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dimanche, 30 avril 2006

Questions à Roger KAROUTCHI par Francis CHOISEUL, Conseiller Général des Hauts-de-Seine


Questions à Roger KAROUTCHI pour la revue cantonale de Boulogne-Billancourt éditée par Francis CHOISEUL

 

 

 

 

Les lois RAFFARIN ont attribué de nouveaux pouvoirs aux Régions comme aux départements. Mais depuis, celles-ci ont fortement augmenté leurs impôts, sans que l’Etat diminue les siens. Alors était-ce finalement une bonne chose ?

 

La décentralisation n’a pas entraîné de dépenses supplémentaires importantes pour les départements, ni pour les régions, puisque c’est toujours l’Etat qui assume financièrement ces transferts. En revanche, certains exécutifs de gauche ont utilisé le prétexte de la décentralisation pour augmenter les impôts locaux afin de pouvoir mener leurs politiques démagogiques et assumer l’ensemble des promesses clientélistes. Si la décentralisation coûtait aux collectivités, elle aurait le même impact financier sur toutes les collectivités. Or, par exemple, le département des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas SARKOZY, n’a pas augmenté d’un centime les impôts locaux alors que la Région, gérée par le PS, le PC et les Verts les a augmenté de 61% en deux ans.

 

 

Permettez-nous d’insister : en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon préside la région depuis huit ans, et il n’a augmenté les impôts que depuis deux ans.

 

De 1998 à 2004, Jean-Paul HUCHON n’avait qu’une majorité relative, et un amendement des élus de l’UMP avait même permis de baisser les impôts régionaux de 6%. Depuis 2004, avec la réforme électorale, tous les exécutifs régionaux ont une majorité absolue, à gauche pour l’Ile-de-France. C’est donc la majorité PS-PC-Les Verts qui a augmenté de 61% les impôts locaux et de près de 40% le coût de la carte grise en 2006, malgré l’opposition UMP et UDF. Mais les nouvelles dépenses ne sont pas liées à la décentralisation.

 

 

La lutte entre Jean-Paul HUCHON et le Gouvernement sur le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) a défrayé la chronique. Pourquoi tant de bruit ?

 

Tout d’abord, le STIF gère l’ensemble des transports de l’Ile-de-France, Transilien, métro, RER, lignes bus… C’est donc un outil structurant et indispensable pour notre Région et notre département.

Les Hauts-de-Seine contribuent pour près de 8% aux dépenses du STIF. Comme l’a rappelé Nicolas SARKOZY, un euro dépensé par les alto-séquanais, doit être un euro utile. Les élus UMP s’opposaient, entre autres, à ce que tous les crédits transports soient utilisés pour financer les transports à Paris (tramway, etc.) alors que la périphérie était délaissée. Nous avons finalement obtenu un accord financier correct avec l’Etat et nous demandons que le STIF veille à éviter les mesures démagogiques qu’il ferait financer par les départements, ce qui serait inacceptable.

 

 

Avant les élections, Jean-Paul HUCHON semblait se faire le porte-parole des banlieusards face aux Parisiens notamment en matière de transports, à tel point qu’on le croyait brouillé avec Bertrand DELANOË. Depuis plus rien ?

 

Oui, c’était pendant la campagne… Mais la gauche n’a pas tenu ses promesses électorales. On parle beaucoup de liaisons inter-banlieues et nous nous battrons pour qu’elles soient privilégiées. Mais, dans l’immédiat, cet équilibre Paris-Banlieues, n’est pas atteint. Il nous faut réfléchir à des priorités d’investissement et à une meilleure desserte de tous les Franciliens.

 

 

Et le projet d’agence foncière ?

 

De la même manière, que le STIF, l’agence foncière régionale aurait été financée par des taxes supplémentaires, notamment pour les alto-séquanais, mais pour des projets immobiliers qui n’auraient pas forcément vus le jours dans les Hauts-de-Seine ! C’est pourquoi, Nicolas SARKOZY a souhaité qu’un euro payé par les alto-séquanais soit un euro investi dans les Hauts-de-Seine, notamment pour construire des logements sociaux et intermédiaires via une agence foncière départementale.

 

 

Sur certains sujets, on a vu des régions isolément ou même l’ensemble des présidents de région, collectivement, annoncer qu’ils ne mettraient pas en œuvre les mesures décidées par le gouvernement. N’a-t-on pas ainsi institué un contre pouvoir régional à l’échelle nationale, plus efficace que l’opposition parlementaire et démocratiquement plus légitime ?

 

Oui. On a assisté, depuis 2004 à une certaine dérive des exécutifs régionaux qui s’érigent en contre-pouvoirs. Soit individuellement, en communiquant parfois au travers des magazines régionaux, comme celui de l’Ile-de-France qui coûte aux contribuables franciliens près de 20 millions d’euros, soit au travers de l’Association des Régions de France. Il y a un véritable dérapage lorsque les exécutifs régionaux socialistes élaborent des critères de subventions aux communes plus politisés, ou lorsque les régions s’opposent au Gouvernement. Il y a confusion des genres avec les formations politiques.

 

vendredi, 28 avril 2006

Situation de l’immobilier - mois d’avril 2006



0. Faits marquants

- 70% d’augmentation du stock d’appartements à vendre à Paris en un an . Il n’y a plus pénurie d’offre. (source FNAIM).
- Poursuite de la stabilité des prix.

1. Revue de presse

- 2 avril : signe des temps : de nombreux organismes, promoteurs, banques, agences… proposent des assurances « garantie en cas de revente » - garantie contre la baisse...
- 3 avril : Ouest-France publie une interview de JP Petit (BNP-Exane) qui annonce une baisse de l’immobilier sur 10 à 15 ans, avec une division par deux des prix actuels.
- 4 avril : La hausse des prix de l’immobilier ralentit depuis le quatrième trimestre 2005. Les prix baissent dans certains arrondissements parisiens. (Le Monde et les Echos d’après FNAIM et notaires)
- 4 avril : En mars, les prix ont progressé de 9,3% en France sur un an (moyennes glissantes) mais ils ont reculé de 1,4% par rapport à février, selon la FNAIM.
- 12 avril : « Les Echos judiciaires » titrent : Probable fin de la hausse.
- 14 avril : L’indice Laforêt du mois de mars confirme que les prix à Paris sont stabilisés depuis un an.
- 19 avril : Le garde des Sceaux, Pascal Clément, a présenté, en Conseil des ministres, une ordonnance réformant la saisie immobilière, mesure d'exécution forcée permettant à un créancier impayé de faire vendre en justice le bien immobilier de son débiteur .
- 24 avril : Les crédits immobiliers sont plus chers, en moyenne 0,5% de plus par rapport à l’automne dernier, selon Le Monde et Meilleur Taux.
- 25 avril : « Les Echos » s’alarment des conséquences d’un possible krach immobilier sur la consommation des ménages et l’économie française.
- 26 avril : La BCE annonce une prochaine montée de ses taux directeurs.
- 28 avril : Selon une étude de la Banque de France, la soutenabilité des prix de l’immobilier est préoccupante. Le marché immobilier est vulnérable en France (et dans d’autres pays).








Actualité internationale du mois

- 2 avril : Les prix des terrains dans la région de Las Vegas ont baissé de 47% en un trimestre. Une baisse aussi rapide et d’une telle ampleur était jusqu’alors inconnue dans l’immobilier.
- 19 avril : 7 Britanniques sur 10 croient à l’explosion imminente de la bulle immobilière.
- 28 avril : Les prix de l’immobilier en Grande-Bretagne repartent à la baisse, après le sursaut du mois de mars.


2. Dix raisons qui font croire à la baisse prochaine des prix de l’immobilier


1) Les taux d'intérêt sont en hausse (et même sévèrement depuis 3 mois). Ils ne pourront plus quitter cette direction.

2) Les investisseurs vont délaisser les marchés immobiliers : les rendements locatifs sont maintenant faibles et cela se sait.

3) Les ménages, particulièrement les jeunes, ne peuvent plus acheter aux prix actuels. Leur solvabilité s’est dégradée.

4) La hausse a été trop longue et trop forte. En 5 ans, les prix ont augmenté de plus de 100%, les revenus de moins de 20%.

5) Les tendances du marché sont mondiales hormis quelques marchés très particuliers comme l'Allemagne. Et de très sérieux soubresauts affectent les US, l'Espagne et le Royaume Uni.

6) Le mental et les médias. La tendance du moment des particuliers a viré à la prudence voire à la crainte. La conséquence : une stagnation et une baisse du nombre des transactions, entraînant mécaniquement la baisse à terme.

7) Les banquiers sont de plus en plus regardants pour l'octroi des prêts immobiliers, rendant le marché encore plus fragile.

8) On ne peut nier une récente spéculation depuis quelques années : au final, ces 100% de hausse depuis 5 ans, reposent sur quelle création de valeur et sur quels fondamentaux ?

9) La loi de finance 2006 va dans le sens de la complication et de l'augmentation des taxes, directes ou indirectes sur les revenus locatifs.

10) Le bon sens, cyclique : Les prix du marché immobilier suivent des cycles. Nous sommes sans aucun doute en haut de cycle.











3. Evaluer la situation actuelle

Stock FNAIM des biens immobiliers à vendre Solvabilité des acquéreurs



Indices des prix des appartements parisiens au mètre carré.


4. Citations diverses du mois

(Paris) Les prix ne baissent donc pas mais augmentent moins vite. Sauf dans six arrondissements de Paris, où les prix ont baissé: -1,2% dans le 10e, -1,5% dans le 1er, -2% dans le 4e, -3,4% dans le 3e, -4,5% dans le 6e et -4,6% dans le 2e. "C'est un phénomène de décrue traditionnel. Dans ces arrondissements, la hausse des prix avait été forte au trimestre précédent", a commenté Me Catherine Carely, notaire – Chambre des notaires de Paris.

En revanche, il faudra attendre pour une baisse des prix au mètre carré. Pour au moins deux raisons. La première : la demande est toujours aussi forte face à une offre insuffisante. Avec 600 000 logements anciens et 120 000 neufs par an, le marché reste déséquilibré. D’autant que la pierre consolide son rôle de placement-refuge en perspective de la retraite. Ensuite, les taux d’intérêt toujours bas et le rallongement des durées d’emprunt permettent toujours aux acheteurs de compenser le niveau élevé des prix. Christine Ducros et Bruno Jacquot, Le Figaro Economie, 5 avril 2006.

La demande de logements restant extrêmement soutenue et l’offre très réduite, la crise du logement en Ile-de-France semble loin d’être réglée et l’on attend encore les décisions politiques volontaristes permettant enfin de stopper la course à la spéculation qui interdit aujourd’hui à une part sans cesse croissante de la population d’habiter dans de bonnes conditions dans la capitale, notamment s’ils veulent y fonder une famille. NovoPress, 6 avril 2006.

Nous sommes confrontés à un phénomène de plus en plus fréquent, que je n'avais pas vu depuis 1996 : beaucoup de clients qui achètent un bien avec un prêt relais, en attendant de revendre l'ancien, ont des difficultés à trouver preneur au prix espéré, bien souvent trop élevé, et se retrouvent parfois dans une situation financière difficile. On appelle cela une mévente. Les clients sont ainsi dans l'obligation de baisser significativement le prix de vente du bien pour éviter de payer trop d'intérêts du prêt relais. Cela montre à quel point le marché est arrivé en haut de cycle. Joël Saxod, Caisse d’Epargne.

Si les taux remontent de la sorte c'est que partout dans le monde, aux Etats Unis, au Japon, mais aussi en Europe l'économie va mieux. On n'en s'en rend pas forcément compte en France. Mais, le FMI par exemple, vient de relever ses prévisions de croissance mondiale à plus de 4 et demi % cette année. Résultat des courses, partout les taux remontent. Et bien sur, ça change la donne. A commencer par l'immobilier bien sur. Dans les banques, il faudra bientôt maintenant plutôt compter avec des taux à 4 %. Et naturellement, si le crédit est plus cher. On a moins envie de s'endetter pour acheter. Bref, cette remontée des taux devrait sonner la fin de la folie immobilière. Axel de Tarlé, Europe 1.

Dans la mesure où je ne crois pas à une forte montée des taux au cours des prochains mois, je vois plutôt un long dégonflement de la bulle avec une baisse des prix nets réels sur 10 ou 15 ans. La légère remontée des taux, la faiblesse de la croissance et des revenus, la forte progression des offres (400.000 logements mis en chantier, du jamais vu depuis 1981), la hausse de la fiscalité sont autant de facteurs favorables à la baisse des prix. Jean-Pierre Petit, Exane.

Les limites de prix étant dictées par le binôme revenu/taux d'intérêt, l'avenir dépend de l'évolution du pouvoir d'achat des ménages, des taux à long terme et... du niveau de générosité des banques dans l'attribution des crédits..... On devrait donc assister à une pause. .... Selon les données actuelles, le risque devient élevé si le rendement brut de l'immeuble est inférieur à 4,5% (en province). Dans le neuf, c'est souvent le cas aujourd'hui, compte tenu de la tendance au tassement du prix des loyers d'habitation. Les Echos Judiciaires, Jean-Jacques Jugès, 11 avril.
Si un krach survenait, il serait donc européen voire mondial. C'est alors la demande intérieure de l'ensemble des pays occidentaux qui serait touchée.
Pour la France, les conséquences seraient très négatives. Notre économie ne tient en effet depuis 2002 qu'à la vigueur des dépenses des ménages. Si l'éclatement de la bulle immobilière touche nos partenaires commerciaux et affecte nos exportations, c'est la catastrophe. 25 avril, Nicolas Bouzou, directeur des études économiques de Xerfi.

Depuis le krach boursier : échaudés par l'effondrement des cours, les ménages ont boudé les actions, « qui trompent les petits porteurs », pour investir dans la pierre, « qui ne ment pas ». « On a remplacé une bulle financière par une bulle immobilière », se désole Jean-Pierre Petit, chef économiste à Exane BNP Paribas.



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Note produite par Emmanuel de Oliveira
emmanuel.de.oliveira1@mageos.com (Libre de droits de reproduction en conservant les sources référencées)

LE PRESIDENT DE l’UMP DURCIT SON DISCOURS APRES LA CRISE DU CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE


La métamorphose est totale. Après avoir plaidé pour le retrait du Contrat Première Embauche (CPE), poussé au dialogue avec les syndicats et veillé comme une mère poule à la sécurité des manifestants, Nicolas SARKOZY durcit son discours une fois la crise passée. Devant près de 2 000 nouveaux adhérents de son parti de son parti réunis, samedi 22 avril à Paris, le ministre de l’Intérieur s’est explicitement adressé aux électeurs du Front National avec l’idée de « les chercher un par un ».

Pour être sûr d’être compris, le plus simple est encore d’employer la rhétorique de leur leader. Moins martial, mais tout aussi déterminé, le ministre de l’intérieur, dont le projet de loi sur l’immigration doit être examiné dès le 2 Mai à l’Assemblée Nationale, a lancé : S’il y en a que cela gêne d’être en France, qu’ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu’ils n’aiment pas. On ne peut pas demander à un pays de changer ses lois, ses habitudes, ses coutumes tout simplement parce qu’elles ne plaisent pas à une infime minorité. » Enchaînant dans la même veine : «On en a plus qu’assez d’avoir le sentiment d’être obligé de s’excuser d’être français. »

Ces propos font écho à ceux prononcés par deux de ses rivaux à la présidentielle : Jean-Marie Le Pen, président du FN qui, dans les années 1980, déclarait « La France, aimez-la ou quittez-la » et Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, dont les affiches proclament : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. »

Le message de M. Sarkozy souhaite porter au-delà des rangs frontistes et villiéristes. Témoin, cet appel aux électeurs du PCF : « Je veux aussi m’adresser à la gauche populaire, à tous ceux qui ont cru au Parti communiste. » « Un certain nombre d’hommes et de femmes de la gauche peuvent se dire qu’avec nous ça va changer », a-t-il précisé. Avant de décocher une flèche à Ségolène Royal sur son projet. « C’est : « circulez, y a rien à voir », a-t-il ironisé. Le président de l’UMP qui, selon un sondage CSA réalisé pour i-télé et Le Parisien du 24 Avril, se voit distancé par Mme Royal dans les intentions de vote au second tour (son score est de 47 % contre 53 % pour la candidate PS) veut maintenant apparaître comme le candidat des milieux populaires.

Un double discours ? Pas du tout, rétorquent les partisans du ministre de l’intérieur. Sénateur des Hauts-de-Seine et conseiller de M. Sarkozy, Roger Karoutchi note que « l’électorat populaire, qu’il ait voté FN ou PCF, est désormais le plus abstentionniste ». Pour le ramener aux urnes, le président de l’UMP estime qu’il faut lui parler de « l’ordre et de l’autorité de l’Etat », aussi bien que des « protections sociales intangibles ». Monsieur Karoutchi poursuit : « Nicolas s’adresse à [ces électeurs] en passant par-dessus les clivages traditionnels en leur disant : « Je ne suis peut-être pas le candidat de votre parti, mais je suis votre homme ».

Pour le camp sarkozyste, la crise du CPE a remis le FN dans le jeu. « Qui voit-on aujourd’hui dans les journaux s’interroge, désolé, un proche du ministre de l’intérieur. Villiers et Le Pen ! Il y a deux mois, personne n’en parlait. » Cette résurgence de l’extrême droite vient compliquer la tâche du probable candidat qui estimait jusqu’alors en avoir écarté le danger. Après avoir encouru le reproche de complaire à la rue, il se voit contraint à la surenchère afin de donner des gages à la partie plus droitière de son camp au risque de s’en aliéner la part la plus centriste. Samedi, M. SARKOZY a une nouvelle fois justifié sa position sur le CPE, expliquant qu’il ne souhaitait pas que l’UMP « soit associée à la précarité afin de ne pas faire cadeau à la gauche des erreurs traditionnelles de la droite ».

M. Le Pen et M. de Villiers ont immédiatement réagi à l’offensive de M. Sarkozy. « On peut aller à la chasse aux voix du Front National et perdre sa place, a déclaré le premier. On gagne une voix du FN et on en perd trois à son bénéfice. » Le second s’est félicité sur Europe 1, que « la villiérisation des esprits » soit « en marche »,en excluant toujours un éventuel ralliement à Monsieur SARKOZY au second tour de la présidentielle. « Je ne ferais pas voter pour quelqu’un qui préconise le droit de vote des étrangers » a indiqué M. de Villiers.

Monsieur Hollande a estimé, pour le Parti socialiste, que « la droite n’avait pas le monopole de l’amour de la France ». Quand au PCF, autre cible de M. SARKOZY, il a estimé que, « loin de combattre Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy est prêt à épouser ses idées pour le pouvoir.

Philippe RIDET (Le Monde du 25 Avril 2006)

jeudi, 27 avril 2006

Et si es élèves choisissaient le nom de leur collège ?

Petite remarque : Le PS n'a pas compris que le nom devait être donné avant l'entrée des collègens dans l'établissement...

ALORS QUE LE CHOIX du nom du futur collège de Nanterre vire au bras de fer politique entre PC et la Droite, un communiqué du groupe socialiste de Nanterre sème le trouble à la mairie en proposant que « les collégiens » de l’établissement soient consultés et que leurs souhaits soient pris en compte. « Arrêtons la guerre des noms », plaide le groupe PS, visiblement peu enclin à soutenir jusqu’au bout le maire, Patrick Jarry, qui a proposé le nom du sociologue d’origine algérienne Abdelmalek Sayad.

Ce communiqué a créé la tension, y compris au sein des élus PS, qui sont loin d’être tous sur la même longueur d’onde », affirme -t-on dans l’entourage de Patrick Jarry, qui n’apprécie guère d’être ainsi lâché par des membres de sa propre majorité. « Il n’y a pas de division et nous soutenons la position du maire, corrige le socialiste Zacharia ben Amar. Ce message s’adressait surtout à l’opposition, dont la surenchère de proposition devient ridicule ».

Si personne ne remet en cause officiellement les « qualités personnelles » du sociologue, le choix de son nom ne fait pas l’unanimité à droite. L’élu UDF Pierre Creuzet a, du coup, avancé le nom d’un des élus décédés lors de la tuerie. Et le Sénateur UMP des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, candidat aux municipales, a proposé d’appeler l’établissement Henri Groues, du vrai nom de l’abbé Pierre.
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Un débat prématuré selon le conseil général

L’association locale les Oranges fait de son côté circuler une pétition qui a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures de soutien au choix du maire de la ville. Mais le conseil général, responsable des collèges, souligne que l’établissement de la rue Anatole-France n’ouvrira ses portes qu’en septembre 2007, à proximité de la A86, et que le débat est « prématuré ». Une manière de botter en touche.

Le groupe socialiste est profondément favorable à ce que l’établissement scolaire porte plus souvent le nom de personne issues de l’immigration et dont le rayonnement intellectuel, culturel ou sportif est un exemple pour les jeunes », souligne le communiqué du PS, qui regrette toutefois que « le nom de cet établissement fasse l’objet d’une polémique ».

« Le choix du maire de Nanterre ne gêne pas du tout la droite, au contraire, affirme Roger Karoutchi. Mais pourquoi choisir le nom de quelqu’un qui est inconnu du grand public. Si le but du maire était de faire un coup politique en donnant un nom à consonance arabe à un établissement, il aurait mieux valu choisir le nom de quelqu’un qui soit connu de tous et dont la notoriété soit telle qu’il aura encore un sens pour le jeunes dans cinquante ans. »

Patrick Jarry affirme avoir fait cette proposition à Nicolas Sarkozy dans l’unique but de « contribuer à ce que le rôle de l’immigration soit mieux reconnu en France qu’il ne l’est aujourd’hui ». « Ce qui semble surtout gêner certaines personnes est que l’on propose le nom d’une personne issue de l’immigration », s’insurge l’élu communiste, qui fait remarquer qu’en Seine-Saint-Denis des élus ont jugé « important » de créer une rue Nelson–Mandela ou d’appeler un établissement du nom de l’écrivain espagnol Gargia Lorca.

« La balle est dans le camp de Nicolas Sarkozy », estime le maire, qui a écrit personnellement au président du conseil général en octobre dernier pour lui faire sa proposition. « Il ne m’a toujours pas répondu et c’est à lui d’avoir le courage de dire pourquoi le nom d’Abdelmalek Sayad est ou n’est pas selon lui une bonne proposition. »

Frédéric Mouchon
Le parisien
27 avril 2006-04-27

Nanterre : Conseil Municipal exceptionnel sur le logement


« Depuis les années 1980, nos avons construit des centaines de logements sociaux mais aucune tour ni aucune cité. Ces immeubles et ces appartements de qualité ont été intégrés au tissu urbain existant ». En partant de ce constat, le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry, veut démontrer que l’on peut construire des HLM sans fabriquer de ghettos. Les logements sociaux faisant pourtant cruellement défaut dans le département, l’élu PC présentera ce soir, lors d’un conseil municipal exceptionnel, plusieurs pistes de réflexion pour faciliter l’accès des Nanterriens au parc social et leur permettre de devenir propriétaires malgré la « flambée des prix du foncier ».

■ 40 % de HLM dans tout nouveau programme immobilier
Pour répondre aux 3 200 demandeurs de HLM inscrits en mairie, la ville veut imposer aux promoteurs « la production d’un minimum de 40 % de logements sociaux » pour chaque nouvel immeuble construit dans la ville. Le groupe UMP de Nanterre estime que cette disposition « est une erreur politique majeure ». La responsable locale de l’UMP fera ce soir une intervention dans ce sens, fortement soufflée par le candidat aux municipales Roger Karoutchi. « Notre ville compte 54 % de logements sociaux, souligne l’UMP. Imposer 40 % en dehors des opérations des offices HLM, cela signifie que l’objectif est encore en hausse. Alors combien ? 60 % 70 % ».

■ Des aides pour l’accession à la propriété
Les prix de l’immobilier se sont accrus à Nanterre de 82 % entre 2000 et 2004. Mais grâce à « l’effort consenti par l’établissement public d’aménagement Seine-Arche sur le montant du prix de vente des terrains aux opérateurs de programmes », les 81 logements prochainement livrés dans la ZAC Rouget-de-Lisle permettront, selon la mairie, « l’accession à la propriété des ménages modestes ».

■ Des réhabilitations dans plusieurs quartiers
« Nous venons d’obtenir l’accord de l’Etat pour engager, avant la fin de l’année, le projet de rénovation urbaine et sociale du Petit-Nanterre » affirme Patrick Jarry.

Un projet du même type est prévu aux Provinces-Françaises, la ville souhaitant « reloger cent habitants de ce quartier dans des immeubles neufs situés sur les terrasses de l’Epasa ». Le maire se félicite par ailleurs que l’office départemental HLM ait « enfin » décidé de débloquer des crédits pour améliorer la situation dans le quartier du Parc.

■ Une réflexion sur l’habitat autour de la Défense.
Selon Patrick Jarry, il existe aujourd’hui plus de 16 000 demandeurs de logements dans les communes proches de la Défense. « Mais il est aujourd’hui beaucoup plus dur qu’il y a quinze ans d’habiter dans le secteur et certaines villes sont, de fait, interdites à toute une catégorie d’habitants », dénonce le maire de Nanterre, qui parle « d’apartheid social ».
« On ne peut pas envisager de construire 80 000 m2 de bureaux en plus sans se demander où vont habiter tous ces nouveaux salariés. ». A l’initiative de la mairie, plusieurs associations et élus de gauche, issus des communes limitrophes de La Défense, élaborent actuellement des propositions « afin de débloquer cette situation ».

Frédéric Mouchon Le Parisien mercredi 26 avril 2006

mercredi, 26 avril 2006

Comment l’UMP tisse sa toile sur Internet


Le parti utilise la technique du « pushing », très en vogue aux Etats-Unis, pour recruter de nouveaux adhérents.

Nicolas Sarkozy anime ce matin, Salle Gaveau, à Paris, la douzième réunion des nouveaux adhérents à l’UMP. Des militants de la « France d’en bas » que la direction du parti majoritaire veut associer davantage à la vie du mouvement. Ces rencontres directes sont d’autant plus utiles que le cap des 200 000 adhérents à l’UMP a été franchi fin 2006, conformément aux objectifs du président de l’UMP. Et ce grâce au « pushing » sur Internet (www.ump.org). Cette technique éprouvée aux Etats-Unis a porté ses fruits à l’UMP grâce à Arnaud Dassier, directeur associé de « l’Enchanteur des nouveaux médias ».

200 000 visites en novembre

Tête pensante de la communication de l’UMP sur la Toile, Arnaud Dassier a adressé l’automne dernier, pendant les émeutes dans les banlieues, un courrier électronique reçu par 3 millions d’internautes : « Nicolas Sarkozy a un message pour vous », les invitant aussi à signer une pétition de soutien au ministre de l’Intérieur. Un copier coller de la stratégie chère à Jacques Chirac, version « poignée de main électronique ». Dans le même temps, Arnaud Dassier a acheté un millier de mots clés sur Google. Que l’on clique sur « Chirac », « Villepin », « Hollande », « Royal », « Bayrou », « cpe », « émeutes » ou « banlieues », l’internaute se voyait proposer un lien promotionnel vers l’UMP. « En quatre jours, au plus fort des émeutes, 45 000 pétitions ont été signées, et le site UMP a reçu 200 000 visites en novembre 2005, contre 60 000 visites en moyenne les mois précédents », explique cet ancien collaborateur d’Alain Madelin. La newsletter de l’UMP est également passée de 30 000 à 130 000 lecteurs en ligne.

Et les adhésions à l’UMP sur Internet se sont du même coup multipliées, le chiffre de 215 000 ayant été atteint fin décembre 2005. « De nombreux Français, qui voulaient soutenir Nicolas Sarkozy, ont découvert que l’Internet était le moyen le plus simple d’adhérer à un parti politique », explique Arnaud Dassier. Ce dernier va lancer dans quelques semaines une fédération virtuelle, « hyper-ump », destinée à devenir l’avant-garde du parti majoritaire. Les adhérents les plus actifs seront récompensés. Surtout, cette fédération virtuelle permettra de mesurer et de comparer les efforts de chacun sur le terrain. Combien d’adhésions nouvelles ? Combien de parrainages obtenus ? Tout doit être fait pour renforcer le maillage UMP sur le terrain. L’Internet politique va conduire à une politique du résultat, donc un complet changement de culture.

Chargé de coordonner la stratégie de l’UMP sur Internet, Claude Malhuret, qui a créé en 2000 le premier portail de santé en France (www.doctissimo.fr), souligne pour sa part l’intérêt de développer les blogs politiques pour favoriser les échanges. « Nous voulons que les militants et sympathisants puissent réagir en direct aux propositions de l’UMP exprimées dans ses conventions thématiques », explique l’ancien ministre. Autre projet à court terme : la création d’une plate-forme pour développer les dons en ligne, qui n’existe pas encore pour les partis politiques en France, alors qu’il s’agit d’une pratique courante aux Etats-Unis.

Sophie HUET
LE FIGARO – le 22 avril 2006

mardi, 25 avril 2006

Nanterre : Karoutchi propose de nommer le collège Abbé-Pierre

 

            LES ELUS du département rivalisent de propositions pour trouver un nom au futur collège de Nanterre. Le sénateur UMP des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, candidat aux prochaines municipales à Nanterre, vient ainsi de proposer au conseil général le nom d’Henri Groues, alias l’abbé-Pierre.

            Le conseiller municipal UDF Pierre Creuzet avait quant à lui proposé le nom d’un des élus de la ville décédé lors de la tuerie du 27 mars.

            Ces deux propositions font suite à celle du maire communiste de la ville, Patrick Jarry, qui souhaite que l’établissement s’appelle collège Abdelmalek-Sayad, du nom d’un éminent sociologue d’origine algérienne.

            Une proposition qui n’enchante visiblement pas la droite locale. Dans un courrier adressé à la vice-présidente chargée des affaires scolaires, Isabelle Balkany, Roger Karoutchi explique que « le célèbre appel de l’abbé Pierre, lancé durant l’hiver 1954, a permis d’aménager et d’agrandir le centre d’hébergement et d’accueil pour personnes sans abris de Nanterre ». Un centre qui accueille toujours aujourd’hui les sans abris parisiens.

            « Ce serait rendre hommage à l’homme ; à ses convictions, à son combat, ainsi qu’aux victimes de l’hier 1954, dont beaucoup étaient issues de l’immigration », estime l’élu UMP.

            Une manière surtout de noyer parmi d’autres le choix du maire.
 
 Frédéric MOUCHON - Le Parisien - 21 avril 2006

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NANTERRE : PETITION POUR UN NOM ARABE

Aucun département français n’a encore donné un nom arabe à un collège. La question se pose dans les Hauts-de-Seine, le fief de Nicolas SARKOZY. Hasard ou non, le Parlement doit débattre début mai de la loi sur l’immigration du ministre de l’Intérieur, chantre de la discrimination positive. C’est dans ce contexte que naît la controverse, à Nanterre (92). Le Maire Patrick JARRY (PC) souhaite que le futur collège de la rue Anatole-France soit baptisé « Abdelmalek-Sayad », en hommage à un éminent sociologue d’origine algérienne (1933-1998). Un « trait d’union entre deux cultures », argumente-t-il dans un courrier à Nicolas SARKOZY posté fin 2005. Devant l’absence de réponse, une pétition circule depuis peu à Nanterre.
Né dans les montagnes de la petite Kabylie en Algérie, Abdelmalek-Sayad s’installe à Paris en 1963 pour préparer un doctorat en sociologie. Il rencontre Raymond Aron et Claude Lévi-Strauss, puis devient directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l’immigration maghrébine. Il est notamment l’auteur d’Un Nanterre algérien, terre de bidonvilles (1998, éditions Autrement).
A Nanterre, l’idée a été lancée par l’association Les Oranges, qui promeut une « mémoire positive de l’immigration ». Son président M’Hamed Kaki estime que ce nom serait « un signe fort de reconnaissance. Cela n’a rien de politique ». Au conseil général, Nicolas SARKOZY ne s’est pas encore prononcé sur cette question. « Le maire fait un coup, estime Isabelle Balkany, vice-présidente UMP chargée des collèges. Un nom d’origine étrangère, ce serait inédit. Je n’ai rien contre, encore faut-il qu’il y ait un large consensus, avant l’ouverture en 2007. »
En attendant, la droite cherche à couper l’herbe sous le pied du maire. Le conseiller municipal UDF Pierre Creuset suggère le nom de « Christian Bouthier », élu PCF tué par Richard Durn en 2002. Le sénateur UMP Roger Karoutchi, proche de Sarkozy vient d’écrire à Isabelle Balkany pour lui proposer de baptiser le collège « Abbé Pierre ». « Son appel de l’hiver 1954 visait à protéger les populations défavorisées des bidonvilles de Nanterre. Contrairement à M. SAYAD, il est connu de tous. » Et pourquoi pas un collège « Zinédine-Zidane » ? Ce serait une bonne idée, estime Karoutchi, il symbolise la réussite et l’intégration, tout le monde sait qui il est. Mais le lien avec Nanterre n’est pas évident… »

Bertrand GRECO - le Journal Du Dimanche - 23 04 2006

 

Projet de loi relatif au droit d’auteur


 Le projet de loi relatif au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information a été voté en 1ère lecture par l’Assemblée nationale le 21 mars dernier.
 Il doit notamment permettre la transposition en droit interne de la directive communautaire du 22 mai 2001, destinée à mettre en place un cadre commun de réglementation du droit d’auteur en considération des évolutions technologiques liées à la société de l’information.
 Le texte, qui doit être maintenant discuté au Sénat vise à concilier les droits des consommateurs et des internautes et ceux des créateurs : il préserve l’espace de liberté qu’est Internet et rend possible une offre nouvelle de diffusion des oeuvres artistiques et des idées.

1) Garantir l’avenir de la création en protégeant la diffusion des œuvres sur Internet

Dans les débats qui ont lieu à l’Assemblée nationale, deux conceptions se sont opposées

 La première vision proposait un système de « licence globale » grâce auquel les œuvres auraient pu être copiables en nombre illimité et par tous sur Internet:
• Concrètement, il aurait suffi à l’internaute de verser un forfait assez élevé chaque mois à son fournisseur d’accès Internet pour pouvoir bénéficier d’une autorisation générale de télécharger des fichiers sans limite auprès d’autres internautes (échange « peer to peer ») ;
• Ce système a été combattu par le Gouvernement et la grande majorité des auteurs et producteurs de musique dont les rémunérations auraient à en souffrir : pourquoi payer une œuvre à plein tarif dans un magasin alors qu’on pourrait se la procurer quasiment gratuitement sur Internet ?
• La mise en place de ce qui était présenté comme un « financement supplémentaire » aurait, à terme, créé une situation de sous-financement pour la musique et le cinéma français. Ce système mettait fin au droit d’auteur.
• Une autre conséquence aurait été une hausse des coûts des abonnements à Internet, défavorisant les personnes aux revenus les plus faibles.
 La seconde conception, qui a prévalu, propose le développement d’une offre légale de musiques et de films sur Internet de qualité, diversifiée, sécurisée et à des prix raisonnables :
• Plus des offres légales se développeront, plus les prix de vente de la musique et des films sur Internet baisseront et auront un prix attractif.
• Le projet de loi établit ainsi le cadre d'un nouveau modèle économique de diffusion des produits culturels qui préservera le droit d’auteur.
 En décembre 2005 au début de l’examen du texte à l’Assemblée Nationale, deux amendements à l’article premier ont été votés afin d’instaurer un système de « licence globale »:
• Il était nécessaire, lors de la reprise de la discussion en mars 2006, de rejeter cette licence globale : elle aurait, à terme, menacé la diversité culturelle.
• Un article additionnel à l’article premier a été adopté afin d’assurer une cohérence à l’ensemble du texte.

2) Une texte d’équilibre qui concilie défense du droit d’auteur et liberté des internautes

Le texte voté par l’Assemblée nationale se fonde sur le respect du droit d’auteur, droit fondamental et intangible

 Le texte affirme que « l’auteur est libre de choisir le mode de rémunération et de diffusion de ses œuvres ou de les mettre gratuitement à la disposition du public », dans le respect, naturellement, des droits consentis à des tiers.
 Si toute diffusion ou reproduction d'une oeuvre requiert le consentement de son auteur, même sur Internet, un certain nombre d’exceptions sont prévues pour les personnes handicapées, les bibliothèques et les services d’archives
 Les mesures techniques de protection, qui gèrent ou limitent la copie de fichiers musicaux ou vidéo sont protégées et encadrées.

Le texte s’articule aussi autour d’un second principe : celui de la défense de la liberté des internautes

 La mise en place de ces mesures techniques de protection ne doit pas être un obstacle au bénéfice de l’exception de copie privée :
• Chacun se voit en effet reconnaître le droit de réaliser, en fonction du type de support, pour son usage personnel ou celui de ses proches, un nombre limité et raisonnable de copies d’œuvres acquises légalement.
• Afin d’éviter de figer dans la loi des règles qui pourraient être rendues obsolètes par l’évolution technologique, un collège des médiateurs aura le rôle de déterminer le nombre de copies réalisables en fonction du type de support.
• Ce qui est interdit aujourd'hui et restera interdit par le projet de loi, c'est de diffuser des copies en un très grand nombre d'exemplaires.
 Le projet de loi garantit le principe de l’interopérabilité, c’est-à-dire la liberté pour l’internaute de lire et de sauvegarder une œuvre acquise légalement avec le matériel de son choix.

Le Gouvernement a également choisi de passer d'une logique de répression à une logique de prévention et de responsabilisation vis-à-vis du piratage

 Les fournisseurs d'accès à Internet transmettront à leurs abonnés des messages électroniques généraux de sensibilisation aux dangers du piratage pour la création artistique.
 Les éditeurs et les distributeurs de logiciels utilisés communément pour le piratage devront mettre en place des dispositifs permettant de vérifier que les échanges d’œuvres protégées respectent les droits des auteurs, des artistes et des producteurs. Toutes les dispositions seront prises pour que le développement du logiciel libre ne soit pas handicapé par cette obligation.
 Parallèlement, le texte instaure des sanctions proportionnées à la gravité des faits :
• Un internaute qui télécharge illégalement de la musique ou un film sur Internet pour son usage personnel ne risquera plus la prison (la sanction peut aujourd’hui atteindre jusqu'à 300 000 euros et 3 ans de prison), mais des amendes proportionnées et graduées ;
• La contravention sera de 1ère classe pour un téléchargement seul, soit 38 euros maximum ou de 2ème classe si le téléchargement s’accompagne de mise à disposition, soit 150 euros maximum.
• En revanche, le texte se donne les moyens de réprimer sévèrement l’organisation de l’offre illégale, et le profit commercial qui en est tiré. Il prévoit des dispositions pénales pour sanctionner l’édition ou la distribution de logiciels manifestement destinés à des échanges illégaux.


3) Un texte soumis à la procédure d’urgence, mais fruit de la concertation et du dialogue.

La procédure d’urgence a été choisie pour l’adoption du projet de loi relatif au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information

 Parce qu’il y a une urgence juridique : ce texte doit permettre la transposition d’une directive européenne qui aurait dû l’être avant le 22 décembre 2002 ! Et la France a déjà été condamnée par la Cour de justice en raison de ce retard…
 Parce qu’il y a une urgence sociale et économique : l'Etat a la responsabilité d'encadrer le développement d'Internet pour préserver la diversité culturelle, l'avenir des créateurs et l'accès des consommateurs à la musique et au cinéma.

Le choix de cette procédure ne s’est pas fait au détriment de la concertation et du dialogue

 Ce texte a été soumis à la concertation au sein du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, qui l’a longuement et mûrement examiné ;
 Deux concertations spécifiques ont été mises en place pour développer l'offre légale de musique et de cinéma. Elles ont notamment débouché sur la signature le 20 décembre 2005 d'un protocole d'accord interprofessionnel sur le cinéma à la demande ;
 Depuis l'interruption de la discussion à l'Assemblée nationale le 22 décembre 2005, la concertation autour du projet de loi s'est poursuivie avec l'ensemble des intervenants afin de rapprocher les points de vue et de faire prévaloir l'intérêt général.

Le Gouvernement a enfin pris l’engagement d’évaluer la loi au terme de sa 1ère année d’exécution

 Un rapport sera présenté au Parlement sur la nécessité ou non d’adapter la loi ;
 Il s’agit très concrètement d’apprécier si l’équilibre proposé est satisfaisant et d’évaluer l’impact des dispositions législatives, tant sur les filières de création et leurs distributeurs que sur les industries technologiques.




CONSEIL MUNICIPAL EXTRAORDINAIRE SUR LE LOGEMENT

Intervention pour le Groupe UMP
26 AVRIL 2006


Contrairement à ce que bon nombre d’élus, ne partageant pas nos options et convictions politiques, peuvent penser, la problématique du logement n’est pas chez nous un tabou. Bien on contraire.

L’UMP et le gouvernement se sont engagés depuis 2002, à apporter à l’ensemble des Françaises et des Français, un panel de solutions afin de résorber la crise du logement qui les touche et qui est d’abord celle des gens les plus modestes ou de la classe moyenne.

A l’occasion du plan de cohésion sociale et du plan d’engagement national pour le logement, le gouvernement a défini des priorités fortes en faveur de la relance du secteur du logement et, en particulier du secteur social.

Des résultats historiques ont déjà été atteints !
En 2005, 80.000 logements sociaux ont été mis en chantier, sur les 400.000 logements neufs mis en chantier dans l’année. Faut il rappeler qu’en 2000-2001, pendant le gouvernement de gauche dirigé par Lionel JOSPIN, il n’y a eu qu’un peu plus de 200 000 logements neufs mis en chantier dont seulement 40 000 logements sociaux. Ainsi, en 5 ans, c’est un doublement de l’offre de logements.

De même, 200 000 prêts à taux zéro ont été distribués en 2005 contre 80 000 en 2004, et 30 000 logements privés à loyers modérés ont été financés par l’ANAH. D’autre part, pour libérer du foncier, un inventaire des terrains de l’Etat a été fait. Ces terrains permettront la construction de 30 000 logements supplémentaires dont la moitié en Ile de France.

Quand vous nous parlez sans cesse de désengagement de l’Etat, je réponds simplement que les objectifs réalisés du gouvernement atteignent aujourd’hui des niveaux inégalés depuis les années 70! Et je parle bien entendu de réalisations et pas de promesses.

Par ailleurs, c’est parce que nous sommes convaincus que la rénovation urbaine est un des instruments majeurs de la réintégration des quartiers en difficulté dans leur environnement économique, social et culturel, que le gouvernement se donne les moyens d’agir et d’agir vite !

En 2005, plusieurs mesures importantes concernant la rénovation urbaine et le logement ont été annoncées: création de 15 zones franches urbaines supplémentaires, attribution de 25 % de moyens supplémentaires à l'ANRU sur une période de deux ans, doublement du nombre des équipes de réussite éducative et Nanterre est directement concernée (pour atteindre 1.000 équipes à la fin de 2007), le développement des ateliers santé-ville, l’attribution de 100 millions d'euros supplémentaires pour les associations en 2006.

L’effort financier consacré à la politique de la ville c’est au total: 7.213 millions d’euros pour 2006 en augmentation de 13,1 % par rapport à 2005.
Les objectifs majeurs du gouvernement pour l’exercice 2006 en faveur du logement sont ambitieux et sans précédent…Mais ils seront réalisés car les moyens financiers ont été votés dans le budget. Il s’agit donc d’engagements précis chiffrés et financés.
Dans le programme national de rénovation urbaine, le gouvernement défend le principe d’une reconstruction pour chaque démolition de logements anciens. Car je rappellerai ici, que l’objectif n° 1 du gouvernement est de renforcer l’attractivité du logement et d’améliorer le cadre de vie dans les Zones Urbaines Sensibles, en procédant à la réhabilitation de 400.000 logements sociaux dégradés et à la démolition/reconstruction de 250.000 logements d’ici 2011. Nous ne vous avons fort heureusement pas attendu pour apporter des solutions réalistes et réalisables en respectant le principe du 1 pour 1 !

Son objectif c’est aussi de concentrer la mise en œuvre du programme de rénovation urbaine sur les secteurs les plus fragiles. A cet effet, l’ANRU focalise son action, dans la durée, sur les quartiers les plus en difficultés : Soit 188 quartiers sur 751 Zones Urbaines Sensibles qui doivent recevoir 70 % des crédits de l’ANRU.
L’ANRU que vos collègues PC et PS du Conseil Régional d’Ile de France refusent, pour information, de conventionner. Leur dogmatisme partisan est tel, qu’ils refusent toutes formes de collaboration avec l’ANRU, au détriment de l’ensemble des Franciliennes et des Franciliens…Nanterriennes et Nanterriens compris !

Nous allons aujourd’hui enfin, associer la ville de Nanterre à l’ANRU. Enfin, car dans les Hauts de Seine, Rueil et Antony ont déjà signé, le 4 novembre dernier, une convention avec l’Etat afin d’aider à l’accès au logement du plus grand nombre, pour aider les ménages modestes à faire face à leurs dépenses de logement, pour favoriser l’insertion par le logement des personnes en grande difficulté, pour lutter contre l’habitat indigne qui gangrène nos quartiers et aussi pour soutenir, bien entendu, l’accession à la propriété.
Dans notre département, la question du logement est une des principales préoccupations de son président Nicolas Sarkozy. Les Hauts de Seine comptent 26% de logements sociaux soit plus que la moyenne de l’ensemble de l’Ile de France (23%) et de Paris (15%), quand Nanterre en compte 54%...

L’ouverture est indispensable ! C’est d’ailleurs dans un esprit d’ouverture et de transparence que l’Office Public Départemental HLM s’est ouverte à un élu de l’opposition (Mme GAREL). De même, deux autres membres, élus de l’opposition sont entrés au Conseil d’administration de la SEM 92. Car l’objectif du Conseil général est, contrairement à vos déclarations, d’associer toutes les bonnes initiatives pour augmenter chaque année de 1% la construction de logements dans le département c’est à dire au minimum 6600 logements nouveaux dont 50% de logements sociaux, et absorber ainsi l’évolution démographique naturelle et les besoins liés à l’éclatement des familles. Financièrement, c’est une augmentation de 34% du budget départemental qui a été votée en mars dernier. Et cela sans parti pris partisan, ni sectarisme politique.

Vous stigmatisez les communes qui ne répondent pas, bon gré mal gré, aux 20% de logements sociaux.

Soyons sérieux ! Stigmatiser les communes de notre département, par ailleurs le plus dense de France, qui de par leurs singularités ne peuvent appliquer la Loi SRU est une grotesque manœuvre politique.

Imposer à Nanterre, un minimum de 40% de logements sociaux dans toutes les opérations nouvelles est une erreur politique majeur. Vous refusez donc la vraie mixité sociale, celle qui diversifie la population d’une ville et l’ouvre sur des perspectives nouvelles…En effet, notre ville compte 54% de logement sociaux. Imposer 40% en dehors des opérations des offices HLM, qui eux par définition ne font que 100% de logement sociaux, cela finit par dire que l’objectif est encore à la hausse. Alors combien ? 60% ? 70% ?

Chacun sait que nous sommes favorables à une politique de logement social qui ne sanctionnerait pas sur le stock existant, mais sur la dynamique d’une politique. Ainsi les villes qui se lanceraient dans la construction de logements sociaux seraient moins sanctionnées que celles qui refuseraient toute action positive dans ce domaine. De même, il faut imaginer des solutions tenant compte du prix du foncier, de l’intercommunalité, des bassins de logements et d’emplois. Le logement, la politique du logement ne peut être isolée du reste, politique de l’emploi, des transports, de l’équilibre départemental et régional.

Pour lutter contre l’habitat insalubre, le Conseil Général est d’ailleurs prêt à soutenir financièrement toutes les communes qui se mobilisent contre ce problème !

L’OPDHLM a consacré 412 millions d’euros pour rénover entièrement plus de 18 600 logements. Dans le même temps 500 millions d’euros ont été consacrés à des travaux complémentaires d’amélioration et de grosses réparations.

Notons ici les engagements importants pris sur la ville de Nanterre grâce à l’intervention du Sénateur Roger KAROUTCHI :
- Un programme de réhabilitation et de gros travaux pour les tours Aillaud et pour les immeubles mh1 et mh7 et à terme pour l’ensemble du quartier des Fontenelles avec la revitalisation du centre commercial.
- La mise en place d’une opération de démolition/reconstruction après concertation de la barre des 183 logements du Bateau qui sera remplacée par de petits immeubles plus conviviaux, après le relogement des locataires actuels.

Je vous rappelle d’ailleurs que dans son rapport sur le logement en Ile-de-France, Roger KAROUTCHI a proposé un travail de concertation entre l’Etablissement Public Foncier Régional et les Etablissements départementaux dont celui des Hauts de Seine pour limiter le coût du foncier.

Mais il a également démontré la nécessité de ne pas considérer le logement social à part. Le logement est un seul segment : construire du logement intermédiaire, intervenir pour baisser les prix des logements privés, c’est aussi donner une respiration au logement social, en permettant aux familles dont les capacités ont augmenté avec le temps (évolution des carrières, moins d’enfants à charge…) de quitter le logement HLM vers d’autres types d’habitation. Là aussi, faciliter le parcours résidentiel de toutes les familles, c’est un élément de la promotion républicaine, concept fort pour l’intégration et contre l’immobilisme du simple assistanat passif.

Au-delà de la construction de logements sociaux notre volonté c’est d’imaginer un parcours dans le logement : Comme l’a déclaré Nicolas SARKOZY : «Pour nos parents , vivre en HLM n’était pas une finalité…C’était un passage vers un autre logement ou mieux vers la propriété… Qui n’a pas le souhait d’être propriétaire de son logement ? »

C’est pourquoi le Président du Conseil Général a également pour ambition de proposer à la vente plus de 4000 logements sur 5 ans aux locataires du parc social. D’ores et déjà les opérations sont lancées sur certaines communes : Le Plessis Robinson et Suresnes pour les citer. Pourquoi ne pas faire la même chose à l’échelle de la ville ? Je suis d’ailleurs heureuse de constater que notre Maire, mette ce soir en avant, l’initiative de l’accession sociale à la propriété mise en place par le gouvernement. Car les élus communistes ont toujours enfermé la question du logement dans celle des logements sociaux. La politique du logement est, qu’on se le dise, une chaîne qui va du logement social à l’accession à la propriété !

Devant votre concert de lamentations attendues et prévisibles, et face au manque de logements sociaux dans le département je voudrais vous ramener à la réalité des choses :

Oui nous manquons cruellement de logements ! Oui certaines communes pourraient faire plus ! Mais regardons la réalité en face ! La réalité c’est que le foncier est rare et cher en Ile-de-France et que des raisons objectives tant démographiques que sociétales se multiplient, pour qu’il y ait une forte demande insatisfaite.

Devant cet état de fait, devons nous faire face à la demande de logements en érigeant des tours de 50 étages et reproduire les mêmes erreurs que par le passé ?

La réponse est sans équivoque NON !

Epargnons nous les débats surréalistes, sectaires et dogmatiques qui n’intéressent pas les Nanterriens…

Que ce soit sur les prix des logements ou sur celui des loyers, qui se stabilisent, il convient d’en appeler tant à la responsabilité des acteurs du logement qu’à celle des politiques, qui se doivent de définir l’intérêt général. En effet, il est indispensable de faire en sorte que liberté de marché soit compatible avec une certaine harmonie sociale, surtout à Nanterre.

C’est pourquoi, il est souhaitable que nous puissions tendre vers une évolution raisonnée et raisonnable de la politique du logement qui soit acceptable aussi bien par les élus que par l’ensemble des Nanterriens.

lundi, 24 avril 2006

Entre le confort et l'avenir, les Français doivent choisir

 

 Gérard Longuet, Sénateur (UMP) de la Meuse, président du conseil de Lorraine, ancien ministre

 

22 avril 2006, (Rubrique Opinions)

 

 

 

Les 18-25 ans sont les premières victimes de l'incapacité de notre pays à s'adapter à un modèle qui a changé totalement depuis le premier choc pétrolier de 1973 et qui changera plus encore dans les années à venir.

 

 

 

Ils payent lourdement les erreurs d'analyse et surtout les petites facilités que, d'alternance politique en alternance politique, la génération dominante, celle de 1968, a accumulées depuis 1981. Bien des Français ont su évoluer de gré ou de force : les agriculteurs, la distribution, les mines ou bien encore la sidérurgie. L'Etat a lui-même su évoluer : dans les télécoms, dans l'énergie aujourd'hui, à la Poste et même dans les arsenaux. Mais trois complaisances écrasent les espérances des jeunes : la fuite collective devant le travail, l'inflation de la demande de consommation publique (et son corollaire, la dette de l'Etat) et la faiblesse de l'investissement d'innovation.

 

 

 

La génération dominante a choisi un compromis boiteux : oui à l'ouverture européenne, à condition de ne pas en accepter trop directement les conséquences. La France est en Europe un voyageur qui n'accepte pas de régler son billet. D'où la fin brutale du voyage en mai 2005 avec le référendum.

 

 

 

La génération qui vient en paye le prix. Parce que les Français travaillent moins que les autres Européens (ils commencent plus tard, ils s'arrêtent plus tôt, moins d'heures par semaine et moins de semaines par an), seuls les plus qualifiés et les plus motivés parviennent à se faire une place. Le travail est plus cher pour l'entreprise française que presque partout en Europe. Comme il est cher, il est rare. Tant pis pour les jeunes s'ils ne sont pas très formés et très motivés. Le confort des aînés (1 350 heures par an contre 1 800 en Grande-Bretagne) chasse les jeunes de l'espoir de l'emploi.

 

 

 

Deuxième complaisance, la consommation publique, solidarité et assistance plus que sécurité et formation, «plombe» tout autant les plus jeunes. La solidarité et l'assistance, pour l'essentiel, ce n'est pas pour eux, pas encore. Ils sont trop jeunes. Il faut avoir plus de 25 ans et avoir commencé un parcours ou achever, dans l'épreuve, une vie professionnelle chaotique. Les dépenses de formation sont importantes et parfois même trop importantes. Mais elles sont trop faibles dans le supérieur et trop fortes dans le deuxième cycle du secondaire. Elles sont fortes là où il y a des enseignants (un professeur pour 12 élèves dans le secondaire) et trop faibles là où il y a des étudiants, le supérieur et le supérieur d'insertion.

 

 

 

Cette inadaptation se double d'un coût élevé et d'une dette croissante. Les 18-25 ans auront à payer tout au long de leur vie cette consommation publique excédentaire dont ils n'auront pas profité. Certes, il y a les investissements. Mais, de plus en plus, ce sont les collectivités locales ou l'épargne privée qui les financent, et non le déficit issu du seul fonctionnement de l'Etat. Plus de dépenses, plus d'impôts, moins de compétitivité, moins d'emplois, moins d'espoir pour les jeunes.

 

 

 

La gauche nous dira que ce sont les baisses d'impôts qui génèrent les déficits. Les baisses modestes (nous sommes parmi les plus prélevés d'Europe) n'interdisent pas la fuite des capitaux et, surtout, le manque chronique d'investissements d'innovation. L'épargne française est forte. Elle finance les déficits publics. L'épargne investie dans l'économie privée est trop faible pour générer une part significative de financements à risque. Les entreprises en place arrivent à se financer, mais pas les projets innovants qui ont encore tout à prouver. L'épargne en France choisit la sécurité, les bons du Trésor ou la pierre, et non pas la recherche, l'innovation, la création. Là encore, les jeunes sont perdants : une épargne pour les vieux n'est pas une épargne pour l'avenir !

 

 

 

Alors que l'élection de 2007 devrait être l'occasion de ce nécessaire règlement de comptes, la gauche, par une chance inespérée, retrouve son unité en prétendant défendre des jeunes qu'une mesure mal comprise, parce que rapidement préparée, mobilise contre le gouvernement. Cette gauche, qui a mis en place avec obstination la machine à exclure les jeunes, se prend à espérer les récupérer sur le thème «vous aurez le bonheur que nous avons eu». Or c'est justement d'avoir reporté aux jeunes générations le paiement de ce bonheur qui «plombe» les espérances de la jeunesse française d'aujourd'hui.

 

 

 

Nous avons 12 mois pour le faire comprendre et en tirer collectivement la leçon. Il faut changer de cap et choisir l'avenir plus que le confort de l'instant.

 

 

 

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