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mardi, 29 novembre 2005

Nicolas SARKOZY : Abandon parental : le maire à la place du père

Nicolas SARKOZY en clôture du congrès de l’AMF
En politique, tout l’art est de brosser énergiquement dans le sens du poil ses interlocuteurs du moment. Les maires le lui ont bien rendu hier en fin d’après-midi lors de la clôture de leur 88ème congrès. Ils s’étaient déplacés en masse pour écouter le ministre de l’intérieur tirer la leçon des violences urbaines : « Le choix est simple. Il est entre la loi de la République et celle des bandes. Et ce choix, nous l’avons fait »a réclamé Nicolas Sarkozy en confirmant que « l’action ne s’arrêtera pas là ». Les forces de l’ordre ont interpellé 3.200 personnes en flagrant délit pendant les violences urbaines et 1.540 depuis la fin des émeutes. Le ministre a confirmé que plusieurs mesures seront prises en faveur de ces «élus qui, quelles que soient leur couleur ont su montrer leur utilité». Le plan de prévention de la délinquance en cours de finalisation, permettra aux maires, « de régler les difficultés lorsqu’elles surgissent et non pas quand il est trop tard ».  Il leur donnera les moyens de mieux recenser les enfants en âge scolaire pour vérifier qu’ils respectent l’obligation d’inscription scolaire – « on a banalisé l’absentéisme scolaire » - et les chefs d’établissements devront les informer des situations d’absentéismes répétées, qui sont souvent le premier signe de la dérive : « Je souhaite que la loi vous donne clairement les moyens d’intervention auprès des parents pour les placer devant leurs responsabilités et pour les aider à les assumer » a-t-il promis en ne cachant pas qu’il est favorable à « mettre sous tutelle les allocations des familles qui ne remplissent pas leurs devoirs ». Enfin, il veut donner aux maires la possibilité de coordonner les interventions de caractère social. « Quand il s’agit d’un enfant en danger ou en train de déraper vers la délinquance, les acteurs ont l’obligation de mutualiser l’information, et il faut que l’un d’entre eux pilote l’ensemble. Je ne vois personne de plus légitime que le maire pour dire qui fait quoi » a-t-il déclaré en parlant des internats et des études dirigées pour les orphelins de 16h comme il l’a institué dans les Hauts-de-Seine.
PREMIERE HEURE/Ile de France
25-11-2005

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