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jeudi, 20 octobre 2005
HAUTS DE SEINE : 10 000 EMPLOIS A SAISIR !
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Même si le chômage opère une décrue de 3,9 % depuis l’été 2004, le 92 compte encore 39 000 bénéficiaires de minima sociaux –
Frémissement de l’économie ou effet de mesures structurelles ? Le chômage baisse dans les Hauts-de-Seine. Fin Août, le nombre de demandeurs d’emploi a régressé de 3,9 % par rapport à 2004. Une tendance observée mois après mois sur cette période. Les chiffres de septembre ne seront connus que début novembre, mais la confiance des services de l’Etat dans le département laisse croire que la baisse du chômage pourrait être durable. Cependant, 9,2 % de la population active est encore sur le bord du marché de l’emploi. Mais, signe positif, trois catégories de demandeurs d’emploi connaissent des baisses significatives : les jeunes (- 4,1 %), les cadres qui représentent 24 % des demandeurs d’emplois (- 10 %) et les demandeurs de 50 ans et plus (- 4 %). Le préfet Michel DELPUECH a, mercredi mobilisé les acteurs locaux (ANPE, Direction du Travail, Urssaf) pour commenter ces chiffres et annoncer le lancement des nouveaux dispositifs Villepin-Borloo. Car, « Si ces chiffres traduisent un certain dynamisme de l’activité économique comme en témoigne la progression du nombre de création d’emplois enregistrés par l’ANPE (+ 15,7 % en un an), le nombre de demandeurs de longue et très longue durée demeure à un niveau beaucoup trop élevé », s’est inquiété le préfet.
Cette catégorie a augmenté de 1,5 % d’août 2004 à août 2005. Pourtant le département ne manque pas d’emplois. Ils sont plus nombreux que la population active. Et Christine NAVATTONI, directrice de l’ANPE 92 Centre, 10 000 offres d’emploi sont en permanence non pourvue dans les antennes (20 % du total des offres proposées). Les difficultés de recrutement pour les entreprises s’observent dans les secteurs du bâtiment, de l’hôtellerie-restauration et du commerce qui imposent beaucoup de flexibilité, des périodes de travail trop courtes et exigent peu de qualification. Un situation qui fait dire au préfet DELPUECH : « La France connaîtra une crise du recrutement. Beaucoup de secteurs auront du mal à pourvoir les postes libérés par les baby-boomer à la retraite. Le défi sera d’amener des gens vers des métiers qu’ils ne connaissent pas comme les services à la personnes ». Mme NAVATTONI ajoute : « Dans le bâtiment, les chambres professionnelles ont fait des efforts pour améliorer le niveau des rémunérations et les conditions de travail. Plus de jeunes sont embauchés ». Au regard de toutes ces indications, le préfet DELPUECH se fixe comme objectif de « mobiliser la demande » à l’aide des nouveaux outils gouvernementaux qui s’adressent aux demandeurs des plus éloignés de l’emploi.
2 355 CNE ONT ETE CONCLUS DANS
LE 92 DEPUIS LE 1er AOUT
Les acteurs de l’Etat misent aussi sur le vivier des 80 000 TPE du département (moins de 20 salariés) pour lutter contre le chômage. Là intervient le controversé Contrat Nouvel Embauche (CNE). Depuis le 1er Août, 2 355 CNE ont été conclus dans le 92. L’autre ressort pour activer l’emploi dans le TPE est le fameux « chèque emploi » qui rassemble en un formulaire la déclaration d’embauche, le contrat de travail, et le bulletin de salaires. Le préfet DELPUECH, avec la direction de l’URSSAF qui pilote ce dispositif, et la CCI tient plusieurs réunions pour faire connaître ce chèque aux commerçants, artisans. La prochaine réunion d’information se tiendra lundi à Antony. Quant aux Maisons de l’emploi déjà lancées, le préfet espère couvrir tout le département avec 8 MDE à la fin 2006. Seules les villes de Châtillon et Montrouge ont refusé, à ce jour, d’entrer dans le périmètre des Maisons de l’emploi.
Sarkozy ouvre le 1er Salon de l’emploi
Le 20 Octobre à Levallois
Le premier « Salon pour l’Emploi des Hauts-de-Seine et de l’Ouest francilien » se tiendra les 20 et 21 octobre à l’Espace Marcel Cerdan à Levallois-Perret. Il sera inauguré jeudi 20 octobre à 16 h 30 par Nicolas SARKOZY. Le Conseil Général a souhaité être présent au « Salon pour l’emploi des Hts-de-Seine et de l’Ouest francilien » pour présenter aux visiteurs l’ensemble de ses dispositifs en matière d’emploi et de création d’entreprises avec un espace de 30m2 divisé en quatre grandes thématiques : ressources humaines, emploi / formation, métiers de l’aide à la personne et création d’activité avec des emplois proposés à la clé. Une conférence sur le thème « Retour à l’emploi : le Conseil Général vous accompagne » sera donnée en présence de professionnels de l’emploi du Département et des témoignages vécus. Organisé par l’Association Mairie Emploi (AME), ce nouveau rendez-vous économique attend
la visite de 15 000 personnes. Il réunit les efforts des services de 24 communes et la participation de 60 entreprises des Hauts-de-Seine.
30 élèves pour la 1ère promotion de cette école financée 100 % par la ville
Suresnes ouvre une école communale d’auxiliaires de puériculture pour ses crèches.
Devant le manque de crèches et surtout le manque de personnel qualifié pour leur fonctionnement en région parisienne, Suresnes prend les devants. La ville sera la première en France à créer sa propre école d’auxiliaires de puériculture. En contrepartie de trois années de travail dans les structures municipales, Suresnes finance la totalité des frais d’enseignement des élèves. Le but est de former sur place d’avantage de professionnels pour accueillir à terme un maximum d’enfants suresnois dans les crèches. L’inauguration de l’école aura lieu aussi mardi prochain par Christian DUPUY, maire de Suresnes, rue des Carrières conjointement à l’inauguration de 2 nouvelles crèches qui offriront une centaine de places. Cette initiative permettra, en septembre 2006, de faire sortir une première promotion de trente auxiliaires de puériculture qualifiées et diplômées, prêtes à exercer dans les crèches de Suresnes. La municipalité met à disposition des locaux neufs, du mobilier, le matériel spécifique et assume l’ensemble des frais logistiques.
Les locaux sont d’ailleurs situés dans le même bâtiment que les deux nouvelles crèches ; de quoi être tous les jours « sur le terrain » pour les élèves, au contact avec les enfants, dans des situations pratiques très réelles. La formation dure deux années.La première est dédiée à la préparation au concours d’entrée (dont les épreuves sont organisées par la DDASS). La deuxième est consacrée à la formation pratique. La ville finance l’intégralité de l’enseignement des candidats. Les étudiantes diplômées s’engagent, quant à elles, à travailler durant trois ans dans les crèches de la ville de Suresnes. Les 30 élèves de la première promotion, reçu en Juin 2005, vont pouvoir faire leur rentrée dès lundi prochain. Cette école s’intègre aussi dans une action intercommunale avec d’autres villes des Hauts de Seine (St Cloud, Garches, Neuilly, Puteaux…) puisqu’une vingtaine d’élèves de cette première promotion viennent de ces communes.
16:25 Publié dans Conseil Général des Hauts-de-Seine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







