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vendredi, 30 décembre 2005

La « culture n’est pas un bien commercial comme les autres »



Dans le débat parlementaire sur le droit d’auteur deux amendements ont été adoptés contredisant la directive européenne et qui sont la première pierre visant l’établissement d’une licence globale.
Cette licence globale signifie que les internautes qui le souhaitent paieront une somme ridicule, de un à deux euros par mois, pour télécharger autant de titres musicaux qu’ils le souhaitent.
A qui va t’on faire croire que cette mesure est viable et ambitieuse ?

Elle n’est tout d’abord pas viable économiquement : qui produira des disques en France s’ils se retrouvent sur internet et sont téléchargeables à des sommes ridicules ? D’après les premières estimations, il faudrait 40 MILLIONS d’internautes payant deux euros par mois uniquement pour couvrir les frais de production !

Elle n’est pas viable juridiquement : elle est contraire aux traités internationaux dont la France est partie ; elle s’oppose aux accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle et au droit communautaire ; de plus, la licence globale abolit la propriété intellectuelle et la propriété est heureusement un droit constitutionnel !

Elle est surtout la meilleure fausse bonne idée du moment. Sous couvert de jeunisme et surtout, sous couvert de démagogie, certains députés, sans s’en rendre compte, mettent en danger la création française. Sur 200.000 titres disponibles chaque année chez les disquaires, 90% vendent moins de 50 disques… qui les produira ? C’est la mort des indépendants, de la création et de la découverte de nouveaux talents.

Ce que nous souhaitons, c’est que le téléchargement légal puisse se développer, que les titres téléchargés sur telle ou telle plateforme soient compatibles avec telle autre mais, jamais les jeunes ne souhaiteront abolir la création et les droits des artistes interprètes et producteurs !!!

La position de l’UMP est claire : aussi bien le gouvernement que le Président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, ont affirmé que les droits des artistes devaient être garantis ; n’oublions pas que la France, pays de l’exception culturelle, a inventé le droit d’auteur dont l’originalité est d’affirmer que les artistes ont un droit moral sur leurs œuvres, ce qui signifie que leur autorisation est nécessaire pour en permettre l’utilisation: de quel droit leur retirerions nous ?

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