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mardi, 29 novembre 2005

SNCF


 §         En dépit des perturbations, moins du quart des cheminots ont répondu au mot de grève pourtant diffusé depuis plus de 15 jours.
§         Cette faible mobilisation s’explique par une raison directe : Gouvernement et Direction ont tout fait pour lever les inquiétudes les unes après les autres.
§         Le message est simple : il n’y a aucun projet de privatisation de l’entreprise, il y a en revanche un vrai projet de développement du service public, comme l’ont rappelé le Président de la République, le Gouvernement et le Président de la SNCF Louis Gallois.
1) Le Gouvernement et la Direction de la SNCF ont levé toutes les inquiétudes
Il n’y avait aucune ambiguïté sur l’avenir de l’entreprise publique
ü      Comme l’a rappelé solennellement le Président de la République, la SNCF est et restera une entreprise « 100% publique ». Aucun projet de privatisation n’a jamais été envisagé par qui que ce soit.
ü      La SNCF se développe et embauche ! 4500 jeunes seront embauchés et formés par l’entreprise en 2005. Elle s’est en outre engagée à recruter 15% de ses effectifs en 2006 dans des quartiers en difficulté.
ü      La SNCF ne réduit pas ses investissements, bien au contraire. Les projets industriels n’ont jamais été aussi nombreux : ils porteront sur 11 milliards d’euros. Ils accompagneront la construction de nouvelles lignes TGV décidée par l’Etat (Rhin-Rhône, Sud-Europe Atlantique,…).
ü      Dominique Perben, Ministre des Transports, a redit qu’il n’était pas question de supprimer des lignes de train Corail. De plus, la qualité du réseau sera renforcée grâce à la suppression de 80% des ralentissements actuellement constatés sur les lignes sceondaires.
Gouvernement et Direction sont allés jusqu’au bout du dialogue social
ü      Conformément à l’accord du 28 octobre 2004, la Direction de la SNCF a déclenché le système de « l’alarme sociale » : plus de quinze heures de négociation ont eu lieu pour éviter la grève.
ü      Dominique Perben a écrit une lettre aux organisations syndicales répondant point par point à toutes leurs interrogations.
ü      Les contacts entre la Direction et les syndicats se sont poursuivis tout au long de la journée de mardi pour accélérer la sortie de grève.
La Direction de la SNCF a fait des propositions concrètes et raisonnables aux syndicats
ü      La Direction a décidé le doublement à titre exceptionnel de la gratification d’exploitation 2005 au vu des très bons résultats attendus. Il est normal que les salariés bénéficient des fruits de la modernisation du service public.
ü      La Direction a montré sa disponibilité en anticipant une augmentation de 0,3% au 1er janvier 2006, qui sera prise en compte dans le cadre des négociations salariales de l’an prochain.
ü      La Direction a également maintenu sa volonté de relancer un nouvel accord d’intéressement après le rejet du précédent par certaines organisations syndicales. Ce type d’accord ne fait que des gagnants et aucun perdant : les primes ne peuvent qu’augmenter en fonction de l’implication de chacun dans le service public.
 
2) Le service garanti a bien fonctionné mais doit être étendu à la province
Les usagers franciliens peuvent compter sur un dispositif maintenant bien rodé
ü      L’accord signé à la SNCF le 28 octobre 2004 prévoit une information des voyageurs au moins 48 heures à l’avance sur les trains disponibles et sur les principales perturbations : l’idée est de laisser suffisamment de temps aux usagers pour s’organiser. Ils ne sont donc plus pris en traître.
ü      En cours de journée, la SNCF propose une information continue sur le trafic par téléphone au 36 35, par Internet ou même par SMS en Île-de-France.
ü      Un deuxième accord signé entre le STIF et la SNCF le 17 juin dernier prévoit un niveau de « service garanti » : au terme de cet accord, la SNCF s’engage à garantir au moins 1/3 du trafic sous peine d’amende. La RATP quant à elle doit assurer au moins 50% du trafic.
ü      Ce système a bien fonctionné en Île-de-France même si évidemment la grève gène considérablement les usagers qui ont besoin des transports publics pour se rendre à leur travail.
La Province doit aussi pouvoir bénéficier d’un service garanti
ü      La position du Gouvernement n’a jamais varié : la priorité, c’est le dialogue et la loi ne doit être qu’un ultime recours.
ü      Le service garanti a donné de bons résultats en Île-de-France : l’objectif c’est que cette expérience fasse « tâche d’huile » dans le reste du pays. A l’heure actuelle seule la Région Alsace a signé un contrat avec la SNCF en ce sens.
ü      Il n’y aucune raison qu’un système qui fonctionne bien à Paris ne soit pas étendu aux grandes villes de Province et aux trains régionaux.
3) La grève ne doit pas faire oublier l’essentiel : la SNCF se modernise
ü      L’entreprise publique doit s’adapter sans cesse aux nouveaux besoins des usagers : vente par Internet, offres week-end, offres duo etc...
ü      Cela se traduit très concrètement par la hausse du trafic : en 10 ans, il a augmenté de 26% pour les Grandes lignes (+70% pour le TGV), de 32% pour les trains régionaux et de 12% pour le trafic transilien.
ü      Ajoutons que la SNCF est revenue à l’équilibre financier : ce n’est pas parce qu’une entreprise est publique qu’elle doit être en déficit. Les bénéficies permettent plus d’investissements au profit de l’usager.
ü      La SNCF est un bel outil au service du développement des territoires et de la maîtrise des compétences ferroviaires en France. Elle a tous les atouts pour devenir une entreprise leader en Europe.

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