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mardi, 17 janvier 2006
Le maire-candidat peut conforter encore la majorité UMP au Conseil Général
Cantonale/Sèvres : FKM mobilise aussi Sarkozy
Rue Barbet de Jouy, au Conseiller régional, François Kosciusko-Morizet se trouve trop éloigné de sa chère ville de Sèvres et de son département. Son rêve est de se rapprocher des Hts-de-Seine. Pour ce faire, rien de plus simple: il suffit de se faire élire au Conseil général! Plus sérieusement, le maire UMP de Sèvres livre, à l'occasion des cantonales des 22 et 29 janvier, une bataille qui lui tient très à cœur Parce qu'il succèderait, s'il est élu, à Jean Caillonneau, son prédécesseur (UDF) à la tête de la ville. Ensuite: parce que le conseil Général lui offrirait, à lui l'ingénieur en infrastructures, une prise directe sur des dossiers qui le passionnent: les grands équipements départementaux, les pôles de compétitivité... Sans parler des projets sèvriens, sachant que la base nautique sur l'île Monsieur sera inaugurèe à l'ètè 2007. Ce serait donc mieux, selon FKM, si le maire était aussi le conseiller général, "poursuivre une certaine logique"
Cependant, Sèvres est une cité capricieuse: les écologistes sont influents, la gauche avec l'ancien maire Roger Fajnzylberg y détient ses réseaux, au travers des associations. De plus, l'UDF (sortante) est sur les rangs et n'entend pas, avec Bernard Fontaine, faire de la figuration et laisser sa place aussi discrètement. D'où les efforts de François Kosciusko- Morizet pour mobiliser les Sévriens derrière lui. Il aura pour cela un secours de poids, en la personne de Nicolas Sarkozy qui viendra le 17 janvier, à 19h 45 au SEL, soutenir le maire-candidat UMP.
Première Heure: Etes-vous candidat parce par "tradition" le maire de Sèvres est aussi le conseiller général
François Kosciusko-Morizet : Ce n'est pas la raison de ma candidature! Même si une logique existe dans ce sens, ma raison n'est pas de dire: "Je fais comme ont fait mes prédécesseurs". Je suis candidat parce que je pense que c'est une bonne chose pour Sévres et, j'espère aussi, pour le département. En tout cas plus modestement pour Sèvres avec des raisons de proximité. Je crois que je pourrais être efficace, dans l'intérêt des Sèvriens, au Conseil général. J'ai dit à mes vœux que j'aime ma ville et que je veux continuer à faire le maximum pour elle. Et les Hts-de-Seine sont un département attachant que je connais bien et pour lequel je pourrais être utile. Alors qu'au conseil régional on est beaucoup plus loin des choses, je cherche plutôt à revenir dans la proximité des citoyens
P.H. : Qu'attendrez-vous concrètement du Conseil général: des subventions? des coups de pouce sur des dossiers?
F.K.-M. : Pendant cette campagne, je constate que les Sèvriens, comme tous les Français, ont du mal à comprendre ce qu'est un canton. Au passage, Conseil départemental serait une terminologie plus claire. J'essaye donc de leur expliquer que le Conseil général est une institution qui a beaucoup de compétences dans des domaines qui sont majeurs pour eux: l'action sociale, l'emploi avec le RMI, les lois de décentralisation, l'équipement, les collèges, l'habitat... Le département es très présent dans la vie quotidienne
P.H. : Comment recevez-vous la candidature UDF de Bernard Fontaine?
F.K.-M. : (Hésitation) Bon, cette candidature aurait pu, ne pas être. Il aurait été préférable d'aller dès le.1er tour dans l'union. Un certain nombre de conseillers généraux UDF, d'aiIleurs le souhaitaient. Moi, je l'aurais souhaité mais je ne peux pas reprocher à l'UDF, grand parti national, d'avoir son candidat, C'est légitime d'une certaine façon. Et je pense bien que l'UDF me soutiendra au 2éme tour
P.H. : N'avez-vous pas, sciemment, semé la confusion en choisissant un co-directeur de campagne appartenant à l'UDF?
F.K.-M. : Je ne sème pas la confusion, c'est une réalité! Le bureau politique de l'UDF-92 a voulu un candidat. Comme ils n'en trouvaient pas parmi les militants locaux habituel, Ils sont allés chercher l'ancien secrétaire du PS ! Il se trouve que tous les maires-adjoints UDF me soutiennent avec toute la majorité municipale C'est un fait c'est tout! Si il y a confusion, elle ne vient pas de moi.
P.H. : Sachant qu'en 2001 les Verts avaient failli l'emporter face à Jean Caillonneau, qui serait votre adversaire le plus dangereux aujourd'hui ?
F.K.-M. : D'abord, je voudrais rappeler qu'en 2001 j'ai soutenu Jean Caillonneau à fond. Sa profession de foi du 2ème tour, on l'a écrite dans son bureau. Et.c'est moi qui distribuait ses tracts Donc, j'ai fait le maximum pour qu'il garde son siège. Et j'ai été parfaitement loyal vis-à-vis de l'UDF. Alors, j'espère, un jour, être payé de retour.
P.H.: Vous lui aviez reproché tout de même d'être à la fois maire et conseiller général...
F.K.-M. : Je ne lui ai jamais reproché ça ! C'est de la mauvaise littérature des candidats actuels, dont certains n'étaient même pas à Sévres à l'époque. Même aujourd'hui, certains n'habitent pas Sévres, à gauche notamment. J'ai aidé Jean Caillonneau, je l'ai soutenu et les responsables départementaux de l'UDF le savent parfaitement.
P.H. : Donc, qui, à gauche, est votre adversaire le plus dangereux?
F.K.-M. le n’ai pas à faire un palmarès des candidats les plus dangereux à gauche. Les électeurs le diront. Je constate qu'ils sont nombreux, très nombreux, et qu'ils disent tous vouloir faire de cette élection une espèce de primaire pour se départager aux prochaines municipales. C'est une méthode curieuse.
P.H. : La presse vous donne "favori". Ca vous flatte ou ça vous gratte?
F.K.-M. : Ca m'agace un peu ! Parce que je voudrais que les électeurs comprennent qu'il faut aller voter! On sait très bien qu'aux partielles, les gens ne se dérangent pas beaucoup. Dire "c'est sûr, il va être élu, ce n'est pas la peine", non ! Il faut que les gens aillent voter Quand on me dit "vous serez élu au 1er tour", je leur dis que ce n'est pas réaliste. Il faut leur expliquer les lois électorales C'est ce que je fais depuis le 10 décembre.
Kosciusko-Morizet : « Les pôles, l’île Seguin, la révision du Sdrif m’intéressent »
P.H. : Avec la particularité de l'électorat sèvrien, êtes-vous sûr de faire le plein des voix UDF au 2ème tour?
F.K.-M. : Attendez! Personne n'est propriétaire des voix de qui que ce soit, Ce qui compte, c'est le vote de chacun, La plupart des gens n'appartiennent à aucun parti, Je suis à la tête d’une municipalité où la majorité des conseillers n'appartient pas à un parti. Moi-même, j'ai adhéré pour la première fois à un mouvement en 2002, suite à l'élection présidentielle, Les gens voteront avant tout, pour un ou une candidatur(e) en fonction de sa personnalité, de ses engagements, de la façon dont il agit Je ne crois pas qu'on puisse étiqueter.une voix UDF, UMP, PC, PS ou je ne sais quoi !
P.H. : A Sèvres, l'électorat est très sensible à l'environnement, un thème plutôt de gauche? :
F.K.-M. : Mon adversaire Vert, Frédéric Puzin, m'a dit un jour. "Vous êtes au fond très écologiste ! .J’ai pris cela comme un compliment de sa part. L'environnement n'est pas un thème réserve à la, gauche C'est vrai que les Sèvriens très sensibles au cadre de vie Nous avons la chance d'en avoir un, de qualité. Je crois l'avoir considérablement amélioré depuis 10 ans, Je continuerai à le faire.
P.H. : Si vous êtes élu, quels dossiers voudriez-vous vous occuper au, Conseil général?
F.K.-M. : Il faut être réaliste : j’arriverai en cours de mandature:ou les programmes sont dessinés, où !es actions sont engagées et j'arriverai.auprès de mes collègues comme un modeste conseiller général. Cela dit il est clair qu'iI y a des dossiers importants sur la table: la révision du SDRIF, sur laquelle j'ai travaillé à la Région. On attend les propositions des départements et il y aura des aller-retour entre le Conseil régional et le Conseil général. Voilà un dossier important qui m'intéresse. Il y a aussi le dossier des pôles de compétitivité dont je me suis beaucoup occupé au titre de l'Île Seguin puisque je préside l'Association pour son développement. J'avais entamé des discussions avec le Génopôle et Méditech Santé bien avant le lancement des pôles de compétitivité En tant qu'ingénieur en infrastructures, j'ai des idées sur la question, Mais Je serai présent là où mes collèges me diront d'être, et là où ça intéressera le Val de Seine largement.
P.H. : Mais d'autres conseillers généraux planchent déjà sur ces dossiers
F.K.-M. : Bien sûr, il y a des dossiers qui intéressent beaucoup de monde et il y a ensuite une répartition des travaux en commissions. Je suis conscient qu'au Conseil général, l'action est collective et non pas une addition d'individualités où chacun fait comme il veut.
P.H. : Vous respecterez, par con- séquent, la discipline imposée par le président du groupe UMP, Jean-Jacques Guillet?
F.K.-M. : C'est normal. Si on veut travailler collectivement il faut un mode de travail ensemble qu'on soit élu de droite ou de gauche …
P.H. : Vous avez pourtant la réputation d'une certaine indépendance...
F.K.-M. : Je suis intellectuellement indépendant, je resterai indépendant... On ne me fera pas dire que quelque chose que je trouve mal est bien!
Propose recueillis par Jean-Pierre Dubois
12:30 Publié dans Conseil Général des Hauts-de-Seine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







