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mardi, 31 janvier 2006
INSERTION DES RMISTES
Prime au nouveau départ
Partant du postulat que le RMI n’est pas une fatalité et que l’on doit tout faire pour en sortir, Nicolas Sarkozy a tenu à créer cette « incitation financière des érémistes et allocataires parents isolés pour retrouver un emploi ». Mise en œuvre tour récemment, en décembre dernier, cette prime s’élève à 1 200 €. Elle est bien sûr soumise à conditions : habiter les Hauts-de-Seine depuis un an au moins, trouver un emploi et le garder pendant au moins six mois si l’on veut toucher l’intégralité de la somme. Une première aide de 600 € sera versée sur présentation d’un contrat de travail. La seconde partie étant accordée six mois après, sur présentation du dernier bulletin de salaire.
Les érémistes ou allocataires parents isolés qui créent ou reprennent une entreprise à compter du 1er novembre 2005 peuvent également prétendre à cette aide de 1 200 € six mois après s’être lancés.
Entretien individuel
Il s’adresse aux bénéficiaires du RMI depuis plus de trois ans, sans contrat d’insertion. Le dispositif est lancé. Des espaces insertions sont en cours de création et les structures existantes sont mobilisées. « Le conseil général demande systématiquement la suspension des personnes qui ne répondent pas à trois convocations, la troisième étant envoyée en lettre recommandée avec accusé de réception », explique-t-on au département. Résultat : en 2005, 20 667 contrats ont été signés, soit une augmentation de 76,32 % par rapport à 2004, analyse le conseil général. Le budget annuel prévu est de 2 millions d’euros.
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EMPLOIS JEUNES : REUIL TESTE LE CONTRAT D’UTILITE PUBLIQUE
Alors que la polémique monte autour du contrat première embauche (CPE) et du contrat nouvelles embauches (CNE), lancés par le gouvernement Villepin, le maire UMP de Reuil-Malmaison, Patrick Ollier, teste dans sa ville, depuis deux mois, le CUP (contrat d’utilité publique). Un contrat d’un mois renouvelable deux fois et qui s’adresse aux jeunes des quartiers. Une rencontre avec des responsables d’entreprises du bâtiment, de la grande distribution et de la restauration doit se tenir aujourd’hui dans la ville pour établir un premier bilan et convaincre les entreprises de relayer l’opération.
Les petits boulots sans avenir, les entretiens d’embauche qui n’aboutissent jamais, l’impression d’être victime de « préjugés » liés à la couleur de sa peau ou à son quartier… Mehdi, Niouma et Seddik ont tous connu les mêmes embûches et le même sentiment de découragement. Au lendemain des émeutes en banlieue, le maire de Rueil-Malmaison a choisi de parier sur ces jeunes des quartiers en situation de « grande fragilité sociale » ou de pré délinquance ». Pour leur remettre le pied à l’étrier l’élu a proposé à une soixantaine d’entre eux un contrat d’utilité publique (CUP) en la mairie. Objectif : leur permettre de décrocher ensuite un emploi ou une formation.
« Cela permet de reprendre confiance en soi »
Et cela semble fonctionner. Intégrés depuis le mois de décembre au sein d’un service municipal, beaucoup ont réappris à « respecter les horaires » et à « se lever le matin ». A l’issue de leur passage en mairie, 40 % viennent d’obtenir un contrat dans une entreprise de la ville ou ont décidé de reprendre une formation. « Le maire est comme notre porte-parole car il arrive à toucher directement des chefs d’entreprise que nous ne pourrions jamais atteindre nous-mêmes », remarque Mehdi. Seddik, à qui la mairie vient de proposer un CDD au service courrier, est ravi d’avoir retrouvé le chemin de l’emploi. « Ici, on m’a enfin considéré comme tout le monde et je me suis senti utile. Cela permet de reprendre confiance en soi. »
La rencontre prévue aujourd’hui avec les entreprises doit permettre de convaincre plus de patrons de relayer l’expérience. A l’image d’Alain Bouteiller, patron du plus grand centre commercial de la ville, qui a accepté d’embaucher plusieurs jeunes dans le cadre de cette opération baptisée Tremplin vers l’entreprise. « La mairie n’a pas vocation à proposer des centaines d’emplois pendant des années. Il faut donc que les entreprises acceptent d’ouvrir leurs portes à ces jeunes des quartiers. » Mais, pour ce responsable d’une PME reuilloise, la seule condition est que les jeunes acceptent de « jouer le jeu ». « Personnellement, je me fiche de leur couleur de peau ou des bêtises qu’ils ont pu faire dans le passé. Je ne suis ni policier ni responsable d’une école de redressement. Tout ce que je leur demande est de respecter les règles du travail. C’est donnant donnant. » Le message semble passer. A ce jour, seuls sept jeunes sont « sortis » du dispositif pour cause notamment d’absentéisme répété.
Frédéric Mouchon
Le Parisien - 30 01 06
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lundi, 30 janvier 2006
Le PS a voté l'augmentation de 38% de la Carte Grise
La région prévoit une hausse de la fiscalité, et notamment de la taxe professionnelle, de 28%. Les dépenses augmenteront, elles, de 11%.
L e conseil régional d'Ile-de-France (CRIF) a entamé, lundi 30 janvier, la discussion du projet de budget pour 2006, qui prévoit 3,6 milliards d'euros de dépenses (+11% par rapport à 2005) et une hausse de la fiscalité de 28,3%.
Alors que, la semaine dernière, l'opposition jugeait trop forte une hausse fiscale de 23%, le président PS du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a décidé de suivre la recommandation des Verts et de porter la hausse fiscale à 28,3%.
"Vous matraquez les entreprises et les particuliers!", a lancé Roger Karoutchi, président du groupe UMP. Un avis partagé par le président du groupe UDF, Bernard Lehideux, qui a dénoncé la hausse de 25% de la taxe professionnelle.
Face à ces critiques, le CRIF a avancé avoir cinq priorités -transports, logement, formation, lycées et protection de l'environnement- avec, pour ambition, de lutter contre les inégalités sociales et territoriales qui frappent certains des 11,3 millions d'habitants de l'Ile-de-France.
Les transports, premier poste de dépenses
Les recettes permanentes de la région avoisinent les 3 milliards d'euros.
L'emprunt est abaissé à 535 millions d'euros pour 2006, pendant que les crédits d'investissement s'élèvent à 1,94 milliard et les crédits de fonctionnement à 1,7 milliard.
Premier poste du budget, les transports avec 28,9% des crédits d'investissement, puis l'enseignement secondaire avec 19,7%, le logement et la politique de la ville avec 12,4%. L'IDF ne consacre que 11,8% à la protection de l'environnement et seulement 11,2% à l'emploi et au développement économique
Les augmentations fiscales se traduiront, cette année, par une progression de 18,7% de la taxe foncière pour quelque 3,4 millions de ménages propriétaires.
Les cartes grises feront, quant à elles, un bond de 38,6%. Soit 52 euros supplémentaires pour une voiture de 4 chevaux fiscaux, et 115 euros pour un véhicule de 9 CV.
NOUVELOBS.COM | 30.01.06 |
Groupe UMP - ILe-de-France www.ump-idf.org
22:25 Publié dans Conseil Régional d'Ile-de-France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Avec plus de 25 % de logements sociaux dans le 92…10 points de plus que Paris
Nicolas SARKOZY : OBJECTIF 6 600 LOGEMENTS/AN DANS LE 92
« …Mais quelle drôle d’idée de considérer que c’est un désastre ce qui a été fait dans les années 60 à l’Est et qu’il faudrait aujourd’hui, dupliquer à l’ouest !
« Les habitants des Hauts-de-Seine souffrent de la hausse vertigineuse des prix et du manque de logements. Une situation qu’ils jugent insatisfaisante pour 40 %. Notre département est sans doute plus affecté que d’autres car nous avons connu l’une des plus fortes hausses démographiques de l’IDF. Il faut que nous répondions tout d’abord en construisant plus et pas uniquement de logements sociaux. Plus de 65 % de la population répond aux critères d’éligibilité au logement social. Cela n’aurait aucun sens de couvrir nos communes de plus de 65 % de logements sociaux. Quelle drôle d’idée de considérer que ce qui a été fait les années 60 à l’Est est un désastre et qu’il faut le dupliquer à l’ouest ! Il faut aider à la construction de tous les types de logements » a déclaré Nicolas SARKOZY devant les élus altoséquanais invités mercredi aux vœux de l’OPDHLM, en rappelant l’objectif de 6 600 constructions nouvelles par an, toutes catéogories, dans les Hauts-de-Seine avec davantage de logements sociaux (3 300). « Nous avons plus de 25 % de logements sociaux dans les Hauts-de-Seine. C’est 10 points de plus de Paris. Je veux bien recevoir des leçons du maire de la capitale.Mais en l’occurrence qu’il choisisse un autre sujet. Si, en la matière, on était comme lui, c’est nous qui lui donnerions une leçon. Pour ne pas perdre de temps, on ne lui donne pas ». Le président est revenu sur les aides à la pierre en déclarant que le Conseil Général devrait obtenir la compétence en la matière.
Et sur le futur Etablissement Foncier 92, Nicolas SARKOZY a eut cette réflexion : « Je ne voulais pasque l’on ait un établissement régional dont je connaissais déjà la politique ! Et je te prélève des impôts à l’ouest pour financer à l’Est. Elus de l’Ouest, il n’est pas anormal que nous agissions d’abord pour cette population de 1,5 millions d’habitants. Notre structure aidera les communes à acquérir du foncier pour que les maires puissent avoir leur propre politique. Cette agence ne sera pas aménageur, mais aura pour seul but d’aider à l’acquisition du foncier », a-t-il déclaré en précisant que le Premier Ministre lui a confirmé par écrit « que cet établissement puisse être créé avant la fin du 1er trimestre 2006 » et en ajoutant : « A partir du moment où c’est une bonne idée, ce n’est pas la peine d’attendre la saint glin-glin pour la mettre en œuvre.Et je compte bien que la volonté du Premier ministre soit respectée » (rires dans la salle). Ila noté que l’OPDHLM a pris la mesure de cette politique : 900 nouveaux logements sociaux seront construit ou acquis sur les 2 prochaines années. « Comme l’Office et le Conseil général ne peuvent mener cette politique seuls. Chaque commune et tous les bailleurs sociaux doivent s’engager. Je propose de les rencontrer pour nous engager maintenant sur un livre blanc du logement dans les Hauts-de-Seine pour voir ce que les uns ou les autres nous avons besoin pour avancer », a-t-il annoncé. Il a abordé enfin la politique d’acquisition sociale à la propriété en rappelant que 4000 logements seront mis en vente sur les 5 prochaines années dont 877 dès 2006. « Je ferai en sorte que cette volonté politique ne soit pas instantanément compliquée par des considérations technocratiques, administratives, financières et fiscales pour être sûr que cela ne se fasse pas ! » a-t-il prévenu en souhaitant « que cette politique ne soit pas détournée de son objectif en mettant des prix tels que personne ne puisse devenir acquéreur ». Il a ajouté qu’il faudra reconstruire les appartements vendus et contractualiser avec les communes « alors que beaucoup de maires sont réticents à construire parce qu’ils ne sont pas certains des conditions d’attributions.
Paul PHILIPPART (Première Heure du 27 Janvier 2006)
877 LOGEMENTS / PAVILLONS
OPDHLM 92
PROPOSES A LA VENTE 2006
Dans son bilan, Jean-Paul DOVA a noté la fusion-absorption de l’Office HLM de Bois-Colombes où sera créée une 6ème délégation (afin de recentrer Nanterre sur cette ville où l’Office dispose d’un patrimoine important) et l’intégration de l’Office municipal d’Asnières (1 375 logements + 2 foyers de 237 chambres). « Nous sommes à l’origine de deux des premières fusions-absorptions d’offices HLM en France, disposant ainsi d’un patrimoine de 31 000 logements. L’Office 92 s’est engagé avec le Plessis et Suresnes dans une expérience de ventes de logements sociaux aux locataires », a déclaré Jean-Paul DOVA en précisant que le montage technique et financier était terminé. Les premiers sites sont définis. Les candidats se sont fait connaître : « Cette année, 877 logements/Pavillons seront proposés à la vente l’ensemble de notre patrimoine. Nous attendons l’officialisation de l’Agence Foncière départementale qui doit nous permettre d’accroître nos possibilités de constructions nouvelles ». 2005 s’est caractérisé par une relance de la construction neuve avec de nombreux chantiers à Antony, Asnières, Bois-Colombes, Boulogne, Chaville, Clamart, Fontenay, Le Plessis, Levallois, Malakoff, Rueil, Sceaux, Sèvres et Villeneuve-la-Garenne. « En 2006, 700 logements sociaux devraient être proposés au financement de la DDE et nous avons projeté entre 2005 et 2008 de livrer 2000 logements sociaux » a-t-il annoncé en citant un nouvel établissement pour personnes âgées dépendantes (100 chambres) au Plessis, 4 établissements pour handicapés avec des appartements thérapeutiques à la Garenne, Châtenay, Fontenay et Antony, un nouveau foyer de 130 chambres destinées à de jeunes travailleurs dans la cité Jardin de Suresnes. Ensuite l’opération ANRU dans le quartier du Noyer Doré à (Antony) et le lancement du renouvellement urbain dans les quartiers Nord d’Asnières avec la démolition programmée de al barre dite des Gencia. Enfin, 500 logements ont été réhabilités en 2005 en sachant que l’Office a procédé depuis la fin des années 80 à la réhabilitation lourde de plus de 19 000 logements. Il a renforcé sa politique sociale afin de venir en aide à des locataires qui rencontrent des difficultés pour payer leurs foyers (550 protocoles Borloo ont déjà été mis en œuvre depuis 18 mois) « N’en déplaise à ceux qui prétendent avoir le monopole de la solidarité et de l’insertion sociale, nous pensons que la politique du logement menée dans les Hauts-de-Seine est faite pour mettre en mouvement l’ascenseur social grippé depuis quelques décennies », a constaté le président Jean-Paul DOVA.
Permanence UMP Nanterre - 19 ter, Rue Sadi Carnot - NANTERRE Hauts-de-Seine
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La loi, l’histoire et le devoir de mémoire
Rapport d'Arno Klarsfeld, avocat
25 janvier 2006
Par une lettre en date du 21 décembre 2005, vous m’avez demandé de réfléchir sur la loi, l’histoire et le devoir de mémoire. Cette demande fait suite aux controverses qui ont porté sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ainsi qu’à la pétition de certains historiens parue dans la presse le 13 décembre dernier exigeant l’abrogation des lois du 13 juillet 1990 réprimant le négationnisme, celle du 29 janvier 2001 reconnaissant le génocide arménien, celle du 10 mai 2001 faisant de la traite et de l’esclavage un crime contre l’humanité ainsi que celle du 23 février 2005.
Dans les régimes autoritaires ou dictatoriaux qui ont sévi en l’Europe au XXème siècle, la mémoire des évènements passés a constitué un enjeu essentiel impliquant une écriture justificative de l’histoire conforme à l’idéologie dominante. Dans les régimes parlementaires et démocratiques ces enjeux de mémoire sont devenus considérables à leur tour pour d’autres raisons.
Pour la première fois depuis la Pax Romana les Européens bénéficient d’une aussi longue période de paix et de prospérité : ils vivent libres, sont soignés, mangent à leur faim, ont une espérance de vie de 30 ans plus longue qu’au début du siècle précédent; ils ont droit à l’éducation ; ils ont du pain et aussi des jeux, ceux de la télévision, se reposent deux jours par semaine et ceux frappés par le chômage ne sont pas pour autant condamnés à mourir de faim et de misère comme dans les années 1930. Cette Europe constituée de nations réconciliées a retenu les leçons des tragiques expériences hitlérienne et stalinienne, répudie les totalitarismes de l’extrême droite et de l’extrême gauche et cherche résolument, et avec bon sens, à éviter les crises économiques et les bouleversements sociaux et politiques qui déchaînent les grandes peurs, les instincts, les passions, la violence, la cruauté, l’inhumanité, la guerre et la mort. Cette Europe dégagée de la pression des nationalismes dispose de temps apaisé et éprouve le besoin de se retourner sur son passé et ses traumatismes.
Auparavant en moins d’un demi-siècle la France a connu deux guerres mondiales dont elle est sortie victorieuse certes, mais au prix dans la première d’une terrifiante saignée humaine, dans la seconde d’une accablante défaite initiale suivie d’une profonde division entre une France complice de l’Allemagne hitlérienne et une autre France, celle de la Résistance intérieure et extérieure. La décomposition de son Empire d’outre mer a suivi avec les guerres d’Indochine et d’Algérie et la décolonisation.
La confrontation de la France avec son passé s’exprime avec d’autant plus de complexité que la France n’a compté longtemps que des Français de souche ou des immigrants chrétiens qui se sont rapidement intégrés. Pendant des siècles les seuls éléments extérieurs à la chrétienneté ont été les Juifs. On enseignait alors légitimement à chaque jeune français : « Nos ancêtres les gaulois ». Aujourd’hui la France compte aussi en son sein de nombreux descendants des anciens colonisés et d’anciens esclaves ainsi que des rapatriés des colonies et une importante communauté d’origine arménienne.
Toutes ces mémoires sont différentes, parfois elles sont antagonistes, mais toutes ont été meurtries et font partie de la mémoire collective française. Leur devoir de mémoire respectif leur impose de militer pour que les injustices et les souffrances subies collectivement par leurs ascendants soient solennellement reconnues par l’Etat, que ce soit la Nation, la République ou la France.. Les enjeux de la mémoire sont importants pour assurer la cohésion de la société ce qui amène le politique et donc le législateur à intervenir..
Les historiens signataires de la pétition du 13 décembre se disent « émus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des évènements du passé…». Cette émotion est étonnante. Signifie-t-elle que selon eux il n’appartient pas aux hommes politiques d’apprécier selon le prisme de leurs convictions et de manière publique les évènements liés à notre histoire tout comme à l’histoire universelle.
Les signataires estiment qu’il appartient aux seuls historiens « d’écrire l’histoire » Les historiens n’écrivent pas l’histoire, les hommes, les peuples font l’histoire; les historiens se contentent d’écrire sur l’histoire.
Les pétitionnaires concluent : « L'histoire n'est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique... Nous demandons l'abrogation de ces dispositions législatives indignes d'un régime démocratique ».
Ces historiens se trompent. Apprécier le passé c’est aussi le champ du politique et bien sûr des parlementaires représentant la Nation. Il est essentiel de promouvoir parfois des lois mémorielles qui, comme ce fut souvent le cas dans le passé favorisent l’union de la Nation et de notre peuple et aussi de reconnaître l’ensemble des identités qui coexistent dans la République.
Si ’historien établit les faits avec rigueur et précision, il ne peut assumer la tâche du législateur qui est de protéger et de concilier ces mémoires dans le souci prioritaire de la cohésion nationale. Les lois mémorielles ne sont pas une exception spécifique à notre République.
Par le passé le législateur a souvent organisé les commémorations d’évènements historiques en leur donnent un sens politique et organisé l’indemnisation de victimes de guerres mondiales ou coloniales ou même de péripéties politiques intérieures, tels une révolution ou un coup d’Etat (ordonnance du 19 janvier 1816 pour commémorer les victimes de la Révolution, loi de 1825 du Milliard des Emigrés, loi du 30 juillet 1881 pour indemniser les victimes du coup d’Etat de décembre 1851). La loi du 7 juillet 1880 dispose que « La République adopte le 14 juillet comme journée de célébration nationale ». Célébrer le 14 juillet n’est-ce pas un jugement sur notre histoire et qui contredit l’ordonnance citée du 19 janvier 1816.
Bien d’autres lois mémorielles pourraient être citées : la loi du 25 octobre 1919 qui décide : « « un monument national commémoratif des héros de la grande guerre, tombés au champ d’honneur, sera élevé à Paris ou dans les environs immédiats de la capitale. Tous les ans, une cérémonie sera consacrée dans chaque commune à la mémoire et à la glorification des héros morts pour la patrie » « Héros », « Champs d’honneur », et « Glorification » sont des mots qui « apprécient » l’histoire.
Une loi du 7 novembre 1918 avait décidé que « le citoyen Clemenceau et le Maréchal Foch ont bien mérité de la Patrie ». N’est-ce pas porter une appréciation historique ? Les fusillés de 1917 n’ont pas été jugés dignes d’avoir mérité de la patrie. Une loi du 24 octobre 1922 fixe le 11 novembre comme journée de commémoration de la victoire tandis que la loi du 7 mai 1946 décide que « la commémoration de la victoire remportée par les armées françaises et alliées le 8 mai 1945 sera célébrée le 8 mai ». Une loi a aussi été votée le 21 mai 1947 pour la conservation du souvenir du débarquement en Normandie. Et la loi du 14 avril 1954 dispose « le dernier dimanche d’avril… des cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à l’héroïsme de ceux et celles qui en furent les victimes ».
Ces lois ont un caractère mémoriel qui impliquent également des éléments normatifs, des obligations. C’est aussi le cas de la loi du 10 juillet 2000 instaurant « une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes antisémites de l’Etat français et d’hommage aux justes de France » dont l’organisation sur le plan national et départemental est mise en œuvre par un décret en Conseil d’Etat. Faut-il rappeler que cette loi succède à un décret présidentiel du 3 février 1993 instituant une Journée Nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité commis sous l’autorité de fait dite « gouvernement de l’Etat Français ». Ce décret a été transformé en loi après le discours historique du Président de la République le 16 juillet 1995 reconnaissant que « La France patrie des Lumières et des droits de l’homme, terre d’accueil et d’asile, la France ce jour là accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. » et évoquant l’autre France « présente une et indivisible dans le cœur des Français », et ces « Justes parmi les nations qui permirent de sauvegarder les trois quarts des Juifs de France ». Le Président de la République est-il intervenu indûment en s’exprimant avec courage et lucidité dans un domaine où pendant des décennies les historiens, auteurs des manuels scolaires, ont manipulé et falsifié l’histoire du gouvernement Pétain/Laval en enseignant aux élèves que les familles juives étaient arrêtées par les seuls Allemands alors que la plupart d’entre elles ont été arrêtées par des forces de police aux ordres du gouvernement de Vichy.
La France n’est pas seule parmi les démocraties où le Parlement « dit » l’histoire ». les grandes démocraties font de même. Aux Etats-Unis en vertu d’une loi fédérale on célèbre le jour de Christophe Colomb et l’on estime que la découverte de l’Amérique est un événement digne d’être célébré. Pourtant combien de centaines de milliers sinon de millions d’Indiens d’Amérique du Sud, Centrale et du Nord ont été exterminés en raison de cette découverte. On y célèbre aussi en vertu d’une loi le Marthin Luther King day et non celui du Klu Klux Klan On célèbre l’anniversaire de Lincoln, défenseur de l’Union contre la Sécession et pas celui de Lee. Ces jours de « national Holiday » sont une lecture de l’histoire par le Parlement américain.
Le 3 novembre 2004, le parlement espagnol a approuvé une motion demandant que soient retirés des lieux publics les symboles de la dictature franquiste présents dans tout le pays, notamment les statues, et que soient rebaptisés les rues, voies de circulation et établissements d’enseignement portant le nom de Franco ou de ses généraux.
En Italie, la même année, une loi a institué une journée du souvenir « en mémoire des victimes de l'exode des Istriens, des habitants de Fiume et des Dalmates », pour commémorer les massacres des Italiens, et notamment de ceux qui avaient soutenu le régime fasciste, par des minorités slaves. Cette commémoration a lieu le 10 février, date du traité de Paris de 1947 qui mit fin aux massacres et donna l'essentiel de l’Istrie à la Yougoslavie.
En Grèce, une loi entrée en vigueur le 1er janvier 1990 a accordé le droit à pension aux personnes ayant participé aux groupes de "résistants" ou à "l'armée démocratique" pendant la guerre civile. Une reconnaissance fut ainsi apportée à ceux qui étaient jusque là considérées comme "rebelles".
En Russie, dès le 19 octobre 1991, une loi a été adoptée sur la réhabilitation des victimes de mesures de répression politique du régime communiste. Le 18 juin 1996, le Président de la Fédération de Russie a pris un décret relatif aux insurrections paysannes de 1918 et 1922. C’était là encore juger les suites de la révolution d’Octobre 1917, laquelle fut qualifiée, à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, en 1997, par le président Boris Eltsine d’« erreur historique fatale ».
Le 21 janvier 1997, le président Vaclav Havel et le chancelier Helmut Kohl ont signé une déclaration de réconciliation entre leurs deux nations : l’Allemagne exprimait des regrets pour l’annexion des Sudètes en 1938, la République tchèque pour l’expulsion de cette région de trois millions d’Allemands en 1945. Cette déclaration n’est qu’un exemple parmi d’autres du travail de mémoire accompli en Allemagne pour assumer son passé. La réparation des conséquences du passé y tient une grande place depuis la loi fédérale de réparation du 18 septembre 1953 d'indemnisation pour les préjudices corporels et professionnels subis par les personnes du fait du régime national-socialiste, jusqu’à la loi d’indemnisation des travailleurs forcés de la Deuxième Guerre Mondiale, adoptée en juillet 2000, au titre de laquelle sont indemnisés des ressortissants français.
En Belgique, une loi du 26 janvier 1999 crée un "statut de l'enfant juif caché pendant la seconde guerre mondiale" qui donne lieu à l'établissement d'un titre de reconnaissance honorifique.
Pour exprimer sur l’histoire commune des positions, n'ayant pas de portée normative, la plupart des parlements étrangers votent des motions ou des résolutions. Or, en France, le Parlement français ne peut prendre publiquement position qu'en votant les lois, en censurant le Gouvernement ou en approuvant une déclaration de politique générale. Le vote de résolutions est en effet limité en vertu de la décision du Conseil constitutionnel n°59-2 du 17 juin 1959 portant sur le Règlement de l'Assemblée nationale aux seuls cas prévus par la Constitution : d’une part, la formulation de mesures et décisions relevant de la compétence exclusive de l'Assemblée, c'est-à-dire les mesures et décisions d'ordre intérieur ayant trait au fonctionnement et à la discipline de l’Assemblée, et ,d’autre part, depuis une réforme constitutionnelle de 1992, la formulation d’avis relatifs aux propositions d'actes communautaires soumises par le Gouvernement. Peut-être faudrait-il reconnaître plus largement au Parlement le droit de voter des résolutions afin de s'exprimer solennellement sur certains sujets, relatifs en particulier à la mémoire, sans avoir à recourir à la loi qui doit demeurer normative
Les lois mémorielles existent surtout par rapport au devoir de mémoire qui concerne principalement une histoire récente et une brève succession de générations. Elles ne peuvent avoir de prise que sur l’époque contemporaine et la reconnaissance d’un évènement important : le génocide arménien, celui des Juifs, l’esclavage qui se perpétue dans certaines régions du globe, les guerres mondiales et coloniales. Le Parlement n’accepterait pas de mettre en cause la réputation de St Louis parce qu’il a fait noyer les Juifs qui refusaient d’abjurer ou de nier que le XVIIème siècle fut celui de Louis XIV parce-que ce roi a mené des guerres désastreuses ou bien de déclarer que Napoléon a commis un crime contre l’humanité en rétablissant l’esclavage, même si la loi sur l’esclavage a été votée le 10 mai 2001. La loi strictement mémorielle n’implique en effet aucune obligation, aucune sanction juridique.
La loi Gayssot punissant la contestation de l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils ont été définis par le statut du Tribunal International de Nuremberg qui lie la France fait exception et comporte des sanctions pénales. Elle ne restreint pas la liberté d’opinion car le négationnisme constitue une agression contre l’histoire ; la recherche historique ne se confond pas avec la falsification ou la manipulation consciente des faits.
L’agression des négationnistes a été ressentie avec douleur par les membres survivants des familles victimes de la Shoah. La loi permettait aux personnes injuriées, insultées, diffamées, dont la vie privée était dévoilée et même à celles dont on rappelait les faits de collaboration amnistiés de collaboration avec l’ennemi, d’entamer des poursuites judiciaires, mais la loi ne fournissait aucun recours spécifique à ceux qu’on accusait publiquement d’un mensonge odieux et dont on vilipendait le chagrin.
Il était nécessaire de protéger la sensibilité d’hommes et de femmes souffrant de l’anéantissement criminel de leurs proches et que fût réprimée la négation, considérée comme un délit, du génocide perpétrés à l’encontre du peuple juif. Les familles des victimes sont chaque jour reconnaissantes au Parlement français d’avoir adopté cette loi de salubrité publique Elles savent que sans cette loi les déclarations et les écrits négationnistes se seraient multipliés.
La loi Gayssot comble une lacune; elle précise la loi du 1er juillet 1972 contre le racisme et l’antisémitisme qui n’avait pas prévu que la haine anti-juive pourrait être efficace non pas seulement en calomniant et en diffamant directement les Juifs mais en niant les crimes dont ils ont été victimes
L’antisémitisme d’Etat de Vichy a débuté explicitement par l’abrogation le 27 avril 1940 du décret loi Marchandeau en date du 21 août 1939 qui sanctionnait la propagande antisémite dans la Presse. Il fallut attendre trente trois ans, (1972), pour qu’en fait les dispositions essentielles de la loi Marchandeau soient à nouveau votées et étendues. La loi Gayssot en est le prolongement.
La loi Gayssot a été votée également afin d’éviter des débats scabreux entre historiens et pseudo historiens dans les prétoires. Grâce à cette loi le rôle des juges se limite, comme ils le souhaitaient, à constater l’infraction et à la punir.
La loi Gayssot n’empêche pas la recherche historique de bonne foi et les nécessaires rectifications qu’elle impose. Nul ne songe à accuser Raul Hilberg de révisionnisme quand il estime le nombre de victimes de la Shoah à cinq millions plutôt qu’à six millions ou Serge Klarsfeld quand il établit le nombre des déportés Juifs de France à 76.000 et non à 100.00 comme l’avait indiqué le Ministère des Anciens Combattants
Soulignons que les négationnistes n’ont pas connu de véritable succès dans le monde universitaire occidental. Ils représentent une infime minorité et leur propagande n’a pas du tout entamé dans les opinions publiques la crédibilité de l’horreur subie par le peuple Juif. Cette contestation eut même paradoxalement, un effet contraire à celui que les négationnistes espéraient: elle a incité les historiens à rassembler la documentation la plus précise possible, à produire des travaux et des études universitaires de grande rigueur et à créer ou développer d’importants Mémoriaux ou centres de documentation. C’est qu’ainsi que s’est constitué le véritable barrage aux tentatives de nier la Shoah de la diminuer ou de la banaliser. La protection véritable qu’accorde la loi Gayssot et les sanctions qu’elle prévoit est celle dont bénéficient les survivants de la Shoah auxquels elle épargne une confrontation insupportable avec la haine anti juive sous sa forme la plus haïssable.
La loi Gayssot ne constitue pas une exception française au sein de l’Europe : plusieurs pays se sont dotés de dispositions similaires (Belgique[1] l'Allemagne[2], l'Espagne[3], le Luxembourg, l'Autriche, la Suisse…). Et les négationnistes Ernst Zundel et David Irving sont actuellement emprisonnés en Allemagne et en Autriche.
Quant à la Commission européenne des droits de l’homme elle a rejeté à plusieurs reprises les recours formés par des auteurs négationnistes, notamment dans sa décision du 24 juin 1996, « Pierre Marais c. France » (n° 31159/96.) où elle a clairement affirmé que « La Commission estime que les dispositions pertinentes de la loi de 1881 et leur application en l'espèce visaient à préserver la paix au sein de la population française… La Commission estime que les écrits du requérant vont à l'encontre de valeurs fondamentales de la Convention, telle que l'exprime son préambule, à savoir la justice et la paix. Elle considère que le requérant tente de détourner l'article 10 (art. 10) de sa vocation en utilisant son droit à la liberté d'expression à des fins contraires au texte et à l'esprit de la Convention et qui, si elles étaient admises, contribueraient à la destruction des droits et libertés garantis par la Convention. ».
La loi sur le génocide arménien n’est pas de même nature que la loi Gayssot : elle n’est que déclarative et dispose en un article unique : « La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915». La France n’a pas été impliquée dans ce génocide qui s’est limité géographiquement à la seule Turquie. Alors pourquoi une telle loi ?
Le premier génocide du vingtième siècle fut le génocide arménien qui a causé la suppression systématique par les Turcs de dizaines de milliers de familles arménienne. Si ce génocide avait été suivi d’une œuvre de légitime justice comme la communauté internationale en a eu quelque temps la velléité, ce premier génocide n’aurait vraisemblablement pas été suivi d’un autre au cours de la seconde guerre mondiale.
En outre il existe en France une importante communauté de Français d’origine arménienne. L’histoire doit relier les hommes à leur pays mais aussi à leurs ancêtres, à leur mémoire. Enfin cette loi est aussi une marque de l’intérêt constant que la France n’a cessé de porter à l’Arménie.
Dans la continuité de sa résolution du 18 juin 1987 reconnaissant le génocide arménien, le Parlement européen a voté le 15 novembre 2000 une résolution sur le rapport concernant les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion qui "invite le Gouvernement turc et la Grande Assemblée Nationale turque à accroître leur soutien à la minorité arménienne (…) notamment par la reconnaissance publique du génocide que cette minorité avait subi avant l'établissement d'un Etat moderne en Turquie". Le 17 novembre 2000, la Chambre des Députés du Parlement italien a adopté une résolution reprenant les termes de celle du Parlement européen.
La loi dite Taubira du 10 mai 2001 dispose que « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité »
Pourquoi cette loi est-elle nécessaire même si elle n’évoque que la traite et l’esclavage pratiqués par les puissances européennes? Deux raisons : la France a été impliquée dans ce processus ; les territoires aujourd’hui d’outre mer font partie de la République française et les communautés dont les ancêtres ont souffert sont présentes sur le territoire nationale.
Il est nécessaire de commémorer ce que fut l’organisation de l’inhumaine « traite des nègres », considérés légalement et théologiquement comme « biens meubles » parce qu’ils étaient nés de couleur noire. Il faut se souvenir des rafles criminelles, des massacres de ceux qui résistaient et des inutiles, de la séparation des familles, des terribles conditions de voyage à fond de cale, de la sélection des aptes et des inaptes, du travail forcé les fers aux pieds, des sanctions et des mutilations, du viol légal des épouses noires, de l’enlèvement des enfants, de l’impossibilité de conserver sa langue originelle et sa culture. Fixer une date de commémoration nationale des souffrances dues à l’esclavage est souhaitable d’autant que l’esclavage perdure dans de nombreuses régions du monde et devrait être éradiqué.
L’article 4 de la loi du 23 février 2005 dispose que « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre mer, notamment en Afrique du Nord » et « accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit »
La première partie de l’article 4 est inacceptable parce qu’il évoque le seul « rôle positif » de la présence française sans rappeler ce que furent les méfaits considérables de la colonisation et les agissements des grandes puissances européennes : la conquête militaire, les massacres, les exactions, la répression policière, l’exploitation économique, le temps du mépris et le temps du dépeçage. Tout le continent africain a été partagé entre quelques états européens : la France, l’Angleterre, la Belgique, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Italie, l’Espagne et le Portugal qui s’arrogeaient les droits de surhommes blancs, glorieux d’avoir vaincu des peuplades hostiles et de leur avoir apporté une colonisation qu’ils n’avaient pas sollicitée.
Cet article a heurté à juste titre les descendants de ceux qui ont souffert de cette colonisation et qui l’ont considéré comme une provocation. Une réécriture de cet article est indispensable. C’est ce que j’ai indiqué dès le 24 décembre (Libération – Le Monde) tout en précisant qu’il ne serait pas équitable de refuser de prendre en considération certains aspects positifs de la présence française.
Fernand Braudel écrivait en 1963 dans « Le Monde actuel » :
« Ce legs, aussi important qu’il paraisse parfois serait de peu d’utilité et éminemment périssable si les héritiers n’avaient aussi acquis au cours de la pénible épreuve de la colonisation de quoi leur en permettre aujourd’hui l’utilisation rationnelle. L’enseignement, un certain niveau de la technique, de l’hygiène, de la médecine, de l’administration publique, sont les meilleurs biens légués par les colonisateurs, la contrepartie positive aux destructions opérées par le contact européen dans les vieilles habitudes tribales, familiales, sociales sur lesquels reposaient toute l’organisation et la culture »
Les manuels scolaires ont très longtemps vanté les mérités de la colonisation sans y déceler le moindre aspect négatif. Aujourd’hui le bilan de la colonisation tel que généralement exposé dans les manuels scolaires n’indique aucun des aspects positifs que rappelait Fernand Braudel. Il n’est pas raisonnable de passer en un demi-siècle d’un panégyrique de la colonisation à son dénigrement total.
Souvenons nous aussi du contexte social français à l’époque de la colonisation, de l’exploitation indigne du prolétariat : des enfants de dix ans travaillaient douze heures par jour, sans éducation, sans congés, sans couverture médicale.
Si deux mémoires antagonistes ne peuvent se concilier, si l’une refuse de reconnaître les méfaits et l’autre d’admettre les aspects positifs, peut-être est il plus raisonnable qu’un terme neutre soit adopté et que les manuels scolaires reconnaissent la place conséquente de l’histoire de la présence française dans les territoires autrefois d’outre mer en précisant que ces territoires ne correspondent plus à ceux d’aujourd’hui
Les reproches des historiens quant à l’intervention du politique et plus spécifiquement du législateur dans le champ de l’histoire ne sont pas fondés : l’histoire n’est pas le pré carré des historiens. L’idée qu’un peuple se fait de son histoire est un facteur considérable de son avenir et il est légitime que le Parlement, qui représente la nation, puisse intervenir occasionnellement afin de fixer des perspectives et des repères moraux. A cette fin les élus procèdent démocratiquement et publiquement avec leurs convictions politiques -ni plus, ni moins présentes que chez les historiens.
09:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le nouveau slogan socialiste : Contre un Passeport pour l’Emploi !
Dans la famille « on a tout essayé contre l’emploi sauf ce qui marche », je voudrais le Contrat Première
Embauche, une idée défendue par le Gouvernement et issue d’une convention UMP.
Voilà enfin une véritable initiative courageuse contre le chômage des jeunes : le CPE est un contrat de travail à durée indéterminé ouvrant des droits nouveaux pour les jeunes de moins de 26 ans. Parmi ces nouveaux droits, on peut citer un droit à la formation dès la fin du premier mois, une indemnisation- chômage (à partir du 4ème mois), un accès au crédit et au logement facilité. Enfin, si une période de consolidation de deux ans est en effet prévue, les stages, les CDD et les périodes en alternance seront décomptés de ces deux ans. Ce qui réduit considérablement cette période d’essai.
On peut être opposé au CPE mais il faut alors avoir le courage de défendre les éventuelles alternatives à ce projet. Et des « projets alternatifs », je n’en vois que deux : le « statu quo » ou les « fausses solutions socialistes ».
Enterrer le CPE comme le souhaitent le PS et ses pantins syndicaux (UNL, FIDL et UNEF), ce serait d’abord faire le choix du statu quo. Quel est au juste cet âge d’or auquel nous nous apprêtons à renoncer ?
Et bien c’est un monde merveilleux où le chômage s’élève à 23 % chez les jeunes et même à 40 % chez les jeunes sans qualification. Un monde où le CDD est la règle, c’est-à-dire un contrat de travail qui dure 18 mois au maximum, 4 mois en moyenne et dont la moitié ne dure qu’un mois. Un monde, enfin, où le jeune met 8 à 11 ans avant de trouver un emploi stable en alternant périodes de stage, CDD et périodes sans activité ni ressource. En gros, le jeune trouve son premier CDI vers 30 ans, à l’âge précisément où il cesse d’être un jeune…
CFE, CDD, CDI,… pour les socialistes ce serait plutôt le CDV : le Contrat « Démerdez-Vous ». En effet, depuis que son électorat s’est embourgeoisé, le PS préfère se raccrocher à des principes incantatoires plutôt que se heurter à des réalités économiques et sociales. La gauche agite l’épouvantail de « la précarité institutionnalisée » et sacralise le CDI, alors que dans les faits, la précarité est installée depuis longtemps dans un système pervers où le CDD est la règle et le CDI l’exception.
Nos amis socialistes, qui portent leurs beaux principes en bandoulière, ne sont même plus conscient d’une réalité toute simple : en l’absence d’assouplissement des règles du droit du travail pour la première embauche, en l’absence d’une action spécifique à destination des jeunes, l’obtention d’un premier job sera toujours une formalité pour le « pistonné » et un parcours du combattant pour le commun des mortels.
Plutôt que des mesures anesthésiantes comme les « emplois-jeunes », nous avons fait le choix de vrais passeports pour de vrais boulots. Evidemment les professionnels de la manif et de l’immobilisme sont contre. Mais à présent, nous connaissons les différentes voies possibles. Alors à nous de choisir la meilleure pour nous aider à faire nos premiers pas dans la vie active.
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vendredi, 27 janvier 2006
NOUVELLE HAUSSE DES IMPOTS REGIONAUX
■ Le président socialiste Jean-Paul HUCHON compte faire voter une hausse de la fiscalité de 23 %
■ Elle doit soutenir un budget en augmentation à 3,6 milliards d’euros.
Droit dans ses bottes ! Si l’expression n’était pas déjà passée à la postérité dans la bouche d’un ancien Premier ministre, Jean-Paul HUCHON aurait pu la reprendre à son compte. Sourd aux critiques de son opposition de droite, le président (PS) de la région Ile-de-France défend son projet de budget 2006. Un budget qui s’élève à 3,65 milliards d’euros (+ 11 % par rapport à 2005) et qui repose sur une hausse et qui repose sur une hausse de la fiscalité de 23 %. « Un budget, c’est d’abord et avant tout des dépenses au services des Franciliens », a plaidé hier Jean-Paul HUCHON, avant de détailler les priorités affichées par sa majorité. Le conseil régional en débattra à partir de Lundi.
En 2006, les crédits d’investissement de la région Ile-de-France s’élèveront à 1,94 milliards d’euros (53,4 %), et les crédits de fonctionnement à 1,7 milliards (46,6 %). « Le conseil régional est un acteur majeur qui a parfois vocation à se substituer à l’Etat, ou à faire différemment de lui », a explique Jean-Paul HUCHON. C’est particulièrement vrai, a-t-il ajouté, puisque pour la première fois le budget du Syndicat des Transports d’Ile-de-France ((STIF) sera élaboré sous la seule responsabilité des élus régionaux et départementaux. Les autres priorités de la région portent sur le logement, la rénovation des lycées, la politique de la ville et la protection de l’environnement.
Alléger l’emprunt. Jean-Paul HUCHON et sa majorité ont fait le choix d’augmenter une nouvelle fois la fiscalité régionale, plutôt que d’alourdir la charge de l’emprunt, afin de conserver une capacité d’endettement pour financer, notamment, de « grands investissements dans les transports en 2007, 2008 et 2009 ». La hausse des taux régionaux des impôts locaux atteindra 23 %. « Nos taux de fiscalité sont inférieurs de près de la moitié à ceux des autres régions », se défend Jean-Paul HUCHON. Le taux de taxe professionnelle passera à 1,53 % contre 2,8 % pour les autres régions, le taux du foncier bâti à 1,27 % contre
2,96 %, le taux du foncier non bâti à 2,20 % contre 7,03 %.
Autant d’arguments irrecevables pour les élus de l’opposition. Le président du groupe UMP, Roger KAROUTCHI, a d’ores et déjà annoncé le lancement d’une pétition, à un million d’exemplaires, « contre l’explosion des impôts qui touchent les Franciliens ». Le président du groupe UDF, Bernard LEHIDEUX, déplore quant à lui « du saupoudrage tous azimuts ». « La région devrait se consacrer davantage à l’investissement », assure-t-il. Cela promet quelques échanges bien sentis dans l’hémicycle régional…
LES TRANSPORTS, PREMIER POSTE D’INVESTISSEMENT
Le projet des dépenses d’investissements du budget 2006 de l’Île-de-France en %
Formation professionnelle et apprentissage 1,4
Culture, sport, tourisme, solidarité, sécurité 9,1
Emploi, développement économique, enseignement
Supérieur, recherche 11,2
Environnement, aménagement, développement rural 11,8
Logement, politique de la ville 12,4
Enseignement secondaire 24,4
Transports, déplacements 28,9
Autres 0,8
Total : 1,95 milliards sur un budget total de 3,65 milliards d’euros
Pascal GATEAUD (de la Tribune du 25 Janvier 2006)
14:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
UNE FAC AMERICAINE PREND PIED SUR L’ILE SEGUIN
URBANISME
Afin de développer ses activités, l’Université américaine de Paris vient d’entamer des négociations pour acquérir d’anciens terrains Renault à Billancourt.
UNE INSTITUTION internationale, prête à payer son ticket d’entrée rubis sur l’ongle. Il n’en fallait pas plus pour que Jean-Pierre FOURCADE, le sénateur maire UMP de Boulogne Billancourt (Hauts de Seine) soit séduit par le souhait de l’American Université of Paris (AUP) de s’implanter sur l’île Seguin. Un projet que le PDG de la Saem d’aménagement Val-de-Seine a annoncé hier soir à son conseil municipal. « L’université américaine de Paris a exprimé son intérêt pour un transfer de ses activités dans la ZAC Seguin rives de Seine », a expliqué l’élu. Une chaire d’économie ouverte par la New York University (NYU) devrait par ailleurs venir renforcer ce pôle « éducation ».
Fondée en 1962 par Lloyd Delamater, un amoureux de la France, cette « université indépendante » installée dans le VIIè arrondissement de Paris souhaite s’agrandir. Objectifs : « développer la recherche en partenariat avec les universités françaises et internationales » et « organiser des conférences d’envergure ». En clair, il s’agit d’accroître la notoriété de cet établissement plutôt discret. Présidée par Gerardo della Paolera, fondateur et ancien recteur de la très élitiste Universitad Torcuato Di Tella (UTDT) de Buenos Aires, en Argentine, elle compte une centaine de professeurs dont une grande majorité de docteurs, issus de 15 nationalités différentes. Quelque 900 étudiants représentant une centaine de nationalités dont 100 Français y étudient notamment l’économie, l’histoire de l’art, les beaux-arts, la littérature comparée, l’informatique, les mathématiques, la politique comparée ou encore les affaires internationales. L’enseignement se fait exclusivement en anglais, à 30 749 € l’année scolaire. L’AUP délivre des diplômes américains, notamment deux masters, l’un en finance, l’autre en relations internationales-résolution des conflits, en partenariat avec l’institut catholique.
Douze années d’aménagement
Petit bout par petit bout, les 52 hectares laissés vacants par l’usine Renault, dont les 3 hectares abandonnés par la Fondation François Pinault en mai dernier, trouvent acquéreur. Leur aménagement coûtera une douzaine de millions d’euros par an pendant douze ans. Ces nouvelles structures viennent s’ajouter à l’Institut national du cancer (Inca) et à l’Inserm, qui constituent le pôle sciences-recherche de l’île Seguin. Des résidences d’artistes et de chercheurs, un hôtel international de luxe de 160 chambres doté d’espaces d’exposition et de conférence, et le projet des scènes de musiques actuelles (SMAC) feront quant à eux partie du pôle culturel, également en construction. Le comité d’experts formé en Novembre dernier pour choisir, sur une quarantaine de propositions, le projet qui doit succéder à celui de François PINAULT a jusqu’à l’été pour rendre son verdict.
Justine DUCHARNE (Le Figaro du 27 Janvier 2006)
Permanence UMP Nanterre - 19 ter, Rue Sadi Carnot - NANTERRE Hauts-de-Seine
14:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 26 janvier 2006
2006, année de la démocratie à l’UMP
La réforme des statuts de notre Mouvement a été approuvée par 97% des 119 028 adhérents qui ont participé à ce vote. Alors que le bureau politique du 6 décembre 2005 avait approuvé cette réforme à l’unanimité, le nombre impressionnant de votants montre à l’évidence l’attachement de tous pour une plus grande démocratie au sein de l’UMP.
Les nouveaux statuts sont donc maintenant en vigueur et participeront à une meilleure prise en compte de l’avis des adhérents sur les choix important pour notre Mouvement.
Comme tous les membres du bureau politique en ont convenu, la désignation, par tous les adhérents, du ou de la candidat(e) qui sera soutenu(e) par notre Mouvement lors de la future élection présidentielle garantira l’unicité de notre famille pour cette élection majeure ce qui est un gage d’une plus grande chance de victoire. Un(e) seul(e) candidat(e) défendra les couleurs de l’UMP en 2007, c’est vous, les adhérents, qui le choisiraient.
En outre, des modifications importantes ont été effectuées pour la meilleure organisation de la démocratie locale au sein du Mouvement. Tous les adhérents seront appelés à se prononcer pour le renouvellement des instances locales (Délégués de circonscription, membres des Comités de circonscription) entre le 27 mars et le 15 avril 2006. Les nouveaux adhérents, qui représentent près de 50% des adhérents, bénéficieront d’un quota spécifique afin de pouvoir être intégrés dans les Comités de circonscriptions et participer activement à la vie du Mouvement. Un délai d’un mois entre les dépôts de candidature et la date du vote a été instituée et la propagande a été organisée afin que ces élections se déroulent dans les meilleures conditions. Le processus de renouvellement des instances se conclura par la réunion des nouveaux Comités départementaux (somme des comités de circonscription) qui éliront en leur sein leurs nouveaux Présidents.
Après la très belle réussite du premier acte démocratique de l’année en ce mois de janvier, le mois d’avril verra la démocratie vivre intensément dans tous nos départements. Au mois de septembre, le Conseil National, parlement de notre Mouvement, se prononcera sur les candidats et la plateforme législatives que ceux-ci devront défendre. Cette année 2006 sera pour l’UMP une grande année démocratique qui aura permis de préparer dans les meilleurs conditions les campagnes de 2007.
14:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« JE VAIS FAIRE DECOLLER CLICHY SI JE SUIS MAIRE »
Remi MUZEAU, Conseiller municipal UMP à Clichy et suppléant de Patrick BALKANY
Rémi MUZEAU, Chef de file de l’UMP, a annoncé récemment sa candidature aux prochaines élections municipales devant plus de quatre cent sympathisants, réunis à l’occasion de l’inauguration de sa nouvelle permanence à côté de l’hôtel de ville.
A la tête d’une entreprise du bâtiment qu’il a fondée dans les années 1970, cet élu âgé de 58 ans a perdu la bataille des dernières municipales de 316 voix seulement. L’opposant espère l’emporter en 2008.
L’annonce de votre candidature n’est-elle pas prématurée ?
■Rémi MUZEAU. Je voulais donner un signal à mes électeurs et les rassurer sur mon engagement. Je tenais à leur dire que je suis toujours là pour défendre les valeurs que je représente dans cette municipalité de gauche.
Clichy, bastion de la gauche depuis quatre vingts ans peut-elle basculer à droite ?
J’en suis persuadé. Les habitants sont las de voir que leur ville n’a pas changé alors que toutes les autres communes situées en bordure de Paris, notamment Levallois et Saint-Ouen, ont su profiter de cette situation géographique pour évoluer. Clichy dispose d’un énorme potentiel. Demain, elle va décoller.
Quel bilan tirez-vous des années Catoire
Ce maire manque d’ambition pour sa ville. Il est dogmatique et n’a toujours privilégié que sa réelection. En refusant de lancer de nouveaux programmes en accession, il dissuade des familles de s’installer sur le territoire communal, pour conserver son électorat.
De plus en plus de Parisiens s’installent à Clichy. Comment allez-vous capter le nouvel électorat composé en partie de bobos ?
Je n’ai pas d’ambition personnelle. Je me bats pour améliorer la vie de clichois. Je veux donner à cette ville une identité forte, préserver l’habitat ancien tout en résorbant les zones insalubres et rénover les logements sociaux pour humaniser les cités. Je souhaite également redynamiser le commerce local pour offrir à cette nouvelle clientèle venue de Paris les commerces de qualité qu’elle attend.
Quelles sont vos priorités pour Clichy ?
J’ai deux priorités pour l’avenir : régler les problèmes de circulation en donnant un coup d’accélérateur au projet de voie de contournement au débouché de la A 115 qui déverse chaque jour 6000 véhicules dans le centre-ville. Et créer des places de stationnement, notamment sous la place des Martyrs, pour dynamiser le commerce local. Autre priorité : transférer progressivement le patrimoine HLM de la ville à l’office départemental HLM pour dégager de nouvelles ressources financières qui permettront d’entretenir et d’humaniser les cités, de créer des espaces verts et des parkings et d’offrir la possibilité à des locataires de devenir propriétaires de leur logement.
L’affaire des HLM des Hauts-de-Seine* dans laquelle ont été cités vos amis politiques n’a-t-elle pas éclaboussé votre image ?
J’ai été très déçu de la manière dont Didier SCHULLER s’est servi de son engagement politique à des fins personnelles. Mais nous n’avons jamais été très proches. J’ai seulement pris le relais dans la campagne pour les municipales lorsqu’il a fui la France. Quant à Patrick BALKANY, dont je suis le suppléant, il m’a mis le pied à l’étrier dans les années 1980 et m’a appris qu’ « en politique on est toujours seul ».
Christine HENRY (Le Parisien Hauts de Seine du Mercredi 25 Janvier 2006)
* Lors du procès, Didier SCHULLER, ancien conseiller général et Directeur de l’Office Départemental HLM, a été condamné à cinq ans de prison dont deux ferme, 150 000 € d’amende et cinq ans de privation de droits civiques. Il a fait appel de cette décision. Quant à Patrick BALKANY, maire UMP de Levallois et ancien président de l’OPDHLM, il a été relaxé.
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