat du 29 mai.
L’enthousiasme sincère et le consensus politique - de façade ? - autour de la candidature de Paris ne sont pas parvenus à dissimuler la peur de perdre, et à certains politiques de se mettre constamment en avant. Qui connaît le nom du Maire de Londres? Mais qui n’a pas entendu Delanoë parader depuis plus d’un an, porté par l’espoir d’accueillir les Jeux Olympiques.
Les Français sont allés à Singapour avec le sentiment que l’avenir de la France se jouait sur les JO. Comme si, un nouvel "effet Mondial 98" pouvait redonner l’espoir à un pays qui s’inquiète pour son avenir, tremble face à la mondialisation, se laisse séduire par les refrains nationalistes et cède à la tentation du repli sur soi.
En quittant Singapour, le Premier ministre britannique a peut-être touché le point sensible, non sans arrière-pensées. "Ne te demande pas ce que l’olympisme peut pour toi, demande-toi ce que tu peux apporter à l’olympisme", une manière de dire que la France, vaguement dépressive et en panne de projet, comptait trop sur les JO 2012 pour se relancer.
Sans aller jusqu’à invoquer le vent de l’histoire, les courants favorables soufflent plutôt en direction de Tony BLAIR, triomphant au G8 en Écosse comme il fut pugnace lors du calamiteux sommet européen de Bruxelles en juin. Derrière le discours "fair-play" et "modeste" ostensiblement repris par la délégation française, Jacques CHIRAC n’a pas su éviter l’arrogance, comme en témoignent les vacheries antianglaises distillées ces derniers jours par le Président. Sûr de la victoire - comme pour le référendum du 29 mai - Jacques CHIRAC tombe de haut car il avait misé gros sur les JO. Alors que la ligne d’arrivée pointe à l’horizon, l’hôte de l’Élysée, à bout de souffle, voit le dernier relais lui échapper des mains.
Ecrit par : mikael | mercredi, 06 juillet 2005
merci a ceux qui ont voté non et qui ont plongé les francais dans la sinistrose et nous ont fait perdre les JO. En tout cas delanoe a presente deux dossiers JO en 2001 pour 2008 et en 2005 pour 2012 et les a planté! Merci à la gauche qui plombe la France
Ecrit par : nawel | jeudi, 07 juillet 2005
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