dimanche, 30 avril 2006

Questions à Roger KAROUTCHI par Francis CHOISEUL, Conseiller Général des Hauts-de-Seine


Questions à Roger KAROUTCHI pour la revue cantonale de Boulogne-Billancourt éditée par Francis CHOISEUL

 

 

 

 

Les lois RAFFARIN ont attribué de nouveaux pouvoirs aux Régions comme aux départements. Mais depuis, celles-ci ont fortement augmenté leurs impôts, sans que l’Etat diminue les siens. Alors était-ce finalement une bonne chose ?

 

La décentralisation n’a pas entraîné de dépenses supplémentaires importantes pour les départements, ni pour les régions, puisque c’est toujours l’Etat qui assume financièrement ces transferts. En revanche, certains exécutifs de gauche ont utilisé le prétexte de la décentralisation pour augmenter les impôts locaux afin de pouvoir mener leurs politiques démagogiques et assumer l’ensemble des promesses clientélistes. Si la décentralisation coûtait aux collectivités, elle aurait le même impact financier sur toutes les collectivités. Or, par exemple, le département des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas SARKOZY, n’a pas augmenté d’un centime les impôts locaux alors que la Région, gérée par le PS, le PC et les Verts les a augmenté de 61% en deux ans.

 

 

Permettez-nous d’insister : en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon préside la région depuis huit ans, et il n’a augmenté les impôts que depuis deux ans.

 

De 1998 à 2004, Jean-Paul HUCHON n’avait qu’une majorité relative, et un amendement des élus de l’UMP avait même permis de baisser les impôts régionaux de 6%. Depuis 2004, avec la réforme électorale, tous les exécutifs régionaux ont une majorité absolue, à gauche pour l’Ile-de-France. C’est donc la majorité PS-PC-Les Verts qui a augmenté de 61% les impôts locaux et de près de 40% le coût de la carte grise en 2006, malgré l’opposition UMP et UDF. Mais les nouvelles dépenses ne sont pas liées à la décentralisation.

 

 

La lutte entre Jean-Paul HUCHON et le Gouvernement sur le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) a défrayé la chronique. Pourquoi tant de bruit ?

 

Tout d’abord, le STIF gère l’ensemble des transports de l’Ile-de-France, Transilien, métro, RER, lignes bus… C’est donc un outil structurant et indispensable pour notre Région et notre département.

Les Hauts-de-Seine contribuent pour près de 8% aux dépenses du STIF. Comme l’a rappelé Nicolas SARKOZY, un euro dépensé par les alto-séquanais, doit être un euro utile. Les élus UMP s’opposaient, entre autres, à ce que tous les crédits transports soient utilisés pour financer les transports à Paris (tramway, etc.) alors que la périphérie était délaissée. Nous avons finalement obtenu un accord financier correct avec l’Etat et nous demandons que le STIF veille à éviter les mesures démagogiques qu’il ferait financer par les départements, ce qui serait inacceptable.

 

 

Avant les élections, Jean-Paul HUCHON semblait se faire le porte-parole des banlieusards face aux Parisiens notamment en matière de transports, à tel point qu’on le croyait brouillé avec Bertrand DELANOË. Depuis plus rien ?

 

Oui, c’était pendant la campagne… Mais la gauche n’a pas tenu ses promesses électorales. On parle beaucoup de liaisons inter-banlieues et nous nous battrons pour qu’elles soient privilégiées. Mais, dans l’immédiat, cet équilibre Paris-Banlieues, n’est pas atteint. Il nous faut réfléchir à des priorités d’investissement et à une meilleure desserte de tous les Franciliens.

 

 

Et le projet d’agence foncière ?

 

De la même manière, que le STIF, l’agence foncière régionale aurait été financée par des taxes supplémentaires, notamment pour les alto-séquanais, mais pour des projets immobiliers qui n’auraient pas forcément vus le jours dans les Hauts-de-Seine ! C’est pourquoi, Nicolas SARKOZY a souhaité qu’un euro payé par les alto-séquanais soit un euro investi dans les Hauts-de-Seine, notamment pour construire des logements sociaux et intermédiaires via une agence foncière départementale.

 

 

Sur certains sujets, on a vu des régions isolément ou même l’ensemble des présidents de région, collectivement, annoncer qu’ils ne mettraient pas en œuvre les mesures décidées par le gouvernement. N’a-t-on pas ainsi institué un contre pouvoir régional à l’échelle nationale, plus efficace que l’opposition parlementaire et démocratiquement plus légitime ?

 

Oui. On a assisté, depuis 2004 à une certaine dérive des exécutifs régionaux qui s’érigent en contre-pouvoirs. Soit individuellement, en communiquant parfois au travers des magazines régionaux, comme celui de l’Ile-de-France qui coûte aux contribuables franciliens près de 20 millions d’euros, soit au travers de l’Association des Régions de France. Il y a un véritable dérapage lorsque les exécutifs régionaux socialistes élaborent des critères de subventions aux communes plus politisés, ou lorsque les régions s’opposent au Gouvernement. Il y a confusion des genres avec les formations politiques.

 

mercredi, 29 mars 2006

Le palmarès des départements en matière de fiscalité

les plus fortes hausses fiscales dans les départements se font lorsqu'ils sont dirigés par le PC et le PS. Ces chiffres proviennent de l'Association des Départements de France, gérée par la gauche... Les trois départements de droite en Ile-de-France : 0% de hausse fiscale, la palme de la hausse fiscale reviennent pour l'Ile-de-France à l'Essonne (PSà) et la Seine-Saint-Denis (PC)

23.02.06_-_comparatif_taxes1.pdf        le_podium2.pdf

vendredi, 24 mars 2006

BUDGET du CG 92 : SARKOZY FIXE SES PRIORITES


UN MILLIARD et demi d’euros. C’est le budget que devrait voter aujourd’hui le conseil général pour l’année 2006. Certains ont parfois comparé, à tort, ce trésor au PIB de la Grèce, qui est beaucoup plus élevé. Reste que la somme est colossale pour le plus petit département de France qui figure parmi les trois conseils généraux les plus riches de France. Mais être riche n’autorise pas à dépenser sans compter. C’est ce que rappellera ce matin Nicolas SARKOZY en fixant ses priorités pour l’année à venir.

■Pas d’augmentation d’impôts. « Ce n’est pas parce qu’on est riche qu’il faut faire moins attention que les autres, prévient le président du groupe UMP, Jean-Jacques GUILLET. C’est même l’inverse : le département ne peut pas tout faire. » Premier acte symbolique : il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. « Nous faisons exactement l’inverse de ce que font les socialistes à la région en augmentant leurs impôts et leurs dépenses de fonctionnement », souligne malicieusement le conseiller général de Rueil Jean-Claude CARON.

« En fonctionnement, les dépenses font l’objet d’efforts importants de gestion tout en tenant compte de la prise en charge des transferts de compétences de l’Etat vers le département, souligne Nicolas SARKOZY dans le rapport qu’il soumettra aux élus. Dans ces conditions, les dépenses de fonctionnement augmentent de 5,42 % et les taux de fiscalité directe seront maintenus à leur niveau de 2005.

■Des mesures pour les collèges. Alors que les élus de l’opposition prévoient d’interpeller le ministre de l’Intérieur sur le CPE, Nicolas SARKOZY veut montrer qu’il ne se coupe pas de la jeunesse et surtout pas des 72 900 collégiens du département. En matière de création de nouveaux collèges, douze opérations seront lancées cette année. Près de 3 millions d’euros seront par ailleurs investis dans l’acquisition d’ordinateurs, de chariots multimédias, de tableaux numériques, etc.
Pas de quoi heurter la gauche. Mais lorsque Nicolas SARKOZY affiche son « soutien » à l’enseignement supérieur en accordant notamment plus de 17 millions d’euros de subventions de fonctionnement au pôle privé Léonard-de-Vinci, le PS et le PC s’insurgent. « On devait remettre les choses à plat, rediscuter de ce projet gigantesque et s’interroger sur sa destination, rappelle le communiste Michel LAUBIER. Finalement, il n y a aucun changement. Le pôle reçoit toujours autant de subventions publiques : plus à lui seul que la totalité des collèges publics du département. »

■Construire davantage de logements sociaux. Plus de 13 millions d’euros seront consacrés à la construction de logements sociaux. Cette sera répartie entre l’Office Départemental HLM, les autres bailleurs publics et les bailleurs privés. Le conseil général avait déjà annoncé l’an dernier son intention de construire 3 300 logements sociaux par an. En 2005, seuls 1 200 ont été créés. « Le coût du foncier pèse sur nos capacités d’intervention et notre agence foncière ne verra pas le jour avant 2007, mais notre objectif reste le même », affirme l’UMP Jean-Jacques GUILLET. « Vu la richesse du conseil général, on a de quoi faire mieux qu’ailleurs pour réduire les inégalités, mais il reste pourtant 75 000 mal-logés dans le département », souligne le socialiste Pascal BUCHET.

■Aider les érémistes.L’objectif de Nicolas SARKOZY est de permettre cette année 300 bénéficiaires du RMI de retrouver un emploi. Trois millions et demi d’euros seront consacrés à des actions de retour à l’emploi.


Frédéric MOUCHON
Le Parisien du 24 Mars 2006

lundi, 30 janvier 2006

Avec plus de 25 % de logements sociaux dans le 92…10 points de plus que Paris


Nicolas SARKOZY : OBJECTIF 6 600 LOGEMENTS/AN DANS LE 92

« …Mais quelle drôle d’idée de considérer que c’est un désastre ce qui a été fait dans les années 60 à l’Est et qu’il faudrait aujourd’hui, dupliquer à l’ouest !

« Les habitants des Hauts-de-Seine souffrent de la hausse vertigineuse des prix et du manque de logements. Une situation qu’ils jugent insatisfaisante pour 40 %. Notre département est sans doute plus affecté que d’autres car nous avons connu l’une des plus fortes hausses démographiques de l’IDF. Il faut que nous répondions tout d’abord en construisant plus et pas uniquement de logements sociaux. Plus de 65 % de la population répond aux critères d’éligibilité au logement social. Cela n’aurait aucun sens de couvrir nos communes de plus de 65 % de logements sociaux. Quelle drôle d’idée de considérer que ce qui a été fait les années 60 à l’Est est un désastre et qu’il faut le dupliquer à l’ouest ! Il faut aider à la construction de tous les types de logements » a déclaré Nicolas SARKOZY devant les élus altoséquanais invités mercredi aux vœux de l’OPDHLM, en rappelant l’objectif de 6 600 constructions nouvelles par an, toutes catéogories, dans les Hauts-de-Seine avec davantage de logements sociaux (3 300). « Nous avons plus de 25 % de logements sociaux dans les Hauts-de-Seine. C’est 10 points de plus de Paris. Je veux bien recevoir des leçons du maire de la capitale.Mais en l’occurrence qu’il choisisse un autre sujet. Si, en la matière, on était comme lui, c’est nous qui lui donnerions une leçon. Pour ne pas perdre de temps, on ne lui donne pas ». Le président est revenu sur les aides à la pierre en déclarant que le Conseil Général devrait obtenir la compétence en la matière.
Et sur le futur Etablissement Foncier 92, Nicolas SARKOZY a eut cette réflexion : « Je ne voulais pasque l’on ait un établissement régional dont je connaissais déjà la politique ! Et je te prélève des impôts à l’ouest pour financer à l’Est. Elus de l’Ouest, il n’est pas anormal que nous agissions d’abord pour cette population de 1,5 millions d’habitants. Notre structure aidera les communes à acquérir du foncier pour que les maires puissent avoir leur propre politique. Cette agence ne sera pas aménageur, mais aura pour seul but d’aider à l’acquisition du foncier », a-t-il déclaré en précisant que le Premier Ministre lui a confirmé par écrit « que cet établissement puisse être créé avant la fin du 1er trimestre 2006 » et en ajoutant : « A partir du moment où c’est une bonne idée, ce n’est pas la peine d’attendre la saint glin-glin pour la mettre en œuvre.Et je compte bien que la volonté du Premier ministre soit respectée » (rires dans la salle). Ila noté que l’OPDHLM a pris la mesure de cette politique : 900 nouveaux logements sociaux seront construit ou acquis sur les 2 prochaines années. « Comme l’Office et le Conseil général ne peuvent mener cette politique seuls. Chaque commune et tous les bailleurs sociaux doivent s’engager. Je propose de les rencontrer pour nous engager maintenant sur un livre blanc du logement dans les Hauts-de-Seine pour voir ce que les uns ou les autres nous avons besoin pour avancer », a-t-il annoncé. Il a abordé enfin la politique d’acquisition sociale à la propriété en rappelant que 4000 logements seront mis en vente sur les 5 prochaines années dont 877 dès 2006. « Je ferai en sorte que cette volonté politique ne soit pas instantanément compliquée par des considérations technocratiques, administratives, financières et fiscales pour être sûr que cela ne se fasse pas ! » a-t-il prévenu en souhaitant « que cette politique ne soit pas détournée de son objectif en mettant des prix tels que personne ne puisse devenir acquéreur ». Il a ajouté qu’il faudra reconstruire les appartements vendus et contractualiser avec les communes « alors que beaucoup de maires sont réticents à construire parce qu’ils ne sont pas certains des conditions d’attributions.

Paul PHILIPPART (Première Heure du 27 Janvier 2006)


877 LOGEMENTS / PAVILLONS
OPDHLM 92
PROPOSES A LA VENTE 2006


Dans son bilan, Jean-Paul DOVA a noté la fusion-absorption de l’Office HLM de Bois-Colombes où sera créée une 6ème délégation (afin de recentrer Nanterre sur cette ville où l’Office dispose d’un patrimoine important) et l’intégration de l’Office municipal d’Asnières (1 375 logements + 2 foyers de 237 chambres). « Nous sommes à l’origine de deux des premières fusions-absorptions d’offices HLM en France, disposant ainsi d’un patrimoine de 31 000 logements. L’Office 92 s’est engagé avec le Plessis et Suresnes dans une expérience de ventes de logements sociaux aux locataires », a déclaré Jean-Paul DOVA en précisant que le montage technique et financier était terminé. Les premiers sites sont définis. Les candidats se sont fait connaître : « Cette année, 877 logements/Pavillons seront proposés à la vente l’ensemble de notre patrimoine. Nous attendons l’officialisation de l’Agence Foncière départementale qui doit nous permettre d’accroître nos possibilités de constructions nouvelles ». 2005 s’est caractérisé par une relance de la construction neuve avec de nombreux chantiers à Antony, Asnières, Bois-Colombes, Boulogne, Chaville, Clamart, Fontenay, Le Plessis, Levallois, Malakoff, Rueil, Sceaux, Sèvres et Villeneuve-la-Garenne. « En 2006, 700 logements sociaux devraient être proposés au financement de la DDE et nous avons projeté entre 2005 et 2008 de livrer 2000 logements sociaux » a-t-il annoncé en citant un nouvel établissement pour personnes âgées dépendantes (100 chambres) au Plessis, 4 établissements pour handicapés avec des appartements thérapeutiques à la Garenne, Châtenay, Fontenay et Antony, un nouveau foyer de 130 chambres destinées à de jeunes travailleurs dans la cité Jardin de Suresnes. Ensuite l’opération ANRU dans le quartier du Noyer Doré à (Antony) et le lancement du renouvellement urbain dans les quartiers Nord d’Asnières avec la démolition programmée de al barre dite des Gencia. Enfin, 500 logements ont été réhabilités en 2005 en sachant que l’Office a procédé depuis la fin des années 80 à la réhabilitation lourde de plus de 19 000 logements. Il a renforcé sa politique sociale afin de venir en aide à des locataires qui rencontrent des difficultés pour payer leurs foyers (550 protocoles Borloo ont déjà été mis en œuvre depuis 18 mois) « N’en déplaise à ceux qui prétendent avoir le monopole de la solidarité et de l’insertion sociale, nous pensons que la politique du logement menée dans les Hauts-de-Seine est faite pour mettre en mouvement l’ascenseur social grippé depuis quelques décennies », a constaté le président Jean-Paul DOVA.

Permanence UMP Nanterre - 19 ter, Rue Sadi Carnot - NANTERRE Hauts-de-Seine

mardi, 17 janvier 2006

Le maire-candidat peut conforter encore la majorité UMP au Conseil Général

Cantonale/Sèvres : FKM mobilise aussi Sarkozy


Rue Barbet de Jouy, au Conseiller régional, François Kosciusko-Morizet se trouve trop éloigné de sa chère ville de Sèvres et de son département. Son rêve est de se rapprocher des Hts-de-Seine. Pour ce faire, rien de plus simple: il suffit de se faire élire au Conseil général! Plus sérieusement, le maire UMP de Sèvres livre, à l'occasion des cantonales des 22 et 29 janvier, une bataille qui lui tient très à cœur Parce qu'il succèderait, s'il est élu, à Jean Caillonneau, son prédécesseur (UDF) à la tête de la ville. Ensuite: parce que le conseil Général lui offrirait, à lui l'ingénieur en infrastructures, une prise directe sur des dossiers qui le passionnent: les grands équipements départementaux, les pôles de compétitivité... Sans parler des projets sèvriens, sachant que la base nautique sur l'île Monsieur sera inaugurèe à l'ètè 2007. Ce serait donc mieux, selon FKM, si le maire était aussi le conseiller général, "poursuivre une certaine logique"

Cependant, Sèvres est une cité capricieuse: les écologistes sont influents, la gauche avec l'ancien maire Roger Fajnzylberg y détient ses réseaux, au travers des associations. De plus, l'UDF (sortante) est sur les rangs et n'entend pas, avec Bernard Fontaine, faire de la figuration et laisser sa place aussi discrètement. D'où les efforts de François Kosciusko- Morizet pour mobiliser les Sévriens derrière lui. Il aura pour cela un secours de poids, en la personne de Nicolas Sarkozy qui viendra le 17 janvier, à 19h 45 au SEL, soutenir le maire-candidat UMP.


Première Heure: Etes-vous candidat parce par "tradition" le maire de Sèvres est aussi le conseiller général

François Kosciusko-Morizet : Ce n'est pas la raison de ma candidature! Même si une logique existe dans ce sens, ma raison n'est pas de dire: "Je fais comme ont fait mes prédécesseurs". Je suis candidat parce que je pense que c'est une bonne chose pour Sévres et, j'espère aussi, pour le département. En tout cas plus modestement pour Sèvres avec des raisons de proximité. Je crois que je pourrais être efficace, dans l'intérêt des Sèvriens, au Conseil général. J'ai dit à mes vœux que j'aime ma ville et que je veux continuer à faire le maximum pour elle. Et les Hts-de-Seine sont un département attachant que je connais bien et pour lequel je pourrais être utile. Alors qu'au conseil régional on est beaucoup plus loin des choses, je cherche plutôt à revenir dans la proximité des citoyens

P.H. : Qu'attendrez-vous concrètement du Conseil général: des subventions? des coups de pouce sur des dossiers?

F.K.-M. : Pendant cette campagne, je constate que les Sèvriens, comme tous les Français, ont du mal à comprendre ce qu'est un canton. Au passage, Conseil départemental serait une terminologie plus claire. J'essaye donc de leur expliquer que le Conseil général est une institution qui a beaucoup de compétences dans des domaines qui sont majeurs pour eux: l'action sociale, l'emploi avec le RMI, les lois de décentralisation, l'équipement, les collèges, l'habitat... Le département es très présent dans la vie quotidienne

P.H. : Comment recevez-vous la candidature UDF de Bernard Fontaine?

F.K.-M. : (Hésitation) Bon, cette candidature aurait pu, ne pas être. Il aurait été préférable d'aller dès le.1er tour dans l'union. Un certain nombre de conseillers généraux UDF, d'aiIleurs le souhaitaient. Moi, je l'aurais souhaité mais je ne peux pas reprocher à l'UDF, grand parti national, d'avoir son candidat, C'est légitime d'une certaine façon. Et je pense bien que l'UDF me soutiendra au 2éme tour

P.H. : N'avez-vous pas, sciemment, semé la confusion en choisissant un co-directeur de campagne appartenant à l'UDF?

F.K.-M. : Je ne sème pas la confusion, c'est une réalité! Le bureau politique de l'UDF-92 a voulu un candidat. Comme ils n'en trouvaient pas parmi les militants locaux habituel, Ils sont allés chercher l'ancien secrétaire du PS ! Il se trouve que tous les maires-adjoints UDF me soutiennent avec toute la majorité municipale C'est un fait c'est tout! Si il y a confusion, elle ne vient pas de moi.

P.H. : Sachant qu'en 2001 les Verts avaient failli l'emporter face à Jean Caillonneau, qui serait votre adversaire le plus dangereux aujourd'hui ?

F.K.-M. : D'abord, je voudrais rappeler qu'en 2001 j'ai soutenu Jean Caillonneau à fond. Sa profession de foi du 2ème tour, on l'a écrite dans son bureau. Et.c'est moi qui distribuait ses tracts Donc, j'ai fait le maximum pour qu'il garde son siège. Et j'ai été parfaitement loyal vis-à-vis de l'UDF. Alors, j'espère, un jour, être payé de retour.

P.H.: Vous lui aviez reproché tout de même d'être à la fois maire et conseiller général...

F.K.-M. : Je ne lui ai jamais reproché ça ! C'est de la mauvaise littérature des candidats actuels, dont certains n'étaient même pas à Sévres à l'époque. Même aujourd'hui, certains n'habitent pas Sévres, à gauche notamment. J'ai aidé Jean Caillonneau, je l'ai soutenu et les responsables départementaux de l'UDF le savent parfaitement.

P.H. : Donc, qui, à gauche, est votre adversaire le plus dangereux?

F.K.-M. le n’ai pas à faire un palmarès des candidats les plus dangereux à gauche. Les électeurs le diront. Je constate qu'ils sont nombreux, très nombreux, et qu'ils disent tous vouloir faire de cette élection une espèce de primaire pour se départager aux prochaines municipales. C'est une méthode curieuse.

P.H. : La presse vous donne "favori". Ca vous flatte ou ça vous gratte?

F.K.-M. : Ca m'agace un peu ! Parce que je voudrais que les électeurs comprennent qu'il faut aller voter! On sait très bien qu'aux partielles, les gens ne se dérangent pas beaucoup. Dire "c'est sûr, il va être élu, ce n'est pas la peine", non ! Il faut que les gens aillent voter Quand on me dit "vous serez élu au 1er tour", je leur dis que ce n'est pas réaliste. Il faut leur expliquer les lois électorales C'est ce que je fais depuis le 10 décembre.


Kosciusko-Morizet : « Les pôles, l’île Seguin, la révision du Sdrif m’intéressent »

P.H. : Avec la particularité de l'électorat sèvrien, êtes-vous sûr de faire le plein des voix UDF au 2ème tour?

F.K.-M. : Attendez! Personne n'est propriétaire des voix de qui que ce soit, Ce qui compte, c'est le vote de chacun, La plupart des gens n'appartiennent à aucun parti, Je suis à la tête d’une municipalité où la majorité des conseillers n'appartient pas à un parti. Moi-même, j'ai adhéré pour la première fois à un mouvement en 2002, suite à l'élection présidentielle, Les gens voteront avant tout, pour un ou une candidatur(e) en fonction de sa personnalité, de ses engagements, de la façon dont il agit Je ne crois pas qu'on puisse étiqueter.une voix UDF, UMP, PC, PS ou je ne sais quoi !

P.H. : A Sèvres, l'électorat est très sensible à l'environnement, un thème plutôt de gauche? :

F.K.-M. : Mon adversaire Vert, Frédéric Puzin, m'a dit un jour. "Vous êtes au fond très écologiste ! .J’ai pris cela comme un compliment de sa part. L'environnement n'est pas un thème réserve à la, gauche C'est vrai que les Sèvriens très sensibles au cadre de vie Nous avons la chance d'en avoir un, de qualité. Je crois l'avoir considérablement amélioré depuis 10 ans, Je continuerai à le faire.

P.H. : Si vous êtes élu, quels dossiers voudriez-vous vous occuper au, Conseil général?

F.K.-M. : Il faut être réaliste : j’arriverai en cours de mandature:ou les programmes sont dessinés, où !es actions sont engagées et j'arriverai.auprès de mes collègues comme un modeste conseiller général. Cela dit il est clair qu'iI y a des dossiers importants sur la table: la révision du SDRIF, sur laquelle j'ai travaillé à la Région. On attend les propositions des départements et il y aura des aller-retour entre le Conseil régional et le Conseil général. Voilà un dossier important qui m'intéresse. Il y a aussi le dossier des pôles de compétitivité dont je me suis beaucoup occupé au titre de l'Île Seguin puisque je préside l'Association pour son développement. J'avais entamé des discussions avec le Génopôle et Méditech Santé bien avant le lancement des pôles de compétitivité En tant qu'ingénieur en infrastructures, j'ai des idées sur la question, Mais Je serai présent là où mes collèges me diront d'être, et là où ça intéressera le Val de Seine largement.

P.H. : Mais d'autres conseillers généraux planchent déjà sur ces dossiers

F.K.-M. : Bien sûr, il y a des dossiers qui intéressent beaucoup de monde et il y a ensuite une répartition des travaux en commissions. Je suis conscient qu'au Conseil général, l'action est collective et non pas une addition d'individualités où chacun fait comme il veut.

P.H. : Vous respecterez, par con- séquent, la discipline imposée par le président du groupe UMP, Jean-Jacques Guillet?

F.K.-M. : C'est normal. Si on veut travailler collectivement il faut un mode de travail ensemble qu'on soit élu de droite ou de gauche …

P.H. : Vous avez pourtant la réputation d'une certaine indépendance...

F.K.-M. : Je suis intellectuellement indépendant, je resterai indépendant... On ne me fera pas dire que quelque chose que je trouve mal est bien!


Propose recueillis par Jean-Pierre Dubois

mardi, 29 novembre 2005

Fracture urbaine : Sarkozy dope « Pacte 92 »

Depuis 1993, les Hauts-de-Seine ont consacré près de 200 millions à la rénovation urbaine. Le président Sarkozy a proposé en séance du Conseil Général des Hauts-de-Seine de doubler le montant des autorisations de programmes consacrées aux opérations de rénovation, soit 30 millions d’euros par an
            Comme promis le 15 octobre à son opposition PC-PS  du Conseil général, Nicolas Sarkozy débattra ce matin sur la politique de la ville des Hauts-de-Seine sur fond des récentes émeutes urbaines. Le président lira, pour amorcer les débats (15 minutes par groupe), une délibération précisant « les modalités de participation du département aux dossiers ANRU ». Dans ce rapport, sont exposés tous les principes qui orienteront la politique de la ville du 92 de la mandature Sarkozy. D’abord, le ministre d’Etat reprend à son compte Pacte 92 lancé par son prédécesseur en 1992. Ce matin devant les élus, M. Sarkozy dira tout le bien qu’il pense de ce « plan Pasqua » de rénovation urbaine et de développement social et de ses effets bénéfiques dans les quartiers prioritaires de Clichy, Gennevilliers, le Plessis, Villeneuve, Asnières, Colombes ou Antony .
Il rappellera que, depuis 93, « le département a consacré près de 200 millions d’euros aux opérations de rénovation urbaine ». « Peu de collectivités au niveau national ont porté à un tel niveau leur engagement en faveur de la fracture urbaine », soulignera-t-il comme en hommage à son mentor de Neuilly. « Pacte 92 » est une telle réussite que Nicolas Sarkozy souhaitera, à l’image de ce qui s’est réalisé à La Caravelle, « le systématiser à tous les territoires des Hauts-de-Seine qui sont en réelles difficultés de fonctionnement urbain, social et économique », en complément des actions de l’ANRU, donc l’Etat et ses crédits, dans les 9 ZUS retenues comme priorités nationales par l’agence.
Pacte 92 « plus » : un syndicat mixte gouvernera chaque projet
La prévention spécialisée vers les jeunes de 14 à 16 ans déscolarisés sera renforcée
            Le Conseil général entend, de son côté, toujours au travers de Pacte 92, « renforcer sa position de partenaire privilégié des villes » et, surtout, en doublant le montant des autorisations de programmes consacrées aux opérations de rénovation, soit 30 millions d’euros par an. Un tel soutien de la collectivité aux missions de l’ANRU ne se fera pas contrepartie. Le département veut exercer un droit de regard sur toutes les opérations au cas où l’Etat se désengagerait au dernier moment…
Pour ce faire, M. Sarkozy plaidera aujourd’hui pour la création d’un Syndicat mixte qui « gouvernera » chaque projet et veillera au calendrier comme au respect des engagements financiers. Enfin, comme l’a précisé le ministre il y a quinze jours, rénover les murs c’est bien, s’occuper des habitants c’est mieux. Le budget 2006 sera marqué du sceau de la politique de la ville, de la sécurité et de la prévention. « Je souhaite que notre participation aux actions favorisant l’intégration, la citoyenneté, la socialisation dans les quartiers sensibles soit accrue, notamment vers les femmes et les jeunes de 6 à 14 ans », dira-t-il dans l’hémicycle. Côté sécurité, le 92 voudra s’impliquer plus fortement au sein des CLS. La prévention spécialisée, surtout en faveur des jeunes de 14 à 16 ans déscolarisés, sera renforcée par des conventions d’objectifs signées entre le conseil général, les communes et les clubs de prévention. Ces propositions satisferont-elles les élus d’opposition ? Les 20% de logements sociaux non atteints dans certaines communes, avec l’exemple de Neuilly, seront, certainement, une nouvelle fois brandis dans l’hémicycle par la gauche comme un étendard de révolte contre les injustices de la droite.

Première Heure 25-11-2005

David-xavier Weiss Weiss jeune populaires des Hauts de

mardi, 15 novembre 2005

92 : Un locataire sur trois prêt à acheter son logement HLM

 

Suresnes, Le Plessis Robinson, etc.
Souhaitez-vous acheter votre appartement ? L’Office HLM des Hauts-de-Seine a posé la question à plus de 500 locataires de Suresnes et du Plessis-Robinson. Des locataires qui devaient envoyer leur réponse au plus tard aujourd’hui.
Verdict : un bilan en demi-teinte. Un peu plus d’un locataire sur trois a déjà répondu par l’affirmative à Suresnes. Mais la proportion est bien moins élevée au Plessis-Robinson, où se concentrent pourtant la majeure partie des logements à vendre. Décision a donc été prise de reporter le délai de réponse sur cette ville.
Les habitants concernés auront jusqu’à la fin du mois pour réfléchir. « Ils ont des questions à poser, ils attendent des précisions « , explique-t-on au conseil général, qui a programmé une réunion d’information à l’attention de ces hésitants.

« Il y en a que ça doit angoisser »

Pour Philippe Pémezec, maire UMP du Plessis-Robinson, cette hésitation est normale. « C’est un processus assez long, une expérimentation. Les gens viennent juste de recevoir les courriers (NDLR : début octobre). Passer du statut de locataire à celui de propriétaire, il y en a que ça doit angoisser. Mais je suis confiant », assure l’élu. Les questions que se posent les acheteurs potentiels concernent leur bout de jardin ou leur parking. Sont-ils compris dans le prix proposé ? Ou encore les aides et les prêts dont ils peuvent bénéficier. « La réunion d’information permettra de répondre à toutes ces questions et ça permettra aux gens de se décider », estime Philippe Pémezec, qui assure : « C’est une très bonne affaire vus les prix qu’on leur propose. »
A Suresnes, le dispositif a mieux fonctionné. Sur les 235 foyers sollicités au sein de la cité-jardin, 175 ont répondu, et 90 ont décidé de s’engager à acheter. Il est vrai que les locataires ont eu plus de temps (depuis cet été) pour se décider. Seul regret : les foyers les plus âgés n’ont pas donné suite.

4 000 appartements sur cinq ans

« Passé un certain âge, beaucoup de gens pensent qu’ils sont trop vieux pour s’endetter, analyse le maire (UMP), Christian Dupuy. Il y a pourtant un dispositif qui permet aux enfants d’acheter, et aux parents d’occuper l’appartement en viager. Et puis il y a aussi des aides. Il faudra que l’on communique mieux là-dessus. »
Une nécessité d’information d’autant plus importante que ces premiers 500 logements proposés à la vente au Plessis et à Suresnes préfigurent un plan plus vaste lancé par Nicolas Sarkozy dans le département. Il doit concerner 4 000 appartements sur les cinq prochaines années.
Pour les premiers aspirants propriétaires, la vente n’est pas pour autant conclue : ces derniers vont maintenant recevoir la visite du service des Domaines, chargé d’établir la valeur exacte des appartements. Car les locataires ne disposent aujourd’hui que d’une estimation, inférieure de 20% au prix du marché. Un chiffre qui peut encore varier de plus ou moins 15%, en fonction de la situation géographique de l’appartement, de son environnement, de ses atouts (balcon, garage…).


LES TEMOINS DU JOUR

« C’est notre seule chance d’être propriétaires ici »

DANIEL ET SYLVIE, du Plessis Robinson
Quand ils ont reçu l’estimation de la valeur du quatre-pièces qu’ils occupent avec leur fils square Grünenbaum, au Plessis, Daniel et Sylvie ont sauté sur leur machine à calculer : « 196 800 € pour
82 m2, c’est une aubaine, estime Daniel. Dans le privé, on aurait pu acheter à peine un deux-pièces. » Voilà quelques années, le couple avait prospecté pour acheter… avant de renoncer. « Les prix étaient déjà très conséquents, même dans l’ancien. Alors je m’étais dit que je resterais locataire… à moins de gagner au loto », plaisante Sylvie qui n’envisageait absolument pas de s’éloigner du Plessis pour pouvoir devenir propriétaire : « J’habite ici depuis quarante-cinq ans, j’ai ma famille à côté, et je suis attachée à ma ville. » « C’est vrai qu’on est bien installés : notre appartement est au sixième étage, on a une vue super, et puis le centre-ville est juste à côté. On fait tout à pied, c’est l’idéal », renchérit Daniel. Seule petite appréhension du couple : que le prix définitif de leur appartement dépasse la première estimation. « On verra si les banques suivront. En tout cas, on ira jusqu’au bout parce que c’est notre seule chance de devenir propriétaires ici. »

GAETÂNE BOSSAERT
Le parisien - 15-11-2005

jeudi, 20 octobre 2005

HAUTS DE SEINE : 10 000 EMPLOIS A SAISIR !

20 % des offres ANPE en panne dans l’hôtellerie, le bâtiment, la distribution, les transports

 

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            Même si le chômage opère une décrue de 3,9 % depuis l’été 2004, le 92 compte encore 39 000 bénéficiaires de minima sociaux –

 

               Frémissement de l’économie ou effet de mesures structurelles ? Le chômage baisse dans les Hauts-de-Seine. Fin Août, le nombre de demandeurs d’emploi a régressé de 3,9 % par rapport à 2004. Une tendance observée mois après mois sur cette période. Les chiffres de septembre ne seront connus que début novembre, mais la confiance des services de l’Etat dans le département laisse croire que la baisse du chômage pourrait être durable. Cependant, 9,2 % de la population active est encore sur le bord du marché de l’emploi. Mais, signe positif, trois catégories de demandeurs d’emploi connaissent des baisses significatives : les jeunes (- 4,1 %), les cadres qui représentent 24 % des demandeurs d’emplois (- 10 %) et les demandeurs de 50 ans et plus (- 4 %). Le préfet Michel DELPUECH a, mercredi mobilisé les acteurs locaux (ANPE, Direction du Travail, Urssaf) pour commenter ces chiffres et annoncer  le lancement des nouveaux dispositifs Villepin-Borloo. Car, « Si ces chiffres traduisent un certain dynamisme de l’activité économique comme en témoigne la progression du nombre de création d’emplois enregistrés par l’ANPE (+ 15,7 % en un an), le nombre de demandeurs de longue et très longue durée demeure à un niveau beaucoup trop élevé », s’est inquiété le préfet.
            Cette catégorie a augmenté de 1,5 % d’août 2004 à août 2005. Pourtant le département ne manque pas d’emplois. Ils sont plus nombreux que la population active. Et Christine NAVATTONI, directrice de l’ANPE 92 Centre, 10 000 offres d’emploi sont en permanence non pourvue dans les antennes (20 % du total des offres proposées). Les difficultés de recrutement pour les entreprises s’observent dans les secteurs du bâtiment, de l’hôtellerie-restauration et du commerce qui imposent beaucoup de flexibilité, des périodes de travail trop courtes et exigent peu de qualification. Un situation qui fait dire au préfet DELPUECH : « La France connaîtra une crise du recrutement. Beaucoup de secteurs auront du mal à pourvoir les postes libérés par les baby-boomer à la retraite. Le défi sera d’amener des gens vers des métiers qu’ils ne connaissent pas comme les services à la personnes ». Mme NAVATTONI ajoute : « Dans le bâtiment, les chambres professionnelles ont fait des efforts pour améliorer le niveau des rémunérations et les conditions de travail. Plus de jeunes sont embauchés ». Au regard de toutes ces indications, le préfet DELPUECH se fixe comme objectif de « mobiliser la demande » à l’aide des nouveaux outils gouvernementaux qui s’adressent aux demandeurs des plus éloignés de l’emploi.

 

                

 

2 355 CNE ONT ETE CONCLUS DANS
LE 92 DEPUIS LE 1er AOUT

 

            Les acteurs de l’Etat misent aussi sur le vivier des 80 000 TPE du département (moins de 20 salariés) pour lutter contre le chômage. Là intervient le controversé Contrat Nouvel Embauche (CNE). Depuis le 1er Août, 2 355 CNE ont été conclus dans le 92. L’autre ressort pour activer l’emploi dans le TPE est le fameux « chèque emploi » qui rassemble en un formulaire la déclaration d’embauche, le contrat de travail, et le bulletin de salaires. Le préfet DELPUECH, avec la direction de l’URSSAF qui pilote ce dispositif, et la CCI tient plusieurs réunions pour faire connaître ce chèque aux commerçants, artisans. La prochaine réunion d’information se tiendra lundi à Antony. Quant aux Maisons de l’emploi déjà lancées, le préfet espère couvrir tout le département avec 8 MDE à la fin 2006. Seules les villes de Châtillon et Montrouge ont refusé, à ce jour, d’entrer dans le périmètre des Maisons de l’emploi.

 

Sarkozy ouvre le 1er Salon de l’emploi
Le 20 Octobre à Levallois

 

            Le premier « Salon pour l’Emploi des Hauts-de-Seine et de l’Ouest francilien » se tiendra les 20 et 21 octobre à l’Espace Marcel Cerdan à Levallois-Perret. Il sera inauguré jeudi 20 octobre à 16 h 30 par Nicolas SARKOZY. Le Conseil Général a souhaité être présent au « Salon pour l’emploi des Hts-de-Seine et de l’Ouest francilien » pour présenter aux visiteurs l’ensemble de ses dispositifs en matière d’emploi et de création d’entreprises avec un espace de 30m2 divisé en quatre grandes thématiques : ressources humaines, emploi / formation, métiers de l’aide à la personne et création d’activité avec des emplois proposés à la clé. Une conférence sur le thème « Retour à l’emploi : le Conseil Général vous accompagne » sera donnée en présence de professionnels de l’emploi du Département et des témoignages vécus. Organisé par l’Association Mairie Emploi (AME), ce nouveau rendez-vous économique attend
 la visite de 15 000 personnes. Il réunit les efforts des services de 24 communes et la participation de 60 entreprises des Hauts-de-Seine.

 

 

30 élèves pour la 1ère promotion de cette école financée 100 % par la ville

 

Suresnes ouvre une école communale d’auxiliaires de puériculture pour ses crèches.

 

            Devant le manque de crèches et surtout le manque de personnel qualifié pour leur fonctionnement en région parisienne, Suresnes prend les devants. La ville sera la première en France à créer sa propre école d’auxiliaires de puériculture. En contrepartie de trois années de travail dans les structures municipales, Suresnes finance la totalité des frais d’enseignement des élèves. Le but est de former sur place d’avantage de professionnels pour accueillir à terme un maximum d’enfants suresnois dans les crèches. L’inauguration de l’école aura  lieu aussi mardi prochain par Christian DUPUY, maire de Suresnes, rue des Carrières conjointement à l’inauguration de 2 nouvelles crèches qui offriront une centaine de places. Cette initiative permettra, en septembre 2006, de faire sortir une première promotion de trente auxiliaires de puériculture qualifiées et diplômées, prêtes à exercer dans les crèches de Suresnes. La municipalité met à disposition des locaux neufs, du mobilier, le matériel spécifique et assume l’ensemble des frais logistiques.
            Les locaux sont d’ailleurs situés dans le même bâtiment que les deux nouvelles crèches ; de quoi être tous les jours « sur le terrain » pour les élèves, au contact avec les enfants, dans des situations pratiques très réelles. La formation dure deux années.La première est dédiée à la préparation au concours d’entrée (dont les épreuves sont organisées par la DDASS). La deuxième est consacrée à la formation pratique. La ville finance l’intégralité de l’enseignement des candidats. Les étudiantes diplômées s’engagent, quant à elles, à travailler durant trois ans dans les crèches de la ville de Suresnes. Les 30 élèves de la première promotion, reçu en Juin 2005, vont pouvoir faire leur rentrée dès lundi prochain. Cette école s’intègre aussi dans une action intercommunale avec d’autres villes des Hauts de Seine (St Cloud, Garches, Neuilly, Puteaux…) puisqu’une vingtaine d’élèves de cette première promotion viennent de ces communes.

lundi, 10 octobre 2005

LOGEMENT SOCIAL : SARKOZY CONTRE ATTAQUE


              Malgré une courte nuit de sommeil, Nicolas SARKOZY, de retour de son voyage en Libye, semblait hier matin avoir mangé du lion devant les conseillers généraux de son département. Fini le mal de tête. Après l’absence remarquée du ministre de l’Intérieur mercredi au Conseil des Ministres pour cause de migraine, le patron des Hauts-de-Seine a retrouvé toute sa tête…et toute sa vigueur. Défendant âprement son programme de logements sociaux dans le département à l’occasion d’une séance presque essentiellement consacrée à ce thème, il s’en est pris avec virulence au maire socialiste de Paris, Bertrand DELANOE, dont il a stigmatisé le « manque d’ambition » en la matière.
            « Il parle mais il ne fait rien », a d’emblée attaqué Nicolas SARKOZY devant les élus PS sans voix. Le président du Conseil Général affirme avoir construit en 2004 dans les Hauts-de-Seine « le double de logements qu’à Paris ».
6 600 Nouveaux appartements chaque année
            Furieux des « attaques » dont il fait l’objet « depuis plusieurs semaines » par Bertrand DELANOE sur le thème du logement social et de la lutte contre l’habitat insalubre, le ministre de l’Intérieur a bien choisi son moment pour contre-attaquer. Récemment mis en minorité par ses alliés verts, l’élu parisien se trouve déjà fortement fragilisé sur ce dossier.
            « Le maire de Paris se pose en donneur de leçons et est en situation d’en recevoir beaucoup », estime Nicolas SARKOZY. Chiffres à l’appui, le président du Conseil Général souligne ainsi que « le département compte plus de 25 % de logements sociaux », soit « 10 % de plus qu’à Paris ». Nicolas SARKOZY a par ailleurs rappelé l’objectif qu’il s’est fixé de construire chaque année 6 600 logements nouveaux dont la moitié d’habitat social. Et de souligner que l’équivalent des 4000 logements sociaux proposés en accession à la propriété dans le département seront reconstruits. « L’objectif de Paris se limite à réserver un quart des constructions nouvelles au logement social, quand les Hauts-de-Seine en réservent la moitié. »
            « Plus il est en défaut sur un sujet, plus il en parle, remarque le conseiller général PS Pascal BUCHET. Il est simplement jaloux de la réussite de Paris. » « Cela fait un mois que DELANOE nous tape dessus, on ne pouvait plus rester sans réagir », rétorque une proche de Nicolas SARZOZY.
            Le conseiller général communiste Jacques BOURGOUIN estime, que de son côté, que les 3 300 logements sociaux construits chaque année resteront insuffisants. « En réalité, si l’on ajoute les reconstructions des rénovations urbaines, les logements nécessaires à la résorption de l’habitat insalubre et la compensation de la vente des 4 000 logements sociaux, c’est plus de 5 000 logements sociaux par an au minimum qui seraient nécessaires pour notre département. » Et l’élu de pointer au passage « les seize communes, toutes dirigées par la droite, dont le nombre de logements sociaux est inférieur aux 20 % que préconise la loi ».

  EN FINIR AVEC LE « RACISME ANTI-NEUILLY »
            Hier, Nicolas SARKOZY a décidé de défendre bec et ongles la politique de son ancienne commune, régulièrement attaquée pour ses mauvaises notes dans le domaine du logement social. Le président du Conseil Général a souhaité que cesse « le racisme anti-Neuilly », soulignant lors de la séance « l’effort considérable » de la commune.
Située en queue de peloton pour le nombre de logements à loyers modérés, la ville « n’a cessé de construire ces sept dernières années : 391 logements en 2001, 757 en 2004 et 1 031 prévus pour 2007 ! », a martelé le président du Conseil Général.
            « Neuilly a ainsi quasiment triplé le nombre de ses logements sociaux. Et elle n’a jamais été condamnée à payer le prélèvement fiscal car l’effort déployé en sept ans devait l’exonérer de tout prélèvement ». Neuilly, la bourgeoise, passe ainsi de 1 % à 3 % de logements HLM. Loin des 20 % que préconise la loi, comme le souligne la gauche.
« Le juge de paix entre nous, c’est l’électeur, répond à ses détracteurs Nicolas SARKOZY. La qualité de vie dans le département, les habitants ont choisi de nous la confier. Notre intention n’est pas de suivre le PC qui, dans sa gestion, n’a jamais fait de mixité sociale, mais a encouragé une politique systématique de paupérisation que le conseil général doit aujourd’hui réparer. »

  Marisa FAION et Frédéric MOUCHON (Le Parisien Hauts de Seine du Samedi 08 Octobre 2005).

mardi, 27 septembre 2005

« JE VOUS AIDERAI A SECURISER LES LIEUX DU CULTE »


NICOLAS SARKOZY, hier devant les représentants de la communauté juive

Nicolas SARKOZY, ministre de l’Intérieur et président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, a tenu à présenter hier soir, comme l’an dernier, ses vœux à l’ensemble des responsables de la communauté juive des Hauts-de-Seine mais également à la communauté juive de France, à l’occasion du Nouvel An juif. Durant cette réception, le président du Conseil général a notamment fait état de l’avancement des projets qui ont été lancés il y a quelques mois sur le département. Parmi ces derniers, l’installation d’un système de vidéosurveillance devant les lieux de culte, sujet qui reste, hélas, on ne peut plus d’actualité.
« Vous le savez, j’accorde une importance toute particulière à ce que nos concitoyens de confession juive, comme de toute autre religion, puissent vivre leur religion dans la liberté et dans la paix… », a expliqué Nicolas SARKOZY dans son allocution. « Vous avez le droit de vivre votre religion sans crainte. L’un de mes premiers rendez-vous avec vous fut à la suite de l’agression du fils du rabbin BEHLASSEN ; Ces actes sont inadmissibles. Je me suis engagé à vous aider pour sécuriser les lieux du culte. L’audit réalisé par le préfet vient de s’achever. Dès que nous aurons l’état de vos besoins, nous complèterons les financements que l’Etat vous accorde. Le budget est prévu. Je veux permettre à tout un chacun d’aller dans un lieu de culte en toute sécurité. »

UN MEMORIAL DE LA SHOAH AU PARC DE SCEAUX

Autre projet : l’aide de la réalisation d’une œuvre d’art en mémoire de la Shoah. Un jury doit se réunir prochainement pour choisir entre les vingt-huit projets existants, a indiqué le patron du département, précisant que ce mémorial devrait s’ériger dans le parc de Sceaux.

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