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lundi, 02 janvier 2006
Le développement économique de la Ville
Projet municipal 2008 - Le développement économique de Nanterre
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Ce premier rapport a pour but de faire un état des lieux concernant l’activité et le développement économique de Nanterre et plus particulièrement de faire un point sur les entreprises et l’emploi d’une part et sur le commerce et l’artisanat d’autre part
En premier lieu, il est nécessaire de souligner que la ville et les banlieues sont malheureusement devenues le reflet exacerbé des principaux maux qui touchent, à l’heure actuelle l’ensemble de notre société et plus particulièrement le chômage et l’exclusion
C’est dire combien la réussite d’une politique économique et de l’emploi bien conçue se présente comme un défi majeur pour les collectivités locales et pour Nanterre en particulier
Historiquement pour Nanterre, la création de la Direction de la vie économique sous l’autorité d’un adjoint remonte à 10 ans.
Auparavant, il n’y avait pas de responsable du développement économique.
Personne pourtant très importante dans une équipe municipale puisque celle ci doit sous l’autorité et l’impulsion du Maire traduire en actes la politique décidée dans ce domaine
A l’époque, la municipalité communo-socialiste affirmait pourtant dans ses discours vouloir développer une véritable politique économique sur la ville.
Depuis, la municipalité a mis en place en juin 1998 « LE CLEFE », le comité local économique pour la formation et l’emploi.
Au moment de sa création, cette structure avait pour objectifs :
- De créer un lieu de réflexion et de propositions de tous les partenaires de la ville pour contribuer au développement local dans le domaine de l’emploi et de la formation
- De permettre une meilleure connaissance de l’évolution économique
- De favoriser un effet de réseau entre les acteurs de l’économie locale
Il a fallu de nombreuses réunions et 8 ans de réflexion à cette structure pour accoucher de « La MEF » (Maison de l’emploi et de la formation) qui devrait ouvrir ses portes en juin prochain et qui regroupera :
- la mission locale de Nanterre (MILONA) chargée d’aider les jeunes
- L’ANPE
- Le PLIE (Plan local pour l’insertion et l’emploi)
- L’ASSEDIC
- L’AFPA
Mais là aussi, nous pouvons dire « merci » à la Loi de Cohésion Sociale de JL BORLOO qui a permis d’accélérer le processus en apportant des financements importants
D’autre part, il est prévu que la MEF abrite aussi :
- une cité des Métiers destinée à mettre en place un réseau d’information et d’orientation professionnelle
- une Plateforme de projets inter-entreprises destinée à trouver des réponses adaptées avec les acteurs économiques, les partenaires sociaux, le tissu associatif pour le développement de l’insertion, de l’emploi local et de la qualification
Un partenariat a été trouvé avec la MEF de Rueil Cœur de Seine et les 2 structures devraient travailler en commun.
Dans le cadre du CLEFE, un autre groupe réfléchit sur la possibilité d’ouvrir une pépinière ou un hôtel d’entreprises
Signalons encore la création d’un club d’entreprises et l’organisation tous les ans d’un forum Entreprises
Tout ceci dénote cependant une politique attentiste et méfiante de la municipalité vis-à-vis de l’entreprise et un manque d’ambition dans la lutte pour l’emploi.
Point 1 Les entreprises de Nanterre et l’Emploi
Les principales caractéristiques de Nanterre et de son économie ;
Nanterre a d’énormes atouts :
- Ville préfecture et administrative de 85 000 habitants
- Présence sur son territoire d’une université
- Une qualité de desserte de la ville dans un réseau de communication actif
- Desserrement de l’activité vers les Hauts de Seine
- Existence de fonciers de grande taille adaptable (surface de Nanterre 1000 hectares)
- Projets EPASA + opérations de renouvellement urbain
- 80 000 salariés, second pôle d’emplois du département après Courbevoie, en forte croissance continue, soit 10% des emplois du 92
- à proximité de la Défense qui compte 150 000 emplois
- un taux de croissance des emplois de 2% ^par an majoritairement tertiaires
. 32% dans les services aux entreprises
. 28% d’emplois dans le secteur public
. 14% industrie
. 13% dans le commerce (de gros principalement
. 6% BTP
. 4% services aux particuliers
. 4% transports
- 5 zones d’activités réparties sur 320 hectares et concentrant 60% de l’emploi salarié :
. Zones des Guilleraies, des Groues, des Champs Pierreux, des Hautes Pâtures, la Préfecture.
Malheureusement, du point de vue des entreprises, la ville de Nanterre :
- connaît une concurrence accrue des villes voisines
L’environnement est un des premiers freins à l’installation des entreprises à Nanterre : environnement urbain et cadre de vie. Par exemple, Nanterre ne peut rivaliser avec un Rueil 2000 qui a su proposer un cadre moderne et paysager en bords de Seine avec une mixité particulièrement réussie entre les bureaux et des logements haut et moyen de gamme
A Nanterre, l’environnement des professionnels est bien différent, il y a trop de logements sociaux et cette situation ne devrait pas s’améliorer : la politique de la ville concédant un taux trop élevé à ce type de logements dans les projets de constructions futures
Le projet Seine Arche pourra être attractif pour les entreprises à condition que la part donnée aux logements sociaux ne le dégrade pas
- possède une image économique faible et mal perçue
- une mauvaise réputation en terme d’insécurité
Avoir une adresse à Nanterre pose problème ainsi que l’image de la municipalité communiste même si des efforts ont été faits dans ce domaine
- un taux de taxe professionnelle élevé et croissant chaque année (taux de 17,87% adopté en 2005 - +4,5% par rapport à l’année
précédente)
- Le dernier obstacle est le transport :
L’accès aux zones professionnelles semble poser problème aux entreprises
Pourtant la ville n’est pas mal desservie par les transports en commun. N’est ce pas là un problème d’image ?
Nanterre a aussi des richesses mal exploitées en voici 2 exemples :
- le lien entre la ville universitaire et la ville professionnelle est quasiment inexistant
- le centre de Nanterre est totalement méconnu des professionnels qui préfèrent aller flâner dans les communes limitrophes ou à la Défense pourtant avec des commerces attractifs Nanterre pourrait tirer des
80 000 professionnels qu’elle accueille chaque jour.
Pourtant, 5000 établissements environ sont installés sur le territoire de la ville, de l’entreprise unipersonnelle aux multinationales (ste Générale, Labo UCB, Pharma, Allibert, GTM, Métro, Computer Associates …..)
La structure de l’emploi reste diversifiée mais se tertiairise
et se spécialise également :
84% des emplois salariés de Nanterre sont concentrés dans 3 catégories socioprofessionnelles :
- professions intermédiaires : 27%
- employés 26%
- cadres et professions intellectuelles supérieures 31%
- les ouvriers ne représentent que 14%
- et les artisans -commerçants 3%
Nanterre attire un nombre important de salariés extérieurs à la commune.
.Seulement 1 actif nanterrien sur 3 travaille à Nanterre
. 9 salariés sur 10 ne résident pas à Nanterre, parmi lesquels 9 sur 10 vivent à Paris ou dans le sud des Hauts de Seine.
La qualification des Nanterriens semble être la cause de ce déséquilibre
Nanterre connaît sur le plan de l’emploi et du chômage une situation paradoxale
Bien qu’ayant bénéficier d’un fort développement économique, cette situation n’a pas profité au recul du chômage (le taux de chômage est de 15% et le chômage des jeunes représente 25% du chômage total)
Au-delà de la situation globale de l’emploi, il y a manifestement un décalage patent entre le niveau de qualification des demandeurs d’emploi ( 45% des nanterriens diplômés le sont en BEP/CAP, CEP, BEPC) et le niveau de qualification exigé par les entreprises locales.
90% des emplois offerts sont dans le secteur tertiaire et 30% des postes sont occupés par des cadres
A force de paupériser la ville, ses habitants en payent le prix et ne participent pas à l’évolution des tendances.
Point 2 : Le commerce et l’Artisanat
Dans ce domaine, la situation économique requiert deux constats :
Le premier constat est relatif à la population
Il est établi à partir de l’étude de la CCIP sur la démographie et ses paramètres : l’âge, le sexe, le nombre des ménages, la composition des familles, la fiscalité, le mode de vie, le niveau matériel, le niveau culturel, le taux de chômage, bref ce qui caractérise la population qui consomme et qui attend des services.Les chiffres sont comparés aux chiffres des Hts de Seine.
L’autre constat est relatif à l’appareil productif, au tissu économique
Il est établi à partir de la cartographie de l’équipement, en terme de chiffrage, de pourcentage des établissements en place et analyse les différents types d’activité du tissu commercial.
Les renseignements sont donc fournis par la CMA et la CCIP Hts de Seine sachant que certaines données, qui datent de fin 2004, devront se voir ajuster des mises à jour.
A) Constat relatif à la population :
Une étude de la CCIP en mars 2005 a précisé le contexte socio-économique de la ville, rappelant en même temps les chiffrent des H de S :
La population des H de S est de 1 428 881 habitants
La population de Nanterre est de 84 281 habitants. Elle a diminué entre 1990 et 1999.
Cette décroissance démographique négative de – 0,3% contre + 2,7% pour les H de S est due à un taux de départ de la commune élevé qui est le double de celui du département
Ce, malgré un taux de natalité supérieur : 9,6% contre 7,4% dans le département
- Sur 84 281 habitants :
a) 20,5% ont entre 0 et 14ans (18% dans le 92)
b) 13,8% ont entre 15 et 24 ans (11% dans le 92)
c) 26,7% ont entre 25 et 39 ans (26% dans le 92)
d) 25,9% ont entre 40et 59 ans ( 25% dans le 92)
Nous pouvons donc dire que Nanterre a une population jeune
Le nombre de ménages des H de S est de 624 926 soit 43,74% de la population Le nombre des ménages de Nanterre est de 31 453 soit 36,48% de la population
L’étude de la composition des ménages est intéressante ; elle indique que :
- 27% des Nanterriens sont célibataires (38% dans les Hde
- 26% en couple sans enfant ( 28% dans les HdeS)
- 17% représentent les ménages avec un enfant ( 14% dans les HdeS)
- 14% avec 2 enfants (12% dans les HdeS)
- 6% avec 3 enfants ( 4% dans les HdeS)
- 4% représentent les ménages de 6 personnes (2% dans les HdeS)
Il y a davantage de naissances à Nanterre
Les ménages de 3, 4 , 5 et 6 personnes sont plus nombreux que dans les Hauts de Seine
Le revenu net moyen par ménage dans les HdeS est de 23 869 euros
Le revenu net moyen ‘ ‘ ‘ à Nanterre est de 14 397 ‘
Ces données placent Nanterre dans une moyenne largement inférieure à celle du département
B) constat relatif à l’appareil productif, au tissu économique
(source : enquête de la CMA sur les années 2000 à 2004)
- les commerces alimentaires passent en 4 ans de 64 à 65- stagnation
- le travail des métaux de 32 à 22 - forte régression
- le textile, habillement de 2 à 5 - progression
- le travail du bois, l’ameublement passent de 20 à 16 – régression
- le travail de « fabrication »(articles divers, imprimerie, matériaux de construction) de 61 à 47 – forte régression
- le bâtiment de 264 à 307 – forte progression en particulier dans la maçonnerie et la couverture .En revanche, l’installation électrique, l’aménagement, les finitions sont en perte de vitesse
- les services passent en 4 ans de 720 à 754 établissements – forte progression
- ce sont les transports qui représentent la manne (+23)
- les blanchisseries, teintureries en revanche sont aussi en perte de vitesse ( -6)
Concernant l’équipement commercial le taux de vacance s’élève à 13,7% contre 12,3% en 1999 (+ 1,4point)
25% des mutations d’activité entre 2002 et 2005 se font au profit des cafés ou des restaurants (fort développement de la restauration rapide), 18% au profit des agences (Immobilières, intérim, télécommunication)
Baisse de 24% des commerces non alimentaires entre 1999 et 2004(loisirs culture
Equipement de la personne
Baisse de 5,2% des commerces alimentaires
85% des Nanterriens déclarent effectuer des achats en dehors de leur commune :
destination :
. les quatre temps : 80% des Nanterriens
. Paris : 40% des Nanterriens
Nature des produits : alimentaire et loisirs et équipements
. Montesson :31% des Nanterriens
.Rueil : 20% des Nanterriens
Nature des produits : alimentaire, loisirs et équipements
Les salariés non nanterriens :
Fréquentation des commerces : jamais 42%
Souvent :28%
Nature des produits : journaux, pain, pâtisserie, restaurants à l’heure du déjeuner
Les pôles commerciaux de Nanterre :
- cc du chemin de l’Ïle
- cc des Fontenelles
- cc Balzac
- Le centre Leclerc fréquenté par 5% des Nanterriens au moins i fois par mois
- Le centre ancien : fréquenté par 50% des Nanterriens, un tiers s’y rendent une fois par mois
apprécié pour la qualité des produits et l’accueil des commerçants
ce pôle est identifié comme étant le plus emblématique mais la problématique de sa dévitalisation ou de l’insuffisance de son attractivité se posent depuis des années
Cela devient plus urgent avec le lancement par la ville de deux projets urbains Seine Arche et la Boule.Ces projets comprennent une importante programmation commerciale et auront par conséquent des impacts importants sur l’équilibre et le fonctionnement commercial de la ville et de ses quartiers.
Il est donc urgent que la ville s’engage dans un travail sur les perspectives de redynamisation commerciale qui passent à la fois par une diversification de son offre commerciale mais aussi par la mise en valeur, l’animation, et la promotion du « cœur de ville » présentes sur le centre (commerces de proximité, services, culture, patrimoine, équipements publics)
Dernière minute : la municipalité nous informe de l’arrivée d’un manager du commerce.
Lors de la prochaine réunion, la commission fera des propositions concrètes
S’il n’existe pas de recettes miracle, ni de moyens universels, il est possible de concevoir une stratégie volontariste et pragmatique.
15:50 Publié dans Nanterre-Suresnes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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