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jeudi, 06 octobre 2005
Service minimum
Voté par Roger KAROUTCHI au dernier CA du STIF, le service Garanti a fait ses preuves. Plus de 75% des Franciliens le réclamaient alors que la gauche conservatrice et idéologique y est toujours hositle
SERVICE GARANTI : UN PREMIER TEST ENCOURAGEANT TRANSPORTS
Cette journée de grève était le premier test pour le service garanti en Ile-de-France, instauré au printemps.
LES TRANSPORTS en commun d’Ile-de-France ont évité leur mardi noir. Environ deux rames sur trois circulaient dans le métro. La SNCF aussi a échappé à l’asphyxie : un tiers du trafic en banlieue parisienne était assuré sur partie du réseau. A première vue, l’engagement pris en Juin semble avoir fonctionné. « Le niveau de service devrait être nettement supérieur à ce qui était prévu », indiquait-on hier en fin d’après-midi au ministère des Transports.
La SNCF et la RATP sont engagées auprès du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), qui supervise trains et métros, à assurer chacune un service garanti : 50 % des rames de métro et 50 % des trains de banlieue en heure de pointe et 33 % dans la journée par sous réseau. Si elles ne s’y tiennent pas, les deux entreprises doivent payer une amende pouvant atteindre 930 000 euros pour la RATP et 291 000 euros pour la SNCF.
Déjà, la polémique commence à monter autour des chiffres. La SNCF a toujours indiqué qu’elle ferait circuler au moins un train sur trois en cas de grève. Or, son contrat avec le STIF stipule bien qu’elle s’engage aussi à assurer un train sur deux en heures de pointe. Des élus se sont postés dans les gares parisiennes. Gare de Lyon et gare Montparnasse, il n’y avait qu’un train sur quatre aux heures de pointes contre plus d’un tiers prévu » a constaté Roger KAROUTCHI, président du Groupe UMP au conseil régional. Juge de paix, le STIF devrait rendre ses comptages d’ici quelques jours. Alors que Nicolas SARKOZY est revenu à la charge en début de semaine sur la nécessité de légiférer sur le service minimum, ce débat devrait s’affiner au vu des chiffres de la journée d’hier.
Pour ce premier test sur le service garanti, la RATP et la SNCF ont eu de la chance. La mobilisation a été modérée : 20 % des grévistes à la RATP et 32,3 % à la SNCF. A la SNCF, la Fédération générale autonome des agents de conduite (FGAAC), très puissante chez les conducteurs de trains, n’avait pas appelé à la grève. Ce qui a facilité le trafic sauf sur les réseaux comme Paris-Nord où la CGT et SUD sont très présents chez les conducteurs. « en réserve » qui interviennent en cas de maladies ou de grève.
Aude SERES (Le Figaro du Mercredi 05 Octobre 2005)
L’UMP a testé le « service garanti »
RATP : satisfaisant. SNCF : doit s’améliorer au prochain trimestre. Hier, des élus UMP d’Ile-de-France sont allés vérifier la mise en place du « service garanti » dans les gares parisiennes, alors que la grève nationale des services publics battait son plein. Le 17 juin dernier, un accord avait en effet été signé entre le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), la RATP et la SNCF, obligeant les transporteurs à s’engager sur un trafic minimum, sous peine de pénalités financières.
Roger Karoutchi, président du groupe UMP à la région, a un « sentiment partagé » sur les résultats. « Les entreprises de transports ont montré qu’elles pouvaient faire beaucoup mieux. La RATP a tenu plus que ses objectifs, qui étaient de 50 % de trafic assuré, mais la SNCF est un peu en dessous. Elle s’était engagée à assurer 50 % du trafic aux heures de pointe. C’était loin d’être le cas, et il y avait de grandes disparités. » Ainsi, il y avait « zéro train entre La Verrière et La Défense et 15 % du trafic sur la ligne de Crépy-en-Valois ». « Nous étions cinq ou six trains en dessous de nos promesses, sur 200 roulants », plaide le transporteur. Le sénateur Philippe Goujon estime que la SNCF devra verser « environ 180 000 e si ces manquements sont avérés par le Stif, car certains réseaux ont été en dessous des objectifs ». Ce qui reste toutefois peu probable, le Stif passant sous le contrôle de la région, dont le président Jean-Paul Huchon (PS) est opposé au principe de service garanti. « Cette mesure a été votée contre notre avis, et juste avant la passation de pouvoir », rappelle son cabinet.
Autre bémol, la Fédération générale autonome des agents de conduite, deuxième syndicat à la RATP et à la SNCF, n’avait pas appelé à la grève. « Ce qui ne permet pas de vérifier les capacités des transporteurs à assurer un service garanti en cas de mouvement réellement important », ajoute Roger Karoutchi.
Mais l’idée de légiférer sur le service minimum reste dans l’air « si les syndicats continuent de dire que le service garanti, ce n’est pas leur problème, précise Roger Karoutchi. Il permet de régler les problèmes dans l’entreprise, mais s’ils s’en désintéressent, nous l’imposerons par la loi. » Un sujet qui énerve les syndicats. « Les pays où il y a le moins de journées de grève sont ceux où il n’y a pas de service minimum, où il y a une culture de la négociation plutôt que du conflit », déclarait hier François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. Magali Gruet (20 minutes - Mercredi 05 octobre 2005)
Contact : David-Xavier WEISS - Permanence UMP Nanterre - 19 ter, Rue Sadi CARNOT - 92000 NANTERRE
Groupe UMP du Conseil Régional d'Ile-de-France Présidé par Roger KAROUTCHI - 01 53 85 68 05
11:20 Publié dans Conseil Régional d'Ile-de-France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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