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mercredi, 18 octobre 2006

Les jeunes populaires de Nanterre aux universités d'été de l'UMP !

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Voilà quelques photos des universités d'été de l'UMP à Marseille. L'occasion de présenter les jeunes UMP de la 4ème circonscription...
Ces trois jours furent l'occasion de rassembler la jeunesse à Marseille. les jeunes des circonscriptions des Hauts-de-Seine ont ainsi pu se rencontrer et faire connaissance pour organiser de nouveaux rassemblements dans leurs "territoires". Il est inutile de souligner l'importance de telles réunions pour rassembler la jeunesse de l'UMP qui sait aussi s'amuser et se lacher lorsqu'il le faut...!
Alors, qui a dit que la jeunesse n'était pas de droite ? medium_IMG_2905.JPGmedium_IMG_2884.JPGmedium_IMG_2900.JPGmedium_IMG_2889.JPGmedium_IMG_2982.JPG

mardi, 17 octobre 2006

Ségolène Royal... ou le refus de la critique :




Après l'épisode malheureux au cours duquel une militante des MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) s'était faite rudoyée par Maman Ségo pour oser poser une question (et oui! Ségo et les débats... c'est comme Ségo et les idées... on attend toujours), une journaliste du Parisien vient de se faire écartée par Zappaterror d'un reportage d'Envoyé Spécial.
Sa faute? Avoir écrit un article dans le Parisien au cours duquel elle évoquait les tensions dont le couple Royal / Hollande était victime... Ainsi, selon le Figaro, Madame Royal " demandant un droit de réponse à cet article, se serait vantée auprès de la direction du Parisien d'avoir déjà obtenu que la journaliste soit écartée de la fabrication d'un documentaire réalisé pour le compte de l'émission de France 2 "Envoyé Spécial" estimant que la journaliste avait rompu la confiance par ses articles du Parisien".
Dans notre pays, ça s'appelle la censure !

Et comme, décidément, Ségolène craint trop la critique, devinez qui a fondé le collectif "Ségosphère", le collectif des jeunes autour de Ségolène Royal ?
Réponse : son fils, alias Thomas Hollande, 21 ans. Collectif fondé en raison des mauvais rapports de Ségo avec les MJS...




mardi, 10 octobre 2006

Projet des Jeunes Populaires pour la France d’Après



49 propositions réunies en 11 thématiques.
Projet remis à François FILLON le 2 septembre 2006 lors des Universités d’été des Jeunes Populaires



ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


 Clarifier l’organisation de l’Enseignement Supérieur.

 Décloisonner les différentes institutions pour permettre une meilleure synergie, chacune ayant des atouts spécifiques : grandes écoles, IUT, universités…

 Clarifier les finalités des deux types de filières de l’Enseignement Supérieur :
- Courtes : insertion professionnelle intermédiaire
- Longues : encadrement

 Mettre en valeur la formation continue, les passerelles et la validation d’acquis


 Créer un Conseil d’Orientation Stratégique dans chaque université ou pôle universitaire.

 Ce Conseil sera composé de personnalités qualifiées, extérieures à l’établissement et représentant les collectivités locales, les organismes professionnels, les chambres consulaires…

 Cet organe aura une mission de conseil pour la gestion de l’établissement, l’élaboration de son projet et ses orientations pédagogiques.


 Dédoubler la présidence de l’université.

 Un universitaire issu des trois conseils de l’université (CA, CS CEVU)

 Une personnalité du monde du travail, Président du Conseil d’Orientation Stratégique


 Offrir à chaque université la possibilité de se spécialiser en adaptant ses formations à son bassin d’emploi.

Le cadre national des diplômes serait par contre maintenu par l’enseignement d’un tronc commun, identique dans toutes les universités.

 Modifier les critères d’attribution de la dotation de l’État, qu’elle ne soit plus seulement fonction du nombre d’inscriptions administratives mais que soit également pris en compte le taux d’insertion professionnelle.

 Donner à la présidence de chaque université la liberté de rechercher pour son établissement des financements privés (entreprises, fondations…).

Une coopération pourra se faire aussi avec les collectivités locales, notamment, sur l’offre de formation professionnelle, la recherche et sa valorisation, l’information et l’orientation des étudiants, la vie étudiante et les relations internationales, la gestion du patrimoine immobilier et la mise en commun de ressources humaines et matérielles.


 Permettre aux laboratoires de recherches et aux départements de formation d’une université de créer des partenariats privilégiés avec des entreprises de leur choix sur des projets précis pour augmenter leurs financements.

 Réajuster immédiatement les cotisations de sécurité sociale de tout élève ayant été reconnu comme fantôme.

La vérification de la bonne foi des étudiants se fera au courant du 1er semestre, à partir des éléments suivants :

• Dossier d’inscription à visée professionnalisante
• Inscription pédagogique
• Assiduité et résultats aux examens/ TD


 Rendre obligatoire la consultation de tous les étudiants, en cas de blocage du campus pour garantir la représentativité du mouvement.

 Cette obligation de consultation sera inscrite dans les textes officiels réglementant l’Enseignement Supérieur, notamment dans le paragraphe concernant les missions du Conseil d’Administration.

 Cette consultation sera organisée par le Conseil d’Administration de l’université, dès le premier jour de blocage

 La présidence de l’université devra s’assurer du bon déroulement du scrutin et veiller à la sécurité du matériel électoral et des personnes présentes sur le site.

 Pour faciliter la participation du plus grand nombre d’étudiants, un scrutin électronique est recommandé.


 D’instaurer la gratuité des déplacements en train pour les étudiants devant se rendre à un examen ou un entretien.

 L’étudiant se verra délivrer gratuitement son titre de transport sur présentation de sa convocation et d’une pièce d’identité.

 Ces déplacements devront s’effectuer, au plus tôt la veille de l’examen ou de l’entretien pour le voyage aller, au plus tard le lendemain pour le voyage retour
 Créer un module «insertion professionnelle » intégré dans les cursus scolaires (à partir de la troisième) et universitaires :

• Rencontre avec des professionnels
• Préparation à la recherche d’un emploi : CV, lettre de motivation, entretien d’embauche
• Stages de découverte
• Bilan des compétences, point sur le projet professionnel (en fin d’année)


 Recruter de véritables professionnels des Ressources Humaines pour assurer l’orientation et le module d’ « insertion professionnelle ».

Embauchés à mi-temps, ils seront rémunérés par leur entreprise, en échange d’avantages fiscaux pour cette dernière ou bien par le lycée lui-même dans le cas de jeunes retraités.


 Créer, dans chaque université, un Observatoire de l’Insertion Professionnelle, qui fournira, filière par filière les informations suivantes :

 Les taux de réussite pour chaque année de la formation avec le nombre d’élèves inscrits et reçus
 Les attentes du marché, réévaluées chaque année, y compris dans l’Education Nationale
 La situation des élèves 2, 3 et 5 ans après l’obtention de leur diplôme


 Créer un véritable dossier d’inscription universitaire à visée professionnalisante : Portefeuille de compétences.

 Ce dossier devra être commencé dès l’année du baccalauréat et mis à jour chaque fin d’année, jusqu’à l’obtention du diplôme. Il permettra à chaque étudiant de construire un véritable projet de vie et de le présenter comme un faire-valoir lors des entretiens d’embauche.

 Outre les formalités administratives habituelles, ce dossier comportera :

• Les chiffres fournis par l’Observatoire de l’Insertion Professionnelle
• Pour les filières de l’enseignement, un contrat signé par l’élève où il assure avoir pris connaissance du nombre de postes à pourvoir.
• Une synthèse de ce que lui aura apporté le module d’ « insertion professionnelle » au lycée
• Le projet professionnel de l’élève (construit mais nullement définitif), ses motivations
• Les caractéristiques du stage qui sera effectué pendant l’année, avec une
• pré signature de convention. Cela pourra être un stage de découverte ou déterminé.
• Le compte-rendu de l’entretien individuel que l’élève aura eu avec un membre du département de formation pour lequel il veut s’inscrire : un professeur, un chargé de TD ou un élève de 3ème cycle


 Rendre obligatoire les stages en Organisation dans chaque filière et pour chaque année du diplôme.

 Ces stages seront sanctionnés, et ainsi valorisés, par la rédaction d’un mémoire qui présentera notamment une réflexion sur le lien entre la formation en cours et le métier exercé pendant le stage.

 Une véritable banque de stage, avec une double entrée « filières » et « débouchés » et mise à jour très régulièrement, sera mise à disposition des élèves dans chaque université pour les aider dans leurs démarches.

 Les UFR ou les départements seront incités à créer leur association d’anciens élèves.



 Créer, dès la deuxième année de licence, une option obligatoire, mais soumise à un numerus clausus, de pré professionnalisation pour les métiers de l’enseignement.

 Le numerus clausus sera fonction du nombre de postes d’enseignement à pourvoir et est susceptible d’être modifié périodiquement.

 Seuls les élèves ayant suivi cette option pourront prétendre passer les concours de l’enseignement.

 L’inscription dans cette option se fera sur dossier :

• Étude du dossier scolaire
• Étude des résultats de 1ère année
• Entretien individuel pour évaluer les motivations, le projet de vie et les compétences humaines.




INSERTION PROFESSIONNELLE ET ECONOMIQUE DES JEUNES


 Interdire – dans tous les cas – les stages de plus de six mois

Au-delà de six mois, le stage est considéré prendre la place d’un vrai « emploi » (ou contrat de travail en alternance). Si de grandes écoles ou certains cursus universitaires prévoient une durée de 6 mois ou plus, il s’agira d’en faire un contrat en alternance (avec la protection sociale que ne permet pas le stage), et dès lors de créer davantage de CFA dans les établissements.



 Améliorer la gratification des stagiaires à partir de 3 mois de stage

Avant, une gratification obligatoire du stage serait trop dissuasive pour les entreprises mais celles-ci sont incitées à défrayer leurs stagiaires (frais de transport, cantine…) grâce à une déduction fiscale de leur frais...
Entre 3 et 6 mois : une gratification d’au moins 30% du Smic et à partir de 5 mois d’au moins 40%.



 Généraliser l’application de la charte des stages en entreprise aux associations et secteur public.



 Créer un contrat de travail unique « plus » pour ceux qui en ont le « plus » besoin : versement d’une prime sur 3 ans pour l’entreprise qui embauche toute personne sans qualification entrant sur le marché du travail ou sortant de formation initiale ou tout au long de la vie.

Prime de l’ordre de 400€ euros la 1ère année, 300 € la 2nde, 200 € la 3ème. En cas de licenciement pendant ces trois années, l’indemnité versée au bénéficiaire serait doublée (par rapport au régime général).



 Un pacte de colocation afin d'éviter les conflits, rassurer les propriétaires et colocataires, et faciliter l'accès à la colocation.

Le régime de la colocation ne possède pas de contrat régissant les règles de vie à l’intérieur de l’appartement. Les jeunes, qui pourraient souhaiter partager le coût d’un logement avec d’autres personnes, peuvent hésiter s’ils ne connaissent pas leurs colocataires. Le pacte de colocation comprend :

• les règlement et les modalités de la vie à l’intérieur du logement afin d’éviter les conflits
• la répartition des dépenses et des apports de chaque colocataire


Le pacte de colocation est intéressant dans la mesure où il donne une dimension juridique – donc sécurisante - à la colocation.



 Ouvrir à tous un système de compte-étude.

Grâce à ce compte-étude, l’Etat garantit un prêt bancaire aux étudiants.




 La suppression des charges sociales sur le salaire du repreneur pendant 36 mois et la diminution de l’IRPP du cédant pendant la même période.

En effet, cette mesure permettrait de valoriser le mérite individuel répondant à la fois aux valeurs de la République et à la liberté du repreneur de jouir des fruits de son travail. Cela peut se matérialiser par une diminution de la taxation des revenus du travail ou encore par une diminution des transferts intergénérationnels




 La création d’un guichet unique du créateur d’entreprise en lien direct avec les chambres de commerces et d’industries (CCI) et les chambres des métiers.

Faciliter le coté administratif de la création d’entreprise en centralisant la majorité des organismes nécessaires à sa création (administrations, associations, conseillés juridiques, comptables,…) permettra de créer un support à un premier financement de l’activité pour les jeunes entrepreneurs inexpérimentés ou demandant de l’aide, dans les secteurs et les territoires ayant des difficultés à voir des reprises ou des créations d’entreprise.




 Organisons des partenariats entre la recherche publique et les universités, permettant de développer une recherche efficace (orientée vers la création d’emplois et de richesses), la rendant plus compétitive et innovante dans un monde régi par la concurrence. La Création d’un MIT européen : le « European Institut of Technology », serait également nécessaire, afin que la recherche française puisse s’inspirer de celle de ses voisins Européens.


CIVISME


 Création d’un service civique obligatoire de 6 mois pour tous les jeunes entre 18 et 30 ans. Ce service pourra être effectué en une fois ou fractionné, à temps plein ou à temps partiel, réalisé en France ou à l’étranger, dans toute activité revêtant un caractère d’intérêt général.

Par ailleurs, les Jeunes Populaires proposent aux lycéens d’effectuer au cours de leur scolarité l’équivalent de 6 semaines (soit 30 jours ouvrés ou encore 210 heures) de bénévolat sur 3 ans dans le cadre d’une association loi 1901 à caractère social ou humain.

Les 6 semaines effectuées viendront en déduction du service civique obligatoire.

Afin d’assurer l’efficacité de cette dernière mesure, les Jeunes Populaires suggèrent que les lycéens ayant accompli cette action d’intérêt général se voient récompensés par l’attribution d’un certain nombre de points supplémentaires qui rentreront en ligne de compte dans l’obtention du diplôme di baccalauréat.

Ces points ne seront attribués que sur présentation d’un justificatif, pré-formaté, attestant que tout candidat a bien effectué cette action d’intérêt général dans le cadre associatif au cours de sa scolarité.


 Facilite le vote par l’assouplissement des formalités

 Pouvoir se rendre à sa mairie pour faire une procuration

 Inscrire d’office tus les jeunes sur les listes électorales dès l’obtention de leur majorité


 Les Jeunes populaires souhaitent voir le drapeau français, symbole républicain, flotter dans chaque école. La France étant d’une part le plus gros bénéficiaire des subsides européens, la France partageant, d’autre part, le destin de l’Europe, nous proposons de voir flotter, au côté du drapeau français, le drapeau européen. Cela permettra de créer une unité plus grande, ainsi qu’une sensation d’appartenir à un Etat uni et fier de ses valeurs.


 Nous proposons de lutter contre le racisme lors des orientations scolaires en laissant les associations de lutte contre les discriminations entrer dans l’enceinte des écoles.

Une sensibilisation quotidienne dans les écoles françaises contre les discriminations raciales par des associations spécialisées, sera aussi importante pour lutter contre les inégalités des chances dans l’éducation française. Une sensibilisation contre les discriminations raciales dès le plus jeune age, aura un impact beaucoup plus important dans la vie professionnelle et citoyenne de l’age adulte.







CULTURE



 Développer la pratique culturelle à l’Université et la valoriser par la création d’une option attribuant des points pour les examens

La pratique culturelle amateur est sous-équipée. De l’école à la vie active, il faut créer des structures encadrées par des professionnels afin de développer ces activités qui favorisent l’accès à la culture.



 Une Culture partout : faire rayonner la Culture française

Partout dans le monde, la Culture française fascine. Il faut donc s’appuyer sur la francophonie afin d’enrayer son recul.
Nous voulons nommer des grands écrivains français et étrangers écrivant en français « Ambassadeurs de la langue française » et de les missionner dans les alliances françaises et centres culturels français pendant plusieurs semaines afin d’impulser une dynamique locale.












FAMILLE



 Création d’une « union civile »

Création d’une union civile qui permettrait de bénéficier des mêmes droits et des mêmes devoirs que le mariage.
Cette union civile, ouverte aux hétérosexuels comme aux homosexuels, donnerait lieu à une véritable cérémonie, célébrée à la mairie, pour les personnes le désirant.
Exclure toute notion de « famille » des textes légaux de l’Union civile et lui préférer celle de « foyer », afin d’éviter un détournement qui permettrait par confusion de permettre l’adoption pour les couples homosexuels.



 Instaurer une aide financière spéciale pour les mères étudiantes




SANTE


 Vers une approche pragmatique de la lutte contre le cannabis

Les Jeunes Populaires refusent de céder à la démagogie et à la surenchère. La dépénalisation et la légalisation du cannabis ne peuvent constituer des réponses satisfaisantes. L’enjeu est aujourd’hui d’adopter une approche pragmatique de ces questions. A l’heure actuelle, un jeune consommateur pris en possession de cannabis risque jusqu’à un an d’emprisonnement et près de 3 800 euros d’amende. De telles sanctions sont, de fait, inapplicables.

Il convient donc de mettre en place un système de sanctions adapté et progressif en fonction du degré de récidive de l’infraction, favorisant notamment l’obligation de suivi médico-psychologique pour les consommateurs non-récidivistes.



 Le « chèque santé jeunes »

L’amélioration de la prévention en matière de santé passe par un meilleur suivi médical. Les Jeunes Populaires proposent donc de créer des « chèques santé jeunes » pour permettre aux adultes de moins de 26 ans et aux étudiants de bénéficier d’une visite annuelle chez un généraliste suivie d’un bilan sanguin avec une prise en charge intégrale par la Sécurité Sociale. Ce chèque santé serait envoyé une fois par an lors de la rentrée universitaire, et utilisable avant le mois de juin de l’année suivante.



 3. La mutuelle étudiante à 10 euros par mois :

L’accès aux mutuelles étudiantes reste difficile pour de nombreux jeunes, et notamment pour ceux qui travaillent pour financer leur scolarité. Le coût d’une telle mutuelle est aujourd’hui compris, pour une couverture optimale, entre 220 et 310 euros par an. L’objectif est, pour les étudiants justifiant d’au moins six mois d’activité au cours de l’année universitaire, de pouvoir bénéficier d’une mutuelle pour l’équivalent de 10 euros par mois.




EUROPE


 Relancer une politique de sécurité et de défense commune

 Sur le modèle de la monnaie unique, un processus en étapes prédéfinies doit être privilégié et fixant des objectifs et une date butoir. La participation des parlements nationaux au processus sera nécessaire à chacune de ces étapes.

 La création d’une armée commune européenne par la fusion des différents corps européens existants (Europcorps, Eurmarfor, Force d’action rapide…) est l’objectif ultime à atteindre. La mise en commun de moyens militaires ne se substituerait pas aux armées nationales mais viendrait en complément de celles-ci pour les missions où l’Union a mandat pour intervenir.

 Au sein de la Commission européenne, un portefeuille de « Commissaire à la défense » devrait être créé, potentiellement cumulé avec celui actuellement en charge de l’action humanitaire, les actions extérieurs de l’Union ayant vocation à être pour l’essentiel des opérations de secours, de gestion de crises ou de maintien de la paix. Il serait en cela en charge des « missions de Petersberg » actualisées et élargies mais ne viendrait pas en concurrence ni avec le Commissaire aux relations extérieures ni avec le projet de Ministre des affaires étrangères.


 Définir une politique de voisinage et de partenariats

L’Union européenne doit définir le concept de « partenariat privilégié » ou « partenariat stratégique » à l’attention des pays ou des communautés d’Etats géographiquement proches mais n’ayant pas vocation à adhérer à l’Union européenne pour une question de taille ou de géographie (Turquie, Russie).


 Un espace de liberté, de citoyenneté et de justice : organiser la maison commune

 Renforcer les pouvoirs d’Europol, organisme européen de Police et d’Eurojust, organisme de coordination composé d’un magistrat par Etat membre qui préfigure le nécessaire établissement d’un parquet européen.

 La création d’une force civile de protection européenne « Europe Aid » d’ici 2010, aussi bien pour les crises externes et lointaines que pour les catastrophes à l'intérieur même du territoire européen (les tremblements de terre, les inondations, les tempêtes, les catastrophes industrielles, les attentats, les dramatiques feux de forêts …etc.).

 Création d’un programme communautaire d’échanges civils. Sur le modèle des programmes Socrates/Erasmus qui sont l’un des plus grands succès de l’Union, les Jeunes Populaires souhaitent que soit imaginé un programme de service civil en associations, en collectivités voire en entreprises privées. L’extension au niveau européen d’une structure comme le CIVI, élargi aux collectivités et ONG permettrait de promouvoir des échanges dans lesquels les populations auraient la possibilité de mieux connaître leur Europe.



 Rapprocher l’Europe des citoyens

 L’établissement du 9 mai, « journée de l’Europe », en journée fériée et chômée dès 2008. Cela permettrait de créer l’équivalent d’un « 14 juillet européen » dans les consciences. Parallèlement une journée fériée et chômée devrait être dédiée au « souvenir français et aux anciens combattants » selon l’avis des associations d’anciens combattants qu’il conviendra d’associer étroitement à ces changements. En toute hypothèse, les 8 mai et 11 novembre demeureraient commémorées par le pays, et une seule des deux serait chômée si celle-ci est retenue pour la journée du souvenir. Commémorer la fin de la Deuxième guerre mondiale est important, aux vues de son aspect de « guerre totale » et du crime imprescriptible de la Shoah, mais dans un esprit d’unité et de regard tourné vers l’avenir pour les jeunes générations, il semble plus pertinent de retenir en ce nouveau siècle la date du discours fondateur de Robert Schuman et la réconciliation avec l’Allemagne d’Adenauer plutôt que la victoire sur l’Allemagne qui est commémorée dans très peu de pays le même jour (Belgique, république Tchèque et France pour le 8 mai). Enfin, la journée du souvenir et des anciens combattants permettrait de mieux associer tous ceux qui ont servi sous les drapeaux depuis le 8 mai 1945 : Indochine, Algérie, guerre du Golfe, interventions dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan…).


 La mise en évidence du drapeau de l’Union sur les édifices publics.

 La transparence et l’ouverture au public des travaux de l’Union chaque fois que cela est possible, notamment au sein du Conseil. Il ne faut plus considérer ces travaux comme des négociations diplomatiques à l’abri des regards indiscrets des citoyens.

 La priorité donnée à la visibilité politique, notamment celle des dirigeants européens. Les Jeunes Populaires soutiennent notamment une Présidence du Conseil qui ne soit pas tournante tous les 6 mois pour son programme comme pour son porte-parole mais qui au contraire s'inscrive dans la durée ; de nouvelles dénominations (lois et lois cadres à la place des Règlements et Directives) ; un Ministre des affaires étrangères qui ne soit pas comme aujourd’hui un improbable « Monsieur PESC » également secrétaire général du Conseil, ce qui est le sommet de l’illisibilité ! Surtout, il faudra maintenir à l’avenir le lien entre élections européennes et désignation du Président de la Commission européenne, ce dernier étant issu du parti politique européen vainqueur du scrutin. Ce choix s’est imposé pour la première fois en 2004, et cela doit continuer. Les partis politiques européens, notamment le Parti populaire européen (PPE) au sein duquel s’investi l’UMP, devraient cette fois proposer le nom de leur candidat à la présidence de la Commission avant le scrutin afin que soit instaurée une véritable compétition politique personnalisée, condition de la médiatisation de l’élection.



ECOLOGIE


 Nous proposons qu’à l’occasion des diagnostics de performance énergétique (rendus obligatoires pour les ventes de biens immobiliers à partir de l’automne 2006 et à compter de mi- 2007 pour les locations), soient établis des ratios de consommation idéale.

La combinaison de ratio (marge d’erreur de 10%) à une facturation tendancielle détaillée des consommations, véritable outil pédagogique, doit permettre une classification des foyers de consommateurs (A/B/C/D). Comprendre sa consommation est la première des démarches pour éluder le gaspillage énergétique.

Dans le même esprit, une facturation pédagogique de la consommation d’eau, l’établissement de ratio de consommation idéale ainsi que la systématisation des compteurs d’eau individuels en habitat collectif doivent permettre au consommateur de réduire intelligemment sa consommation.


 Création d’un ratio de consommation idéale.

Conjuguer la mise en place des diagnostics de performance énergétique, à une facturation détaillée, pédagogique, des tendances de consommation avec un classement des consommateurs en catégorie A, B, C, D. Ce serait aussi l’occasion d’établir pour chaque foyer un ratio de consommation idéale (« au dessus de X, vous êtes en sur-consommation)


 Accélérer l’intégration de l’écologie dans les programmes scolaires et la formation des maîtres (objectif de la SNDD).

Depuis 2004, l’EEDD (Education à l’Environnement pour un Développement Durable) est obligatoire et inscrite dans les programmes scolaires. Bien souvent, rien n’est cependant mis en œuvre.

C’est pourquoi il est primordial d’accélérer la mise en œuvre notamment pour la formation des maîtres, sans laquelle rien n’est possible. Pour cela, il existe deux possibilités : le stage de formation pour les professeurs des écoles en poste, le séminaire obligatoire intégré dans la formation pour ceux qui sont encore à l’IUFM.

Pour faciliter la mise en place de l’EEDD dans les écoles, chaque école pourrait avoir l’obligation d’organiser pour au moins une de ses classes, une « classe verte » (sur un thème écologique) par an.





 Médias : œuvrer pour une plus grande part de l’écologie et des sciences dans les médias.

 Tous les 4 ans, les chaînes du service public (TV) et les radios passent des conventions avec l’Etat faisant part de leurs orientations prochaines. Nous proposons d’intégrer dans ces conventions, via le cahier des charges, l’obligation de diffuser de l’information sur l’écologie (X programmes ou documentaires en prime time, …)

 Pour attirer l’attention à une période de grande écoute, nous proposons la création d’un programme court juste avant le journal TV peu avant 20h, mettant en scène une famille dans son quotidien avec plusieurs phases : prise de conscience, les gestes à ne pas faire (images à l’appui), l’éducation à l’environnement par les parents (« l’eau est une denrée précieuse. En Afrique, beaucoup d’enfants meurent faute d’avoir accès à l’eau potable. Si tout le monde continue à faire comme ça, dans 100 ans, nous serons tous dans le même cas. Aussi, quand tu te laves les dents, éteints le robinet, pour ne pas gaspiller l’eau. »)

 Contracter des accords avec la presse écrite pour produire des supports « propres » (papier/encre…) en jouant sur les subventions à la presse. Par exemple, un journal ou magazine qui sort 1 fois par trimestre un numéro sur papier recyclé, imprimé avec des encres biologiques et des méthodes de production écologiques recevra une subvention supplémentaire exceptionnelle.



 Former les élus.

Selon plusieurs études, les élus sont en total décalage avec les citoyens français. Alors qu’ils croient que nos principales préoccupations sont le bruit et la qualité de l’air, ce sont en vérité le réchauffement de la planète (42%) et la pollution de l’eau (38%) qui arrivent en tête. Pour remédier à ce décalage et mettre les élus en phase avec leurs concitoyens, nous proposons d’intégrer dans le programme du Conseil National de la Formation des Elus locaux (CNFEL), qui définit les orientations générales de la formation des élus locaux), une formation à l’environnement.
De plus pour 58% des Français, c’est le Maire qui est le plus compétent pour agir contre la dégradation de l’environnement.





TERRITOIRES RURAUX




 Passer d’une logique de service public à une logique de service au public

En mettrant les usagers au cœur des services publics, en faisant en sorte que le service public s’adapte à l’usager et non l’inverse, en dépassant la question des seuls services publics en matière d’aménagement du territoire (commerces de proximité, services à la personne, réseau de santé, accès au TIC) et en rapprochant les acteurs publics et privés au service du public




 Propositions en faveur des jeunes agriculteurs

Réformer les droits de succession, revaloriser le plafond des aides à l’installation, relever le plafond des prêts bonifiés, engager une politique ambitieuse en matière de biocarburants, harmoniser les règles relatives à l’agriculture biologique dans l’union européenne, simplifier les démarches administratives, faire des lycées agricoles et forestiers les plus méritant des pôles d’excellence rurale




 Toute fermeture de classes en milieu rural ne pourra se faire qu’en contrepartie d’une offre scolaire de qualité supérieure (infrastructures, études surveillées…)

Dès l’annonce d’un projet de fermeture par l’inspecteur d’académie, laisser deux années au maire pour faire en sorte de remplir les conditions nécessaires au maintien de la classe, via une concertation et une politique de redressement de la démographie de sa commune






INSTITUTIONS




Les Jeunes Populaires sont attachés à l’équilibre et la souplesse des institutions instaurées par la Constitution de la Ve République, héritage de l’action politique du Général de Gaulle. Ils considèrent en revanche que la constitution est un pacte social vivant qui peut évoluer pour prendre en compte les problématiques contemporaines.




 Le Président de la République ne doit pas pouvoir effectuer plus de deux mandats. Il faut permettre au Président de la République de venir annuellement devant le Parlement pour exposer les grands axes de sa politique. Le Président de la République exercerait son droit de grâce, après consultation du Parlement ou de la commission des lois.




 Le Parlement doit être davantage à l’image du pays. Il faut faire de l’Assemblée nationale une véritable représentation où se côtoieraient davantage de femmes et d’élus issus des partis minoritaires en introduisant une dose de proportionnelle. Le scrutin serait organisé en deux voies : 477 circonscriptions territoriales au scrutin uninominal à deux tours et 100 sièges désignés par un scrutin de listes nationales à un tour.

mercredi, 04 octobre 2006

Intervention de M. Nicolas SARKOZY


Président de l'Union pour un Mouvement Populaire

Journée Parlementaire de l’UMP
Lundi 2 octobre 2006 – Maison de la Chimie



Mesdames et Messieurs,
Mes chers amis,

Je vais essayer de parler de politique, ce qui, après tout, n’est tout de même pas anormal pour un mouvement politique qui réunit ses députés et sénateurs.
N’oublions pas que, si dans 7 mois, il y a la présidentielle, dans 8 mois et demi, il y aura des législatives. Il va donc nous falloir gagner la présidentielle dans un premier temps et les législatives dans un second.

Les Français ne souffrent pas de trop de politique ou de trop de débats, mais de pas assez. Ces journées parlementaires sont certainement le dernier rendez-vous avant que nous donnions rendez-vous aux Français. Elles doivent être l’occasion, même brièvement, de nous parler franchement car l’unité consiste à dire les choses, de façon à construire et bannir tout ce qui peut détruire.
L’unité, ce n’est pas le silence, ni l’uniformité. L’unité, c’est que chacun, au sein d’un grand mouvement populaire, apporte sa part de vérité, que nous essayions d’en faire une cohérence afin de présenter une alternative aux Français.

Je le dis devant Josselin et Bernard à qui je veux exprimer tous mes remerciements, comme chacun d’entre nous, mais je le fais vraiment du fond du cœur, car, il n’est pas si facile d’assurer le travail qu’ils ont assuré.
En ce qui me concerne, en tant que président du mouvement, je n’ai eu avec eux que des rapports extrêmement loyaux et très amicaux. Il est quand même assez agréable de pouvoir parler, y compris lorsqu’il y avait des difficultés.
Je crois que nous pouvons les en applaudir et le leur dire, à tous les deux, tous à cette tribune et sans aucune arrière-pensée.


Où en sommes-nous ?
Nous avons d’abord un gouvernement qui a bien travaillé. Qu’il s’agisse de celui de Jean-Pierre Raffarin ou de celui de Dominique de Villepin. Ayant appartenu aux deux, avec une brève parenthèse.

Ce gouvernement a porté une réforme des retraites dont tout le monde disait qu’elle était impossible. Elle a été faite.

Ce gouvernement a obtenu, comme Dominique de Villepin l’avait annoncé dans son discours de politique générale, une baisse du chômage. Alors, on peut dire que ce n’est pas grâce au gouvernement, à l’action que vous avez conduite avec Thierry Breton et Jean-Louis Borloo, mais si le chômage avait continué à augmenter, pour sûr, nous aurions été tous les responsables… Donc, s’il baisse, nous devons avoir quand même une petite part de responsabilité.

Ce gouvernement a obtenu une croissance qui fait envie en Europe, après les difficultés que nous avons connues, cher Jean-Pierre, tu le sais bien, dans un contexte international qui n’a pas toujours été aussi favorable. Dans le fond, les comptes présentés par Thierry Breton n’ont été soumis à aucune critique. Loin de moi l’idée de dire que tout est parfait, mais enfin, malgré tout, il fallait le faire.

Sur l’immigration, sujet qui n’est pas si facile, je m’aperçois qu’en Europe, après bien des critiques, tout le monde en vient à la position de la France. Quand, en France, ces propositions reviennent très exactement à ce que nous faisons. Ce ne doit pas être si mal.

Par pudeur, je ne parlerais pas de l’insécurité, dont les résultats sont si commentés qu’il a bien dû se passer quelque chose. Je ne pense pas que si nous n’avions rien fait, Dominique de Villepin et moi-même, on n’attacherait autant d’importance à démontrer que nous n’avons pas obtenu de résultats.

Tout ceci fait un bon bilan Jean-Louis et c’est moi qui le dis ! Ce n’est peut-être pas à moi de dire que ça fait un bon gouvernement, mais si je ne le disais pas, on me le reprocherait. Ça fait un bon gouvernement. Cela ne me gêne pas non plus de dire et d’affirmer que ça fait un bon Premier ministre, cher Dominique.

D’ailleurs, dans la période bien précise que nous avons connue, après le referendum de 2005, au moment où l’action du gouvernement Raffarin a cessé, l’analyse politique nous avait conduit, avec le président de la République, à dire qu’au-delà des différences, au-delà même des concurrences et des sentiments, il fallait travailler ensemble.

Cette analyse a-t-elle changé aujourd’hui ? Non, elle est toujours la même. Quand Bernard comme Josselin disent que l’unité est un devoir, oui, c’est le cas.
Dominique de Villepin est Premier ministre. Un jour, peut-être, par extraordinaire, serai-je un candidat. Personne ne peut penser que nous ne partagerions pas cette analyse, que nous serions assez sots pour imaginer que, dans un pays de 62 millions d’habitants, nous n’avons pas besoin de tout le monde pour gouverner et pour gagner !

Un journaliste me demandait, avec une pointe de regret dans la voix, si ce serait encore la ritournelle de l’unité -la ritournelle de la division aurait sûrement été encore mieux. Il n’est pas question ici de faux-semblants ou d’hypocrisie, mais de réalisme et de lucidité.


Où en sommes-nous dans notre famille politique ?
Qu’il me soit permis ici aussi de parler clair. Je me souviens parfaitement dans quelles conditions j’ai été amené à prendre la présidence de l’UMP, il y a deux ans. Ça n’allait pas si bien pour que, tout d’un coup, tout le monde se dise, dans le fond, il faut lui faciliter la tâche, on va la lui donner…
Notre famille politique comptait 114 000 adhérents, son existence même se trouvait posée, alors que l’idée de cette famille politique avait été portée par Jacques Chirac. Notre président, Alain Juppé, partait dans les conditions que nous savons pour le Canada. Et, franchement, la situation politique n’était pas excellente.

Deux ans après, l’UMP est la première formation politique du pays. Personne ne le conteste. Nous allons largement dépasser les 300 000 adhérents. Il n’y a plus de clivages entre gaullistes, libéraux, radicaux et centristes.
À ceux qui voudraient que je sois un jour plus libéral, l’autre plus gaulliste, je voudrais rappeler que si Jacques Chirac, au lendemain des élections de 2002, a justement voulu faire l’UMP, c’est pour que chacun d’entre nous, quelle que soit sa famille d’origine, s’y sente à l’aise, non pas pour qu’une seule famille politique, la mienne, celle du mouvement gaulliste, fasse disparaître toutes les autres.

Aujourd’hui, y en a-t-il un seul qui ne se soit pas senti représenté dans ses opinions ? Je mets au défi quiconque de considérer que les clivages qui existent aujourd’hui dans notre famille politique seraient des clivages entre centristes, libéraux, radicaux ou gaullistes. Ce sont d’autres clivages et il est tout à fait normal qu’ils existent dans une formation politique.

Nous avons réussi ce pari, qui n’était pas si évident, de faire une grande formation politique unie, dans un pays comme la France, tellement habitué à se tourner vers son histoire et donc à perpétuer des courants, qui, chacun, allaient rétrécissant.

Nous avons également réussi le pari d’être populaire. C’est pour cela d’ailleurs que nous gênons la gauche.
Je me souviens parfaitement, à l’époque du RPR, de ce que l’on nous disait. Nous étions un mouvement certes puissant, mais qui ne représentait plus toutes les catégories de la population et totalement absent dans certaines régions. Personne aujourd’hui ne fait ce reproche à l’UMP.

Enfin, disons les choses telles qu’elles sont et mettons les pieds dans le plat : nous avons une méthode pour organiser la concurrence.
À quoi servirait-il d’avoir la première formation politique du pays et tant de talents, pour dire que nous voulons qu’aucune tête ne dépasse et que la procédure de sélection des candidats reste mystérieuse et secrète ? Comment faire alors ?
Nous nous sommes réunis tous ensemble dans un bureau politique, donnant lieu à une discussion approfondie, cher Dominique, et tous ensemble avons retenu pour seule méthode que nous nous soumettrions au vote des adhérents. Que tel ou tel ait des ambitions, ça ne gênait personne. Ce n’est quand même pas si mal !

Nous avons, en outre, un calendrier raisonnable, défini ensemble et souvent discuté, même encore récemment, avec le Premier ministre et le président de la République. Quel est-il ?
Il fallait laisser le gouvernement gouverner le plus longtemps possible et même, en quelque sorte, sanctuariser l’année 2006. Nous l’avons fait. 2006 devait être, selon l’expression même de Dominique de Villepin, une année utile.
Ensuite, il fallait faire en sorte, cher Jean-Pierre, et c’est normal, que le président de la République puisse présenter ses vœux aux Français.
Puis, 2007. Qui peut dire que 2007 n’est pas l’année de l’élection présidentielle et des élections législatives ?
Une fois tournée la page de 2006, une fois les vœux passés, il y aura le congrès de l’UMP, pour soutenir celui que vous aurez décidé de choisir comme candidate ou candidat, à la mi-janvier. Cela fera déjà deux mois que le Parti socialiste aura lui-même choisi son candidat.
À huit jours, quatre jours près, personne ne peut dire que ce calendrier n’est pas raisonnable.


Je sais qu’il ne faut pas croire les sondages, mais il ne faudrait pas non plus y croire uniquement lorsqu’ils sont mauvais…
Or, ils ne sont pas désagréables. Nous n’allons pas nous en plaindre.

Le président de la République nous a permis de l’emporter en 2002. Croyez-vous que je l’ignore ? Son bilan international n’est contesté par personne. Et, par ailleurs, il est le premier responsable de notre bilan.
Je n’ignore pas non plus qu’il m’a porté une grande confiance dans mes responsabilités de ministre de l’Intérieur comme de celui des Finances.
Nous travaillons ensemble depuis quatre ans, cela doit être moins compliqué qu’on ne le dit, puisque nous travaillons ensemble à des postes qui nécessitent naturellement une certaine compréhension et, pour employer le mot, une certaine confiance.


Que doit-on faire ?
La première chose à faire est de renforcer notre unité.
Concrètement, cela veut dire simplement que nous aurons besoin de tout le monde. Je voudrais très exactement avoir l’ambition pour notre famille de faire le contraire de ce que viennent de faire les socialistes.

Regardez un homme comme Jospin, on peut être ou non en accord avec la personne ou avec ses idées, mais il ne viendrait à l’idée de quiconque de contester qu’il amène, à sa manière, quelque chose au débat d’idées.
Les socialistes se sont débrouillés d’une telle façon à nous expliquer qu’ils n’avaient en aucun cas besoin de lui, que sa présence même était un handicap. Je veux arriver à l’exact contraire.

Tous ceux qui ne seront pas candidats, et, forcément, il y en aura, doivent comprendre que, dans la victoire du candidat, ils auront un rôle à jouer, une place à défendre et des idées à porter.
C’est le contraire de la stratégie socialiste. Notre stratégie, elle, ne veut que des gagnants.

Comment peut-on dire d’un homme, qui a été Premier ministre pendant cinq ans, au sein de sa propre famille politique, qu’il gêne le débat politique au sein de sa propre famille ? C’est absurde.

Alors, soyons clairs. Nous avons Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, le Premier ministre Dominique de Villepin et un certain nombre de responsables. La France compte 62 millions d’habitants, elle est extrêmement diverse. Chacun doit considérer qu’il aura son rôle à jouer.

Je voudrais préciser que je n’appartiens à aucun clan, pas même à celui de mes amis. Il ne m’est pas toujours arrivé d’être applaudi, cher Jean-Louis. Je conseille d’ailleurs ce stage à tout le monde, parce que cela permet de se méfier des moments où on l’est trop… Je suis le premier à être conscient de la fragilité de tout cela.

Mais, je le dis avec la plus grande sincérité, je n’ai jamais fait de courants, je n’aime pas cela. Et, sur cette question, nous nous sommes retrouvés pour dire combien nous étions réservés sur cette stratégie. Je ne crois pas trahir un secret en disant que Josselin et Bernard ont été sensibles au fait que jamais je n’ai voulu organiser, ni de près ni de loin, mes amis.
Ceci pour une raison simple : je n’oublie pas pourquoi nous avons perdu en 1997, après le succès de Jacques Chirac en 1995. Nous n’avions pas su apaiser, cautériser, cicatriser, les lendemains de campagne.
Les mêmes causes produiront les mêmes effets. Si tout le monde ne se reconnaît pas, le moment venu, dans celui ou celle que nous aurons choisi comme candidat, l’échec sera au rendez-vous.
Il n’y a pas d’autre stratégie que celle qui consiste à considérer chacun comme détenteur de la possibilité d’un succès, inscrit nulle part, à l’élection de 2007.


Ensuite, seconde chose, il faut imaginer une alternative.
Le débat politique a besoin d’authenticité. Je n’aime pas le mot vérité parce que je comprends que chacun ait sa vérité. Il y a la vérité de chacun, de la période, des époques, il n’y a pas une vérité. Mais, il y a un besoin d’authenticité.

Deux remarques.
En 2002, ce fut un grave problème pour la France et pour Jean-Pierre Raffarin : les grands débats sur les grands sujets n’ont pas eu lieu parce que Jean-Marie Le Pen était présent au second tour de la présidentielle.
Ce n’est la faute de personne, ni du président de la République, ni de ceux qui le soutenaient à l’époque.
Le débat n’a pas été tranché. Sur le nombre des fonctionnaires, sur un certain nombre de sujets absolument essentiels, le débat n’a pas eu lieu. Ce fut une grande question, tu t’en souviens certainement, cher Jean-Pierre, sur lequel chacun avait sa propre sensibilité.

Depuis 1981, pas une seule majorité ne s’est succédé à elle-même. J’aimerais que personne ne s’imagine que la continuité, qui n’a jamais été la voie du succès pour une majorité de gauche ou de droite, ne soit pas forcément la voie à prendre par fidélité, déférence, ou même par conviction.

Souvenez-vous, si vous regardez à l’intérieur de la droite, son histoire est passionnante.
Lorsque Georges Pompidou s’est présenté, une partie des gaullistes le lui ont reproché, il s’est présenté comme un changement par rapport au général de Gaulle. Cela ne lui a pas nuit devant les Français.
Valéry Giscard d’Estaing, qu’un certain nombre de nos amis avaient soutenu, s’est présenté comme un changement par rapport aux majorités gaullistes sortantes. C’était même le changement dans la continuité.
Lorsque Jacques Chirac a été élu en 1995, je n’ai pas observé qu’il s’était lui-même inscrit dans la continuité stricte à l’action d’Edouard Balladur. Il ne me semble pas que cela lui avait considérablement nuit, à l’époque.

Mes chers amis, à la question posée en 2007, il faudra assumer son bilan, en être fier, ne pas renier son passé, ni ses amis, mais, en même temps, il faudra proposer une alternative, une autre espérance, une autre façon de faire. Non pas pour se dégager d’un passé qui nous encombrerait, nous avons toutes les raisons d’être fier de ce passé et personne ne demande de le renier, mais, simplement, parce qu’il nous faut tirer les leçons de la politique.
Jean-Louis, tu le sais bien, un maire, en place depuis plusieurs années, dans sa propre commune, ne se présente pas en disant : « votez pour moi, nous allons continuer exactement comme avant !» Ce n’est pas possible.
Voilà ce qu’il nous faut proposer.


Nous devons tirer les leçons de notre passé.
Pourquoi avons-nous perdu, indépendamment de notre incapacité à nous réunir suffisamment à temps ? Nous avons perdu pour une deuxième raison : Une partie de nos électeurs, à tort ou à raison, a considéré que nous n’étions pas assez courageux sur notre identité.
C’est toute la question du Front national, que nous avons contribué à créer dans notre pays en n’assumant pas des valeurs, des idées et une politique que les électeurs nous avaient demandé à l’époque de défendre.

Le Front national n’est pas une création exclusivement de la gauche, elle l’a utilisé. Mais, s’il a pu prospérer, c’est parce qu’une partie de nos électeurs qui n’avaient pas d’espérance pour Jean-Marie Le Pen -prenez les pour des gens plus intelligents, personne ne peut espérer en Jean-Marie Le Pen- étaient désespérés par nous, tout au long de ces trente années, où nous n’avions pas réussi à affirmer une politique assez forte.

Ainsi, nous n’avons pas à nous incliner devant la pensée unique sur un certain nombre de sujets.
Pendant des années, il nous était impossible de prononcer le mot « immigration » sous peine d’être qualifié de raciste et d’antirépublicain. Beau résultat ! À l’arrivée, cette forme de couardise nous a amené à être le pays d’Europe ayant eu l’extrême droite la plus forte et le plus longtemps. Voilà l’image que nous avons donné de la France, avec un Jean-Marie Le Pen présent au second tour.

Sur l’insécurité, il y a un certain nombre de choses à faire. Je sais que j’ai provoqué un débat en proposant les peines plancher. Je considère que les multirécidivistes doivent être certains en arrivant devant le tribunal qu’ils auront une peine incompressible.
Les magistrats jugent au nom du peuple français, en appliquant des lois votées par les parlementaires, eux-mêmes élus par le peuple français. Il n’est pas anormal que nous demandions, une fois pour toutes, qu’enfin les multirécidivistes soient punis, non pas pour ce qu’ils ont fait lors de la dernière infraction, mais pour l’accumulation des fautes qui ne leur a pas fait comprendre que la société ne l’acceptait plus.
Un sondage montre que 88% des Français sont favorables aux peines plancher, dont les deux tiers des électeurs de gauche. Ce que les Français de gauche pensent, peut-être que nous, représentants de la droite et du centre, pourrions le faire.

Quand nous avons discuté et débattu de la question de la Turquie, je me souviens encore de cet éditorial d’un grand quotidien du soir expliquant que poser la question de la Turquie revenait à se mettre du côté des populistes.
Je connais la leçon. Un homme de gauche qui est populaire est proche du peuple. Un homme de droite populaire est populiste, parce que ça gêne.
Finalement, nous avons porté le débat et, à l’arrivée, qui nous en a voulu ? J’observe même, cher Dominique, que les positions, avec le remarquable voyage du président de la République en Arménie, se sont, me semble-t-il, considérablement rapprochées, par rapport à la convention sur l’Europe que nous avions organisée, il y a un peu plus d’un an.

L’Europe, parlons-en justement. Une grande majorité parmi nous est convaincue que l’Europe est une partie de l’avenir de la France. D’autres parmi nous pensent que l’Europe n’a pas assez protégé et qu’elle ne doit pas inquiéter. Là aussi, n’ayons pas peur de notre ombre.

Je me souviens du débat sur la réduction du temps de travail. Je n’ai jamais été de ceux qui pensent que nous pouvions battre les socialistes sur leurs propres idées. Pour les socialistes, c’est une obsession, ils trouvent toujours que l’on travaille trop. Moi, je pense toujours que l’on ne gagne pas assez.
Qu’ils promettent aux Français de travailler moins, et c’est le thème de nos journées parlementaires, nous devons, nous, promettre aux Français qu’ils gagneront davantage.
La réduction du temps de travail, quand on a un petit salaire et que l’on ne peut pas en profiter, est un mensonge. La première revendication des ménages français, notamment les plus populaires, c’est de gagner davantage. À quoi sert-il de donner du temps libre si vous n’avez pas les moyens d’en profiter avec votre famille parce que vos salaires sont trop bas ?
Ce n’est pas cela la justice sociale !


Nous devons être davantage ouverts sur les nouveaux thèmes.
Concernant l’inflation, on entend dire qu’il n’y en a plus ; seulement, les Français qui font leurs courses savent parfaitement bien qu’au moment du passage à l’euro, les prix ont augmenté dans notre pays. C’est du pouvoir d’achat qui leur a été retiré sans qu’on leur dise, parce que l’indice officiel de l’inflation n’a pas retranscrit la réalité de cette augmentation des prix.
Je me souviens comme j’ai été moqué parce que nous allions dans les supermarchés pour dénoncer cette captation du pouvoir d’achat.

Je pense au PACS, sujet ô combien difficile. Je me souviens de 1999 où nous sommes passés totalement à côté de cette question. Nous pouvons parfaitement défendre la famille, être, comme je le suis, contre le mariage homosexuel, contre l’adoption par les couples homosexuels, et, en même temps, faire de notre famille politique celle qui lutte contre toutes les discriminations.
Les homosexuels peuvent prétendre à une égalité de droits sociaux, fiscaux et successoraux, parce qu’il n’y a aucune raison qu’une personne se trouve pénalisée au titre de sa sexualité.
La proposition que j’ai faite en votre nom, d’un nouveau contrat d’union civile, n’a, me semble-t-il, été contestée par personne. Nous ne pouvons pas nous couper de pans entiers de la société.

Nous devons être beaucoup plus offensifs sur des thèmes qui n’appartiennent pas à la gauche.
Concernant les fonctionnaires, nous ne pouvons pas avoir pour seul discours qu’il y en a trop. Ils se tournent vers la gauche, non pas parce qu’elle les séduit, mais parce que, bien souvent, la droite n’a rien eu à dire à des fonctionnaires qui pourraient se reconnaître dans nos valeurs et qui en ont plus qu’assez que le mérite républicain ne soit pas récompensé dans nos grandes administrations.

Certains m’ont reproché l’utilisation de l’expression « patrons voyous ». Je l’ai dit parce que je le pensais.
Je considère que pour un patron qui réussit à la tête de son entreprise, qui travaille plus que les autres et qui a pris plus de risques, il est normal qu’il soit mieux payé que les autres. Mais, quand il part avec un golden parachute alors qu’il s’est trompé à la tête de son entreprise, je considère que ce n’est pas normal.
Je n’ai aucune raison de faire ce cadeau à la gauche, de caricaturer nos idées, parce que nous aurions des pudeurs dans les expressions que nous utiliserions.


Sur le pouvoir d’achat, sujet que vous avez choisi, comme sur tant d’autres, il va falloir nous ouvrir à des catégories de Français qui doivent nous retrouver.
Dès que je dis quelque chose d’un peu fort, on me rétorque que je veux séduire l’électorat du Front National. Ils ont trouvé ça tout seul ? Mais, c’est tout à fait exact ! Pourquoi voudriez-vous que je m’empêche de parler à un électorat qui était le nôtre ?
Faut-il considérer que faire revenir dans le champ républicain toute personne qui a voté une fois dans sa vie pour le Front national est un crime ? Pour le bénéfice de qui ? D’une gauche qui s’apprête à gouverner avec un Parti communiste et une extrême gauche la plus ringarde et archaïque d’Europe !
Et, nous, nous devrions nous excuser, sans jamais transiger avec nos valeurs, de vouloir récupérer des électeurs qui étaient avec nous ?

Nous pouvons également récupérer une partie de l’électorat de gauche. Cette gauche dont la tradition n’est pas l’idéologie mais le mouvement. Cette partie de la gauche française, et je pourrais même me reconnaître dans ses idées, qui considère que l’ordre n’est acceptable que s’il est en mouvement.
Moi, je ne suis pas un conservateur. Je crois dans l’ordre et l’autorité. Mais l’ordre est d’autant plus acceptable qu’il est juste, qu’il bouge et qu’il donne de la respiration à une société.
Cette gauche-là a toute sa place avec nous. On ne peut quand même pas la condamner à voter pour le parti socialiste le plus archaïque d’Europe, qui considère que la seule chose à faire est de revenir sur les régimes de retraites, renationaliser EDF et mettre le SMIC à 1500 euros. Un parti socialiste qui n’est pas gêné par les injustices à la condition que tout le monde en soit la victime. Selon eux, les injustices ne sont pas graves si tous en sont les victimes !
Cette gauche-là, nous pouvons la récupérer, tout comme les catégories populaires.

Voilà la rupture que j’appelle de mes vœux !

Je n’ai connu que la famille gaulliste, mais, la Ve République, c’est une lettre et c’est un esprit. Et quelle que soit, Jean-Louis, la fidélité que l’on peut avoir à son encontre, qui peut dire que la démocratie française fonctionne bien alors qu’un Français sur deux ne vote plus et que, sur ceux qui votent, un quart le fait pour l’extrême droite ou l’extrême gauche ?

Cette question doit être posée avec les catégories les plus populaires de nos compatriotes, qui auraient le plus intérêt à voter, qui votent pourtant le moins. Je veux une rupture avec cette situation.
Il y a un problème entre les partis politiques et les Français ; entre la parole publique et les Français ; entre les responsables politiques et les Français. Si nous leur disons que le fait qu’ils ne votent plus n’a aucune importance, que nous allons continuer entre nous, qui peut penser que cela va changer les choses ?


Je voudrais terminer par un petit mot plus personnel.
Pour en arriver où je suis, j’ai dû, comme un certain nombre d’entre vous, surmonter pas mal d’épreuves et subir nombres d’attaques. Pourtant, je ne me suis jamais senti aussi décidé et aussi libre.
Pourquoi ?
Parce que je ne veux pas me résoudre à ce que la France perde encore cinq années avec un gouvernement socialiste, s’ils gagnaient.
Nous avons vu ce que cela a donné, entre 1997 et 2002, nous n’avons pas le droit d’échouer.

C’est un choix qui va bien au-delà d’une simple alternative. La présidentielle de 2007 sera comparable au rendez-vous électoral de 1958 -où il s’était agi de nouvelles institutions, une nouvelle politique économique et sociale- ou à celui de 1981. C’est un enjeu absolument majeur.

Je veux vous le dire de la façon la plus simple qui soit : mon ambition est que, tous ensemble, nous arrivions à hausser le niveau du débat public en France.
Que l’UMP reste le lieu où se produisent les nouvelles idées.
Le lieu qui fasse le plus preuve d’audace et d’ouverture.
Le lieu où l’on n’attaque pas les gens, les personnes, mais où nous n’avons pas peur d’affronter des sujets tabous.
Un lieu où nous mettrons à bas la pensée unique.

Vous l’avez compris, j’espère être à la hauteur de la confiance que vous m’avez témoignée, tout au long de ces années.

Aujourd’hui, plus peut-être que jamais, j’ai besoin de vous.



mardi, 03 octobre 2006

Mais où est donc passée la dignité des socialistes ?




On se souvient des indignations tardives des responsables P.S. après le scandale suscité par les propos de Georges FRECHE le 11 février dernier à l’égard des Harkis.

Après de nombreux atermoiements, la sanction de la direction nationale de PS avait fini par tomber : 2 ans de suspension des instances du parti.

A peine six mois plus tard, nous apprenons que Georges FRECHE est adoubé en qualité de Président du Comité de soutien à Ségolène ROYAL dans l’Hérault.

Alors que le Président de Région est toujours sous le coup d’une inculpation pour « propos à caractère raciste », nous sommes impatients de connaître les explications de la favorite des sondages à gauche sur ce choix discutable.

Après avoir pris des libertés sur le projet de son parti, la voilà qui s’assoie sur une décision disciplinaire collégiale.

Nul doute qu’il faudra un certain talent de contorsionniste au porte parole de Ségolène ROYAL, M. Arnaud MONTEBOURG (qui fût, ne l’oublions pas, l’un des plus virulent pour exiger une sanction exemplaire à l’encontre du Président de Région), pour justifier une telle promotion !






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