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jeudi, 27 juillet 2006

De nouvelles tours pour relancer la Défense AFFAIRES.


Le Projet de l’Etat pour la Défense a été dévoilé hier à l’occasion d’un conseil d’administration exceptionnel de l’Epad, présidé par Nicolas Sarkosy. Le plan de renouveau du quartier d’affaires prévoit la construction de 150 000 m² de nouvelles surfaces de bureaux pour rénover les anciennes tours et la réalisation de nouvelles tours sera autorisée à hauteur de 300 000 m². La Défense sera dotée d’une tour « signal » caractérisée par son audace architecturale « et pas nécessairement par sa hauteur ». 1400 logements seront aussi construits sur 2007-2013. Les plus values dégagées financeront de nouvelles opérations.
Le Figaro, le 26/07/2006



mardi, 25 juillet 2006

Le plan de relance enfin dévoilé





« RECONSTRUIRE La Défense sur la Défense. » C’est le souhait affiché depuis des mois par l’établissement public d’aménagement de La Défense (Epad). Le ministre de l’Equipement Dominique Perben et le président du conseil général Nicolas Sarkosy présenteront aujourd’hui un plan de relance du quartier d’affaires concocté par l’Etat. Plusieurs options seraient envisagées.

450 000 m² de bureaux supplémentaires.
L’Epad a-t-elle vu trop grand en réclamant 850 000 m² de droits de construire ? D’après plusieurs sources proches du dossier, l’Etat aurait en effet décidé de réduire de moitié les ambitions affichées par le directeur général de l’établissement public, Bernard Bled. « Il devait obtenir 450 000 m², dont 300 000 m² de tours nouvelles et 150 000 m² pour les opérations de démolition-reconstruction des immeubles les plus anciens », confie un élu du département. Dix-sept tours, soit 20 % du parc total de bureaux, seraient actuellement obsolètes. L’augmentation du parc de bureaux permettra d’accueillir 30 000 actifs supplémentaires d’ici à 2013.

Des bénéfices en partie redistribués.
Grâce aux nouveaux droits à construire, les bénéfices dégagés par l’Epad pourraient s’élever à 500 millions d’euros. Une partie de cette somme devrait être consacrée par l’Etat au financement d’opérations d’intérêt national en Ile-de-France. « Il faut laisser se développer La Défense qui est le moteur économique de l’Ile-de-France mais il est logique que les bénéfices de l’Epad servent aussi à l’ensemble de la région », souligne Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional. « Ils devraient surtout servir en priorité à l’aménagement du site, estime un membre influent de l’Epad. Notamment à la reconstruction du boulevard Circulaire à Puteaux qui coûtera 150 000 millions d’euros, au réaménagement des quartiers et aux investissements en matière de transports publics. »

La ligne Eole sera-t-elle prolongée ?
« La Défense possède un des meilleurs réseaux du monde en termes de desserte (métro, train, RER, tram, autobus…) », se félicite l’Epad. Mais dans un courrier officiel adressé à l’Etat, Bernard Bled reconnaît néanmoins que « la saturation, notamment aux heures de pointe, est déjà programmée et appelle une réflexion urgente dans l’hypothèse où le nombre de salariés atteindrait les 200 000 à l’horizon 2015/2020 (…) Dans ce contexte, il apparaît indispensable de programmer le prolongement d’Eole depuis Saint-Lazare avec une gare dédiée à la Défense. » Bernard Bled souligne par ailleurs que « la demande d’une liaison directe avec Roissy est récurrente de la part des entreprises ».


Frédéric Mouchon, Le Parisien, le 25/07/2006







lundi, 24 juillet 2006

Comité d’entreprise d’EDF : la CGT et Thibault sur la sellette



Justice
Le patron de la CGT a été entendu hier par la brigade financière sur l’emploi d’une secrétaire de son syndicat payée par EDF.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a dû, hier, se rendre chez les enquêteurs de la brigade financière pour s’expliquer sur l’emploi d’une des anciennes assistantes de la Confédération.
Marie-Christine Beyleix, agent EDF, a-t-elle occupé un emploi fictif à la CGT ? Entre 1999 et 2002, cette mère de famille, mariée à un responsable régional de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) – le fameux comité d’entreprise d’EDF-GDF -, a en effet été la collaboratrice de Christian Delacherie, l’un des plus proches collaborateurs de Bernard Thibault.
A l’époque, Marie-Christine Beyleix, qui a fait valoir ses droits à la retraite d’EDF en 2003, après vingt ans de maison, archivait les informations économiques pour nourrir les discours du leader de la CGT. Pourtant, au cours de cette période, elle aurait dû travailler pour les loisirs des agents d’EDF-GDF. Elle avait été en effet détachée par l’entreprise publique au siège de la CCAS.

« L’affaire est quasiment bouclée »

Le patron de la CGT s’est déclaré « serein » à l’issue de son audition de plus de deux heures et demie. « J’ai été entendu comme simple témoin », a-t-il déclaré.
Depuis février 2004, la brigade financière enquête à la demande du juge financier Jean-Marie d’Huy, qui cherche à savoir si le comité d’entreprise le plus riche de France a servi de pompe à finance à la CGT, syndicat majoritaire d’EDF-GDF depuis 1946, et au Parti communiste. A la fin 2003, les révélations de l’ancien directeur de la CCAS, Jean-Claude Laroche, lui-même issu du sérail cégétiste, et de son adjointe avaient déclenché la machine judicaire. Une information judiciaire alors été ouverte pour « abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux ». Depuis deux ans, deux officiers de la police judiciaire travaillent à temps complet sur les comptes du comité d’entreprise et de ses satellites tant les anomalies comptables sont légion dans les livres de la CCAS : des sous-traitants choisis pour leur proximité avec les mairies communistes de la banlieue nord de Paris, où la CGT facturait au prix fort leurs services, une dizaine d’emplois suspects, l’absence de contrôles, etc.
« L’affaire est quasiment bouclée, explique une source proche de l’enquête. Nous avons saisi le volume d’un bureau complet de documents. Mais au moment des perquisitions, beaucoup de dossiers avaient disparu, notamment au service du personnel. Des salariés nous ont expliqué que les broyeuses avaient fonctionné à plein avant notre arrivée. »
Le juge voulait que Bernard Thibault justifie les conditions de l’emploi de Marie-Christine Beyleix auprès des enquêteurs. L’intéressé a précisé qu’ils d’agissait « d’une collaboratrice qui venait ponctuellement, au service d’un conseiller, dans la confédération mais elle n’a jamais été (ma) secrétaire ».
Le magistrat considéra-t-il qu’il s’agit d’une perversion du modèle social à la française et de la faiblesse de ses syndicats obligés de trouver des pis-aller pour subsister ? Ou y verra-t-il au contraire l’arbre qui cache la forêt des relations troubles entre les entreprises publiques, la CGT et le Parti communiste ?

Marie-Christine Tabet, Le Figaro, le 20/07/2006







La CCAS toujours plus riche

La Caisse centrale des activités sociales (CCAS), n’est autre que le comité d’entreprise des industries électroniques et gazières, c’est-à-dire principalement celui d’EDF-GDF. Connu pour être, depuis sa création en 1946, « le plus riche » de France, il a encore profité de la restructuration des entreprises publiques. Sa dotation est passée de 408 millions d’euros en 2005 à quelque 450 millions cette année. Et pour cause. Cette somme provient pour plus des deux tiers d’un prélèvement de 1 % sur les ventes d’électricité et de gaz en France : 70 % de ce prélèvement va à la CCAS (les 30 % restants finançant la mutuelle des agents et la gestion de leur « sécu »). Les augmentations de l’énergie ont donc largement profité aux agents. Le reste du budget de la CCAS provient de la quote-part payée par les familles qui profitent des services (vacances notamment) du CE.
Depuis 1946, la CCAS est dirigée sans partage par la CGT qui, à chaque élection professionnelle, obtient la majorité absolue. Le CE est ouvert à quelque 600 000 bénéficiaires : les 167 000 agents des industries électriques et gazières (dont 140 000 chez EDF-GDF) ; et les 140 000 agents percevant un « salaire d’inactivité » (la définition maison de la retraite…) ainsi que leurs familles.

Marie-Christine Tabet, Le Figaro, le 20/07/2006





mercredi, 12 juillet 2006

Nanterre impose 40% de HLM aux promoteurs


Quarante pour cent ! Deux fois plus que ce préconise la loi. En inscrivant il y a quelques jours dans son plan local d’urbanisme (PLU) « l’obligation de réaliser 40% de logements sociaux pour toute nouvelle opération immobilière de plus de 1 200 m2 situés dans son territoire », la municipalité communiste de Nanterre a créée une petite révolution.

Cette disposition est « valable tant pour les constructions neuves que pour la transformation en logements d’anciens locaux de bureaux ou d’activités » et « s’appliquera sur tous les secteurs de a ville, excepté ceux où le logement social est d’ores et déjà largement dominant », précise la mairie.

Pour la municipalité, cette mesure « doit permettre le développement du logement social dans les quartiers où il est peu présent, une bonne insertion de celui-ci dans le tissu urbain existant en favorisant de petits programmes sociaux ». Elle doit aussi « freiner la spéculation immobilière, dans l’intérêt de tous ».
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Des demandes en constante progression
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Enfin, cette décision « emblématique de la ville-préfecture des Hauts-de-Seine » représente aussi un pied de nez du maire PCF, Patrick Jarry, au ministre et président du conseil général UMP du département, Nicolas Sarkozy. Ce dernier est accusé par la gauche de ne pas œuvrer pour une meilleure répartition du logement HLM dans les villes des Hauts-de-Seine donc certaines, tenues par la droite, restent largement au-dessous des 20% notamment sa ville de Neuilly.
La mesure votée par le conseil municipal de Nanterre n’est pas du goût du sénateur Roger Karoutchi, élu de l’opposition de la ville et proche du même Nicolas Sarkozy. « Il y a une nécessité de poursuivre l’effort de construction de logement social à Nanterre, reconnaît-t-il, mais nous voulons de la mixité sociale, avec soit des logements intermédiaires, soit des logements libres. » « L’idée des 40% ne me choque pas, j’y suis même favorable à condition que ce taux s’applique à l’ensemble des constructions nouvelles et pas seulement aux programmes privés. Car si on fait d’un côté du privé avec 40% de logements sociaux et de l’autre du public 100% social, on va forcément dépasser les 40% ».

Il reste avec un parc HLM supérieur aux autres la commune ne peut malgré tout plus faire face aux demandes en constante progression (3 123 en 2004, contre 2 100 en 1999). D’autant que la préfecture reloge très souvent sur son parc de logements réservé a Nanterre des familles d’autres communes… Avec un taux de rotation de plus en plus faible (moins de 7% des HLM ont changé de locataires en 2004), les constructions nouvelles restent insuffisantes pour satisfaire les attentes des Nanterriens.

Florence Hubin
Le Parisien - 10 juillet 2006




CLÉS

• 75 000 le nombre de demandes de logements sociaux dans les Hauts-de-Seine.

• 3 123 Le nombre de demandeurs inscrits en mairie de Nanterre en 2004.

• 1 264 Les logements sociaux attribués à Nanterre en 2004 (tous bailleurs confondus).

• 106 Le nombre de logements (sur le 1 264) attribués directement par la ville, en 2004, sur les HLM qui lui sont réservés.

• 18 200 Le nombre de logement sociaux à Nanterre en 2004, contre 11 000 à Colombes, 5 700 à Boulogne et 757 à Neuilly.

• 53,7% La part des logements sociaux à Nanterre, contre 32,9% à Colombes, 10,5% à Boulogne et 2,6% à Neuilly.

vendredi, 07 juillet 2006

Remise du rapport Wauquiez au Premier ministre



Une remise à plat du système de l'aide sociale étudiante pour plus de justice et d'efficacité

Le député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez (UMP), chargé d'une mission sur les aides sociales aux étudiants, a remis aujourd'hui son rapport au Premier ministre. Celui-ci, très attendu, s'attaque enfin à la racine du problème : la complexité (multiplicité des opérateurs et des dispositifs) et la vétusté du système. Ce dernier datant pour partie de 1919 répond en effet de plus en plus mal aux besoins des étudiants.

les jeunes ont été entendus sur plusieurs points essentiels : simplification du système de bourses, meilleure prise en compte des classes moyennes, valorisation du travail étudiant.

Simplification et efficacité

La multiplicité des opérateurs et des dispositifs (bourse sur critères sociaux, bourse de mobilité, allocation d'autonomie…) rendent le système illisible, rigide et souvent inefficace, comme en témoignent les retards importants dans la mise en paiement des bourses.

C'est pourquoi, nous devons soutenir la simplification du système de bourse préconisé dans ce rapport grâce à la mise en place d'un dossier unique, au « toilettage » des règles administratives, ainsi qu'à la mise en place sur le modèle allemand d'une bourse unique proportionnelle, qui aurait à la fois le mérite de faire disparaître tous les effets de seuils mais aussi celui de rendre le système plus lisible.

Ces différentes mesures doivent permettre une mise en paiement des bourses dès le mois de septembre. Ce sera, en effet, le moyen le plus efficace et le plus juste pour soulager les étudiants à l'occasion de la rentrée universitaire.

Prise en compte des classes moyennes pour plus de justice sociale

Les classes moyennes qui sont trop « pauvres » pour financer sans gros efforts leurs études, mais trop « riches » pour bénéficier des bourses sont les éternelles perdantes de notre système d'aide sociale.

Le rapport de Laurent Wauquiez propose à la grande satisfaction de l'UNI des mesures pour réparer cet oubli bien français avec notamment le décontingentement des bourses au mérite. En revanche, il ne faut pas aller vers un saupoudrage de celles-ci en réduisant leur montant, car ce système a toujours prouvé son efficacité.

Le rapport préconise également la création d'une allocation qui serait remboursable à la fin des études. Cela se pratique déjà avec efficacité dans d'autres pays telle la Nouvelle-Zélande où l'étudiant rembourse 3 ans après la fin de ses études en fonction de ses revenus mensuels.

Lever les obstacles à l'emploi étudiant

Enfin, il faut saluer l'initiative du « chéquier job étudiant » qui s'adresse particulièrement aux étudiants salariés. Ceux-ci ne doivent plus être pénalisés mais au contraire accompagnés et encouragés. Avec cette mesure, l'emploi étudiant sera facilité et sécurisé ; reste maintenant aux universités à offrir plus de souplesse administrative et pédagogique à ces étudiants.

mercredi, 05 juillet 2006

L'UMP Nanterre aux universités d'été de l'UMP !

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Voilà quelques photos des universités d'été de l'UMP à Marseille. L'occasion de présenter les jeunes UMP de la 4ème circonscription...

La nouvelle famille des sarkozystes de gauche

 

 

 

Déçus par l'évolution du PS, d'anciens militants socialistes se réunissaient hier soir autour de Brice Hortefeux, fidèle du président de l'UMP.

 

 

 

DEVANT les Bains-Douches, hier en fin de journée, on ne trouvait pas les habitués de la boîte de nuit parisienne, mais un public de quelque deux cents personnes de gauche venus écouter le plus proche ami de Nicolas Sarkozy, le ministre délégué aux Collectivités territoriales, Brice Hortefeux. À l'entrée, un dossier de presse de l'association La Diagonale reprend les déclarations «pro-Sarko» de quelques célébrités de gauche, de Max Gallo à Jacques Attali, Bernard Tapie ou Georgina Dufoix.

 

 

 

Mais dans la salle, pas de vedettes, en dehors de Véronique Vasseur, ancienne infirmière à la prison de la santé, connue pour son combat contre l'enfer carcéral. «La gauche monopolise une bien-pensance qui commence à être très pesante. Quand j'annonce que je suis pour Nicolas Sarkozy, je suis traitée de réac ou de facho, et j'en ai marre», s'est-elle exclamée. Car c'était la question de ce début de soirée : «Peut-on être de gauche et sarkozyste ?» La réponse ne faisait guère de doute à entendre le témoignage des professeurs d'université ou des anciens technos passés par les cabinets ministériels socialistes ou chevènementistes dans les vingt dernières années.

 

 

 

Ouvertures progressistes

 

 

 

Thierry Couderc, actuel directeur de cabinet de Brice Hortefeux, a été l'un des facilitateurs de ce nouveau cercle des sarkozystes de gauche : «Il y a bien eu, en son temps, les gaullistes de gauche, de Léo Hamon à René Capitan», explique-t-il. Il fut, au début des années 1990, le directeur de cabinet de Kofi Yamgnane, dans le gouvernement socialiste d'Edith Cresson. Il se défend pourtant d'avoir été un rabatteur au service des ambitions du président de l'UMP. Personne, à vrai dire, ne semble gêné à l'idée d'être «récupéré». Bien au contraire. Philippe Sauvannet, magistrat administratif, ancien secrétaire fédéral de la fédération socialiste de l'Allier, est un autre animateur de La Diagonale. Il ne tarit pas d'éloges à l'égard de Nicolas Sarkozy, louant son «pragmatisme et son courage». Cet ancien militant du Parti socialiste se dit intéressé par les ouvertures progressistes de Nicolas Sarkozy sur «la double peine, la discrimination positive, la place des femmes, l'ouverture sur les droits des homosexuels». «Il a demandé à Luc Ferry un rapport sur l'homoparentalité et l'adoption et à Arno Klarsfeld d'être le médiateur pour les expulsions des sans-papiers, ce sont des signes positifs», estime à son tour Patrick Rajoelina, professeur de droit européen et ancien rocardien, qui a quitté le PS en 1994.

 

 

 

S'avouant surpris par ces éloges inattendus, Brice Hortefeux a résumé son sarkozysme : «Nicolas Sarkozy n'est pas réductible à une idéologie. Quand vous dîtes que le sarkozysme transcende les clivages, cela me paraît une bonne définition», a-t-il conclu, ravi.

 

 

 

Sur sa lancée, l'association compte convertir de nouvelles ouailles. Des antennes ont été installées en Bretagne, en Alsace et en Poitou-Charente. Sur la liste des prochains invités, le blairiste Jean-Marie Bockel, maire PS de Mulhouse, ou encore Bernard Tapie.

 

 

Charles Jaigu, Le Figaro, le 4/07/2006

 

 

 

Conférence de la famille 2006

 

 

 

§         Le Premier ministre et Philippe Bas, ministre délégué à la famille, ont souhaité que la Conférence de la famille 2006 soit l’occasion de réfléchir à un thème essentiel pour notre société : celui de la solidarité entre les générations.

 

§         Il s’agit d’accompagner et d’anticiper des évolutions prévisibles comme le vieillissement de la population qui aura un impact important au niveau social : nouveaux besoins, prise en charge de la dépendance dans les années à venir, rôle pivot des 55-75 ans, retraités actifs…

 

§         La Conférence de la famille 2006 a permis de déboucher sur des mesures simples et concrètes.

 

 

1) Une innovation majeure : la reconnaissance des aidants familiaux auprès des personnes âgées

 

 

Les aidants familiaux auprès des personnes âgées : un véritable engagement sans protection

 

 

ü      Alors que celles et ceux qui aident des personnes handicapées bénéficient d’une reconnaissance statutaire grâce à la loi du 11 février 2005, les aidants familiaux qui se consacrent à une personne âgée ne disposent d’aucune reconnaissance officielle. Or, 307 000 personnes sont potentiellement concernées.

 

ü      De plus, les aidants familiaux sont confrontés à des situations difficiles : cessation temporaire de leur activité, manque de formation et d’information, impossibilité de faire valoir cette expérience devant des employeurs.

 

ü      Par ailleurs, les aidants familiaux répondent à un vrai besoin : aujourd’hui, huit personnes âgées sur dix préfèrent rester dans leur logement, près de leur famille.

 

ü      Le Gouvernement a donc décidé de donner par décret une définition précise de l’aidant familial auprès d’une personne âgée dépendante afin de préserver ses droits.

 

 

Les principales contraintes pesant sur les aidants familiaux sont levées

 

 

ü      Les personnes qui souhaitent se consacrer à un parent dépendant sont souvent contraintes d’abandonner leur activité professionnelle sans perspective de retour à l’emploi.

 

ü      Un congé de « soutien familial » de 3 mois renouvelable dans la limite d’un an sera créé et mis en œuvre à compter du 1er janvier 2007. Il offre aux aidants exerçant une profession un cadre juridique protecteur pour qu’ils puissent s’occuper de leurs proches. Ils auront ainsi la garantie de retrouver leur emploi. Ils bénéficieront dans ce cadre d’une prise en charge de leurs cotisations maladie et retraite.

 

ü      Aider une personne âgée dépendante demande une implication permanente, 24 heures sur 24 et tous les jours de l’année. Or, un aidant peut avoir besoin de souffler et de prendre un peu de repos.

 

ü      La Conférence de la famille 2006 a souhaité mettre en place un véritable « droit au répit » grâce à une augmentation des capacités d’accueil des établissements.

 

ü      Ainsi, 2500 places d’accueil de jour dans les maisons de retraite permettant aux aidants de s’absenter une journée ou d’aller travailler seront créées chaque année pendant 5 ans.

 

ü      Cette offre sera complétée par la création chaque année sur 5 ans de 1100 places d’hébergement temporaire dans les maisons de retraite donnant la possibilité aux personnes âgées d’être hébergées pendant quelques jours.

 

ü      Des formules innovantes, empruntées à l’étranger seront également expérimentées comme « le baluchon canadien » : un professionnel remplace l’aidant directement au domicile de la personne âgée pendant une durée limitée.

 

 

Les aidants familiaux pourront faire reconnaître les acquis de leur expérience

 

 

ü      Les aidants familiaux capitalisent au fil des années une expérience technique et relationnelle importante (soins, déplacements, toilettes, patience,…).

 

ü      Désormais, celles et ceux qui souhaiteront s’investir professionnellement dans le domaine médico-social pourront bénéficier d’une reconnaissance des acquis de leur expérience d’aidant familial.

 

ü       De même, de nombreuses personnes qui aident un parent dépendant se trouvent souvent désarmées : elles ne connaissent pas forcément les services disponibles dans leur commune, les dispositifs de prise en charge à domicile.

 

ü      Pour répondre à ces deux exigences de reconnaissance des acquis et d’information, un « carnet de l’aidant familial » sera diffusé début 2007 dans les départements, les réseaux gérontologiques,…

 

ü      Il informera l’aidant sur ses droits, sur les associations et les services sociaux. Il constituera également un document de référence dans lequel il notera les détails de son activité quotidienne.

 

 

2) Resserrer les liens entre les générations

 

 

Les jeunes qui entrent dans la vie active bénéficieront d’un « coup de pouce »

 

 

ü      Beaucoup de jeunes actifs bénéficient d’un petit coup de pouce familial au moment de leur installation ou de l’obtention de leur premier emploi : achat d’une voiture ou de matériels électro-ménagers.

 

ü      En revanche, d’autres n’ont pas cette chance et ne peuvent pas non plus se tourner vers les banques.

 

ü      C’est la raison pour laquelle, le Gouvernement va mettre en place un prêt à taux zéro, garanti par le fonds de cohésion sociale, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans les plus modestes qui entrent dans la vie active. Le prêt, remboursable sur 5 ans sera d’un montant maximum de 5000 euros.

 

ü      Une mission a également été confiée au Conseil d’Analyse Stratégique afin d’évaluer l’opportunité et les modalités techniques de la création d’un compte ouvert à la naissance de l’enfant qui permettrait à ses proches de lui constituer un pécule pour son entrée dans la vie active.

 

 

Le Gouvernement souhaite créer les conditions d’une retraite active et utile à la collectivité

 

 

ü      De nombreux retraités actifs s’engagent dans la vie de la collectivité. Il s’agit souvent d’actions simples mais d’une grande utilité : gestion d’une bibliothèque, surveillance des trajets des écoliers,…

 

ü      Désormais, les jeunes retraités qui consacrent une partie de leur temps disponible à des actions bénévoles et de solidarité, pourront bénéficier en retour de services de ces mêmes collectivités quand ils en auront besoin et si elles le souhaitent.

 

ü      Concrètement, la commune pourra ouvrir un « compte épargne service » et y verser des chèques emplois services universels. Les retraités bénévoles pourront les utiliser, sans limitation de durée, pour rémunérer des services à la personne en cas de maladie ou de dépendance.

 

ü      Afin de faciliter l’engagement des retraités dans des actions bénévoles, un « passeport pour une retraite active » sera rapidement mis en place. Ce document comportera : des informations sur le bénévolat, sur les services à la personne, un volet hygiène alimentaire/santé et un encart local donnant des précisions sur les associations existantes.

 

ü      Enfin, certaines personnes peuvent vouloir organiser elles-mêmes la prise en charge de leur future dépendance. Il leur sera bientôt possible, grâce au « mandat de protection future », d’organiser leur vie et de se faire représenter dans des conditions de sécurité strictement définies par la loi.

 

 

L’objectif prioritaire reste de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale

 

 

ü      Lors de la Conférence de la Famille 2005, le Premier ministre avait souhaité offrir aux familles un nouveau congé parental, plus court (1 an) et mieux rémunéré (750 euros), pour la naissance du 3ème enfant.

 

ü      Depuis le 1er juillet 2006, les familles ont la possibilité de choisir entre l’ancien congé parental de trois ans et rémunéré 524 euros et ce nouveau congé qui facilite le retour à l’emploi.

 

ü      Une mission sera lancée afin de suivre sa mise en œuvre. Elle étudiera la possibilité de proposer une deuxième étape qui puisse par exemple s’appliquer aux premiers et deuxièmes enfants et qui incite les pères à prendre un congé.

 

lundi, 03 juillet 2006

Julien DRAY crée sa « Star Academy » sur fonds publics


Grand ordonnateur de la « politique-spectacle » tant en Ile-de-France qu’au Parti socialiste, Julien DRAY, Vice-Président du Conseil régional d’Ile-de-France en charge de la jeunesse, a décidé de reprendre à son compte, plus exactement au compte du contribuable francilien, les méthodes éprouvées de la « télé-réalité ».

L’exécutif régional compte en effet lancer, au titre de l’action régionale en direction des jeunes, les « Révélations MTV 2006 en Ile-de-France ». Après s’être improvisé patron de presse en investissant 15 millions d’euros dans un journal régional aussi coûteux qu’inutile, Jean-Paul HUCHON décide de toucher à la production musicale et évènementielle.

A quand les primaires pour désigner le candidat socialiste remplacées par un remake de la cultissime « A la recherche de la nouvelle star » ? Les talents des deux compères franciliens ne devraient pas rester inexploités par le Parti socialiste. A condition, cette fois-ci, de laisser le contribuable en dehors de tout ça…

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